Autoroute Bonaventure

Un article sur les entraves à la circulation publié hier dans La Presse+ indiquait qu’il y aurait seulement deux voies de circulation ouvertes sur l’autoroute Bonaventure (A10) vers Montréal pendant le week-end du Grand Prix de Formule 1. La Ville de Montréal tient à préciser qu’il y aura trois voies de circulation disponibles sur cette autoroute à l’entrée du centre-ville.

Chemin Roxham

Andrew Scheer veut réduire le flot de migrants par la diplomatie

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer mise sur un effort diplomatique auprès des États-Unis pour réduire le flot de migrants irréguliers qui entrent au Canada en contournant les postes frontaliers. De passage à Saint-Bernard-de-Lacolle, hier, avec son porte-parole en matière de sécurité publique, Pierre Paul-Hus, M. Scheer a accusé le gouvernement de Justin Trudeau de ne rien faire pour régler le problème. « Toutes les solutions que le gouvernement a proposées à date [visent] à gérer la crise, mais pas à régler la situation », a déploré M. Scheer. Selon lui, la solution passe par une renégociation avec les États-Unis de l’Accord sur les tiers pays sûrs. En vertu de cette entente, les demandeurs d’asile qui se présentent à un poste frontalier sont renvoyés aux États-Unis puisque leur vie n’est pas menacée dans ce pays. Par contre, s’ils traversent la frontière ailleurs qu’à un poste frontalier, comme c’est le cas au désormais célèbre chemin Roxham en Montérégie, le Canada est alors contraint de remplir ses obligations internationales, soit d’accueillir les demandeurs et d’évaluer lui-même la validité de la demande d’asile. — La Presse canadienne

Émeutes de 2008

Montréal débouté par la Cour suprême

La Ville de Montréal a encaissé hier une défaite en prolongation face aux émeutiers d’avril 2008 qu’elle avait traînés devant le plus haut tribunal du pays. La Cour suprême a rejeté la demande de la métropole qui cherchait à rendre collectivement responsables une vingtaine de personnes condamnées à la dédommager pour la destruction de 15 voitures de police. À l’époque, le Canadien avait atteint les séries éliminatoires et avait même éliminé en première ronde les Bruins de Boston, rivaux de longue date. Cette victoire avait échauffé les esprits à tel point qu’un rassemblement au centre-ville avait tourné à l’émeute. Quinze voitures du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient été lourdement saccagées, dont neuf avaient été déclarées pertes totales. L’enquête policière a permis d’arrêter de nombreux participants à l’émeute. La Ville a intenté une action civile contre une vingtaine d’entre eux afin de recouvrer les sommes payées pour la réparation des voitures de police. Les émeutiers avaient été condamnés à payer un total de 183 927 $. La Ville avait toutefois voulu aller plus loin en faisant déclarer ceux-ci collectivement responsables. — Pierre-André Normandin, La Presse

Meurtre de Raymond Ellis

Le statut des accusés au Canada n’est pas un « facteur aggravant », tranche la Cour d’appel

Le statut d’immigrant et de réfugié de deux des tueurs du jeune Raymond Ellis n’aurait pas dû être considéré par le juge du procès dans l’imposition de la peine, a tranché hier la Cour d’appel du Québec. Le plus haut tribunal de la province a ainsi réduit de trois ans les peines d’une rare sévérité imposées à Evens Belleville et John Tshiamala en 2014, soit respectivement de 15 et de14 ans de pénitencier. Raymond Ellis s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment le 23 octobre 2005. Pris par erreur pour le meurtrier d’un membre du gang des Crips, le jeune homme sans histoire s’est fait sauvagement lyncher par une vingtaine d’hommes à coups de couteau, de pieds et de tabouret dans un bar de Montréal. — Louis-Samuel Perron, La Presse

Agressions dans le sport

Deux victimes de Charest pressent Ottawa d’agir

Deux victimes de l’ancien instructeur de ski Bertrand Charest ont joint leurs voix à celle de l’ex-hockeyeur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Sheldon Kennedy, hier, afin de réclamer une intervention immédiate de la part du gouvernement fédéral pour lutter contre les agressions dans le milieu du sport. En conférence de presse au Sheldon Kennedy Child Advocacy Centre à Calgary, Geneviève Simard, qui était accompagnée d’Amélie-Frédérique Gagnon, a déclaré que leur histoire était terrible et que des rêves ne s’étaient jamais réalisés en raison du « prédateur » qu’est Bertrand Charest. Sheldon Kennedy, qui a commencé à militer pour les droits des enfants après avoir révélé qu’il avait été agressé par l’ex-entraîneur de hockey junior Graham James, a pour sa part affirmé que les victimes se sentaient souvent isolées et ne savaient pas vers qui se tourner. — La Presse canadienne

Explosion dans une boîte aux lettres

Le colis de Senneville aurait pu faire plus de dommages

Le colis qui a explosé dans une boîte aux lettres du chemin Senneville mercredi soir, blessant légèrement une femme de 68 ans, aurait pu tuer cette dernière.

En entrevue avec La Presse, l’un des responsables de l’enquête a expliqué que ce n’est pas la totalité des substances contenues dans le colis, qui était presque de la grosseur de la boîte aux lettres, qui a explosé et que si cela avait été le cas, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves.

« La bombe était très dangereuse. Si tout s’était déroulé comme on pourrait le craindre, l’engin était assez puissant pour la tuer », affirme le lieutenant-détective Christian St-Pierre, de la section des Incendies criminels de la Division des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Rappelons que vers 19 h mercredi, la sexagénaire s’est rendue à la boîte aux lettres de sa demeure, au bout de son entrée, en bordure du chemin Senneville, près de l’avenue Angus. Lorsqu’elle a ouvert la boîte et touché au colis, ce dernier a explosé. Un jeune homme qui se trouvait à proximité a immédiatement secouru la femme qui a subi des blessures superficielles à un bras et qui a refusé d’être transportée en ambulance.

Les policiers ont été appelés sur les lieux. Ils ont érigé un périmètre, fermé le chemin Senneville, et le robot des artificiers du SPVM a fait exploser les restes du colis.

Le mystère persiste

M. St-Pierre n’a pas voulu dire quelles substances étaient contenues dans le colis, ni la façon dont il a détoné. Cependant, il ne croit pas que l’engin ait été actionné à distance. Les restes du colis ont été envoyés dans un laboratoire pour analyse.

En attendant, les enquêteurs poursuivent leur investigation et nagent toujours en plein mystère. Les résidences du secteur, y compris celle où le drame est survenu, valent très cher. La police n’exclut pas que la victime qui a essuyé la déflagration n’était pas la personne ciblée par le ou les auteurs de l’attentat.

« Pour le moment, l’enquête semble démontrer que ce n’était pas elle qui était visée, mais il est encore tôt et on ne peut rien exclure », affirme le lieutenant-détective St-Pierre.

Il y a régulièrement des appels pour des colis suspects à Montréal, mais il est rare que les policiers tombent sur des engins fonctionnels et potentiellement meurtriers.

Toute personne qui aurait des informations sur cette affaire peut communiquer avec Info-Crime Montréal, de façon anonyme, au 514 393-1133, ou directement avec les enquêteurs au 514 280-3090.

— Daniel Renaud, La Presse

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