Professionnels et bien lookés

Ève Laurier
Directrice générale, Edelman Montréal
42 ans

Quel est le code vestimentaire que vous devez adopter dans le cadre de votre travail ?

Il n’y a pas de code vestimentaire au travail. Chaque personne y va avec son style, certains hommes aiment les habits, d’autres non. Certaines femmes aiment les jeans avec un haut plus corporatif. Tout est permis tant que le look demeure professionnel. Cela dit, je trouve important de toujours être vêtue de façon soignée. Plus qu’un habit, c’est un état d’esprit ! Je suis ainsi prête à tout, même si je n’ai pas de rendez-vous à mon agenda.

Quel est votre plus grand défi lorsque vient le temps de vous habiller le matin ?

En fait, je ne me couche pas sans avoir choisi, et préparé, ma tenue du lendemain. Je choisis selon les rencontres (internes ou externes), le nombre de déplacements, si je sors au resto, etc. Cela me permet de me coucher la tête tranquille et de ne vivre aucun stress le matin.

Comment décririez-vous votre style, au bureau comme dans la vie ?

J’aime les classiques et j’y ajoute une signature bien à moi. Je suis portée vers les coupes et teintes plus conventionnelles, mais j’ajoute des touches de couleur. Pantalon noir, belle chemise blanche et foulard de soie. Une robe marine agencée à un soulier rouge… Un imperméable de bonne qualité. Pas trop d’imprimés. Je reste loin des tendances du moment tout en demeurant moderne.

Quel conseil général donneriez-vous, et que vous suivez vous-même, pour réussir à se démarquer avec son look lorsqu’on est au travail ?

Il ne faut pas essayer d’être quelqu’un d’autre. À mes débuts, dans ma vingtaine, j’ai fait l’erreur de m’habiller plus vieille que mon âge, car je voulais qu’on me prenne au sérieux, je défrisais mes cheveux. En consultant une styliste, Isabelle Gauvin, j’ai appris que l’important était surtout d’avoir des bases – pantalons, vestons, jupes – de bonne qualité, impeccablement pressées et bien ajustées ! Et je laisse mes cheveux au naturel… Ça fait partie de ma personnalité !

Un faux pas vestimentaire trop fréquent à votre goût ?

Les hommes : si les boutons de la chemise tirent… elle est trop petite ! Les femmes : des fois, c’est trop court, des fois, c’est trop long ! Avec une bonne couturière, vous êtes à 20 $ de l’ajustement parfait. Je remarque souvent – comme je passe beaucoup d’entrevues dans le cadre de mes fonctions – que normalement, vous devriez vous habiller au bureau comme vous l’étiez pour votre entrevue d’embauche… et non pas arriver en mou dès que vous êtes à votre aise.

Votre marque ou détaillant favori pour dénicher des vêtements ou des accessoires pour le bureau ?

J’adore Iris Setlakwe, ses vêtements sont toujours bien faits. J’aime aussi Aritzia et Massimo Dutti, la collection haut de gamme de Zara, mais en général, je magasine presque exclusivement quand je voyage, pour rapporter à la fois un souvenir et un truc unique. En général, je n’aime pas trop dépenser pour des chaussures – je les use trop vite ! – et j’aime bien aller chez Aldo. Et je dois dire qu’au début de ma carrière, Dynamite m’a souvent sauvée. Aussi, je ne paye jamais mon linge plein prix ; j’achète les articles soldés seulement. Pourquoi payer 300 $ quand c’est à moitié prix un mois plus tard ? »

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