Syrie

1 %

Proportion de son « califat » autoproclamé que le groupe État islamique (EI) contrôle encore en Syrie, selon la coalition internationale qui lui fait la lutte. Après une montée en puissance fulgurante en 2014, et la proclamation d’un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak, l’EI a vu son territoire se réduire comme peau de chagrin face à de multiples offensives dans ces deux pays. — Agence France-Presse

Haïti

Manifestations sur fond d'inflation et de corruption

Au moins deux personnes sont mortes hier au cours de manifestations ayant rassemblé en Haïti plusieurs milliers de personnes, qui protestaient contre l’inflation galopante et exigeaient le départ du président Jovenel Moïse après la publication d’un rapport sans appel sur la mauvaise gestion des dépenses publiques. « Cela fait deux ans que Jovenel nous promet de remplir nos assiettes, moi je ne mange pas des mensonges », s’est énervé un manifestant, Josué Louis-Jeune, à Port-au-Prince. « Ce président n’est qu’un bluffeur, il doit partir », a-t-il ajouté. Deux personnes ont été tuées au cours de cette journée de manifestation nationale, selon le bilan partiel dressé par le gouvernement hier soir. Lors d’une conférence de presse, Gary Desrosiers, porte-parole de la police nationale d’Haïti a également précisé que 14 policiers avaient été blessés, principalement par des jets de pierres. Dans la capitale, plusieurs véhicules ont été brûlés par des manifestants qui ont aussi tenté, en vain, d’incendier une station d’essence. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Rencontres « musclées » à Bruxelles sur le Brexit

Bruxelles et Londres, toujours bloqués sur la question du filet de sécurité irlandais pour le Brexit, ont convenu hier d’avoir de nouvelles « discussions » pour sortir de l’impasse à l’issue de conversations « musclées mais constructives » entre Theresa May, première ministre du Royaume-Uni, et les dirigeants de l’Union européenne (UE). La première poignée de main de la journée, avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, avait été polie, sans un mot. À l’issue d’une série de réunions avec les hauts responsables de l’UE, Theresa May a assuré qu’elle ferait en sorte que le Brexit intervienne « dans les temps ». Le départ du Royaume-Uni est programmé dans 50 jours, le 29 mars. « Ça ne va pas être facile, mais c’est essentiel, le président Juncker et moi-même avons convenu que des discussions allaient commencer pour trouver une façon d’y parvenir », a déclaré Mme May après son dernier rendez-vous de la journée, avec le président du Conseil européen Donald Tusk. Ce dernier a sèchement résumé la rencontre sur Twitter : « Toujours pas de percée en vue. Les discussions se poursuivent. »

— Agence France-Presse

Sierra Leone

L’« urgence nationale » décrétée contre les viols

Le président sierra-léonais Julius Maada Bio a décrété, hier, l’« urgence nationale » contre les viols et les agressions sexuelles, après une forte augmentation des cas dont ont été victimes des femmes et des enfants parfois très jeunes. Selon des statistiques de la police, le nombre de cas de violences sexuelles a doublé en un an dans ce pays ouest-africain de 7,5 millions d’habitants, passant de 4750 en 2017 à plus de 8500 l’an dernier. « Je déclare le viol et la violence sexuelle urgences nationales », a solennellement affirmé depuis le palais présidentiel M. Bio, confirmant une promesse faite en décembre et retenant visiblement ses larmes après avoir écouté le témoignage d’une survivante de l’épidémie de fièvre Ebola ayant subi plusieurs viols. « Avec effet immédiat, les pénétrations sexuelles sur mineurs [le terme juridique en vigueur] sont punissables de la prison à vie », a déclaré le chef de l’État, alors que le code pénal actuel prévoit des peines de 5 à 15 années de réclusion. L’âge de la majorité est fixé à 18 ans dans le pays. — Agence France-Presse

Suisse

Les internautes invités à pirater le vote électronique

La Suisse a lancé hier aux hackers le défi de réussir à pirater sa nouvelle génération du système de vote électronique, avec à la clé une récompense totalisant 150 000 francs suisses (200 000 $). La Chancellerie fédérale indique qu’un faux scrutin sera organisé du 25 février au 24 mars et invite les génies de l’informatique désireux d’exercer leurs talents à s’inscrire sur un site internet. Ils pourront « tenter de manipuler des suffrages, de lire des suffrages exprimés, de violer le secret du vote et de mettre hors service ou de contourner les dispositifs de sécurité qui protègent aussi bien les suffrages que les données inhérentes à la sécurité », a-t-elle précisé dans un communiqué. Le montant de la récompense dépendra de la capacité d’intrusion de chaque pirate informatique. Le gros lot, de 50 000 francs suisses (66 500 $), reviendra à celui qui parviendra à manipuler des suffrages de façon indétectable. Violer le secret du vote sera récompensé par 10 000 francs suisses, tandis que celui qui détruira l’urne électronique remportera 5000 francs suisses. Les autorités suisses entendent par cet appel s’assurer de la sécurité du système de vote électronique. — Agence France-Presse

Ouganda

Les courbes des femmes comme « attraction touristique »

Des Ougandais militant pour les droits des femmes ont demandé hier à leur gouvernement de renoncer à une campagne utilisant des images de femmes aux formes généreuses pour attirer les touristes, qui a été accueillie par de vives critiques.

Le ministre du Tourisme, Godfrey Kiwanda, a lancé cette campagne mercredi lors d’une conférence de presse, en compagnie de quelques femmes aux courbes plantureuses.

« L’Ouganda est doté de belles femmes. Leur beauté est unique et diverse. C’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser la beauté unique, les courbes […] pour transformer cette beauté en produit marketing, au côté de ce que nous avons déjà dans ce pays, que ce soit la nature, la langue ou la cuisine, pour en faire une attraction touristique », a expliqué M. Kiwanda hier à l’AFP.

La tenue d’un concours de beauté, pour désigner Miss Pulpeuse Ouganda, est prévue en juin dans le cadre de cette campagne.

« La gagnante du concours Miss Pulpeuse prendra part à notre campagne touristique, qui fera de la beauté un élément comme un autre du tourisme », a ajouté le ministre.

Démission réclamée

Ces déclarations ont déclenché la fureur de nombreuses Ougandaises, qui ont réclamé la démission du ministre.

« C’est de la perversion. Considérer que les femmes peuvent être utilisées comme des objets sexuels à notre époque est une absurdité, que nous condamnons », a déclaré à l’AFP Rita Aciro, directrice générale du Réseau des femmes ougandaises.

Une entrepreneuse et militante, Primrose Nyonyozi Murungi, a lancé une pétition en ligne visant à obtenir l’arrêt de la campagne, qu’elle juge « totalement inacceptable et dévalorisante » pour les Ougandaises.

« Des femmes en Ouganda ont été attaquées dans les rues. Ce qui se passe maintenant, c’est que le gouvernement confirme le stéréotype selon lequel les femmes sont des objets sexuels et peuvent être touchées sans que cela pose problème et plus encore transformées en produit touristique », a-t-elle expliqué à l’AFP.

M. Kiwanda a tenté de répondre aux critiques. « Nous sommes un pays de diversité et nous avons un message à faire passer sur les différentes formes de nos femmes, dont nous pensons qu’elles sont une attraction touristique », a-t-il dit.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.