Égypte

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Pays arabe le plus peuplé, l’Égypte a vu sa population franchir mardi le cap des 100 millions d’habitants, son taux de natalité ayant explosé depuis 30 ans.

— Agence France-Presse

Crimes au Darfour

Khartoum dit vouloir remettre l’ex-président Béchir à la CPI

Le président déchu du Soudan Omar el-Béchir, poursuivi depuis plus d’une décennie par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l’humanité dans le cadre du conflit au Darfour, sera remis à la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé mardi un haut responsable soudanais. Incarcéré à Khartoum depuis sa destitution par l’armée en avril, M. Béchir, 76 ans, est recherché depuis 2009 par la CPI, basée à La Haye, pour « génocide », « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » au Darfour, durant un conflit meurtrier ayant éclaté en 2003 avec des insurgés issus de minorités ethniques s’estimant marginalisées. Trois anciens proches d’Omar al-Béchir sont poursuivis par la CPI : Ahmed Haroun, ancien secrétaire d’État à l’Intérieur, Abdelrahim Mohammad Hussein, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, et Ali Kosheib, chef des milices Janjawid. M. Béchir, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1989 et chassé par la rue l’an dernier, récuse l’ensemble des chefs d’accusation. — Agence France-Presse

Amazonie

Le pape n’accordera pas d’exception au célibat des prêtres

Le pape François n’accordera pas mercredi une exception au célibat des prêtres pour les régions reculées d’Amazonie, affirment des évêques américains reçus lundi par le souverain pontife au Vatican. Après un « synode » régional en octobre, des évêques d’Amazonie avaient demandé au pape d’ouvrir la prêtrise aux hommes mariés et d’envisager que des femmes soient diacres – deux sujets tabous pour une grande partie de l’Église catholique romaine. Selon des évêques américains interrogés par l’agence de presse américaine Catholic News Service, François devrait refuser ces suggestions dans sa réponse d’une quarantaine de pages attendue ce mercredi sous le titre Querida Amazonia (Chère Amazonie). Le pape s’est dit conscient que les médias se concentreront sur ces sujets controversés, ajoutant qu’il voulait pour sa part aborder « les défis sociaux, écologiques, culturels et pastoraux de l’Amazonie », résume Catholic News Service. En Amazonie, l’Église catholique est confrontée à un manque criant de prêtres itinérants pouvant célébrer la messe et donner la communion dans des endroits très reculés de la forêt. — Agence France-Presse

États-Unis

Trump accusé d’ingérence judiciaire au profit d’un ami proche

Donald Trump était accusé mardi de bafouer le principe de la séparation des pouvoirs, après une intervention exceptionnelle du ministère américain de la Justice pour adoucir une peine de prison requise contre Roger Stone, un de ses amis de longue date.

Cette interférence dans ce dossier des plus hautes autorités du ministère a fait souffler un vent de fronde chez les quatre procureurs qui instruisaient l’affaire : tous ont annoncé de façon fracassante s’en retirer.

M. Stone a été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016. Sa peine doit être annoncé le 20 février par un juge fédéral, après avis consultatif des procureurs.

Lundi, dans leurs recommandations de peine, ces derniers ont suggéré une sentence de 7 à 9 ans de prison contre M. Stone, consultant politique de 67 ans et fidèle du président républicain.

Mais, dans la nuit de lundi à mardi, Donald Trump a réagi en dénonçant dans un tweet une « situation très injuste » et une « erreur judiciaire ».

Sans que le lien de cause à effet ne soit clairement établi, les quatre procureurs qui avaient requis les peines initiales, Aaron Zelinsky, Jonathan Kravis, Adam Jed et Michael Marando, ont signifié mardi leur retrait de l’affaire Stone dans une motion transmise au juge.

Ils n’ont pas donné d’explication à leur décision, mais l’un d’eux a même démissionné de son poste.

Suspecté d’avoir fait pression sur des procureurs censés être indépendants, Donald Trump a nié toute intervention. « Je ne leur ai pas parlé », a-t-il réagi depuis le bureau Ovale, ajoutant qu’il n’avait « pas du tout été impliqué ».

Mais les recommandations étaient « ridicules », « honteuses » et « une insulte à notre pays », a-t-il martelé.

« Abus de pouvoir »

L’opposition démocrate a immédiatement dénoncé une interférence politique dans ce dossier judiciaire et a même évoqué un possible « abus de pouvoir ».

Confirmation d’ordres venus d’en haut, le ministère de la Justice a demandé dans l’après-midi de mardi une peine « bien moindre » contre M. Stone, au prétexte que les recommandations initiales « ne seraient pas adaptées ou ne serviraient pas les intérêts de la justice ».

Le ministère de la Justice a toutefois affirmé que cette décision avait été prise avant le tweet de Donald Trump.

— Agence France-Presse

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