Mexique

« On confisque des bijoux, des résidences, des ranchs, des véhicules [...]. Mais il y a tant de bureaucratie que tout cela se perd en procédures. »

— Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador, qui a annoncé hier son intention de créer une institution autonome chargée de récupérer les biens confisqués au crime organisé et aux politiciens corrompus pour les redistribuer à des programmes sociaux. (AFP)

Allemagne

Réouverture du débat sur la fin de vie

L’État peut-il aider un malade incurable à mourir sans douleur ? L’Allemagne, où l’Église garde une influence importante, rouvre ce débat aujourd’hui devant sa plus haute juridiction. Depuis quatre ans, des signaux contradictoires ont été envoyés sur le sujet de la fin de vie, rendant illisible ce qui est permis ou pas. La question est sensible dans un pays où les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, mais aussi où le spectre du nazisme continue de flotter, le IIIe Reich ayant eu largement recours à l’euthanasie notamment pour tuer les handicapés. En 2015, le Bundestag, au terme d’échanges passionnés, avait banni l’assistance « organisée » au suicide, passible de trois années de prison. Mais deux ans plus tard, la Cour administrative de Leipzig, la plus haute instance administrative allemande, a rendu une décision surprise : les juges ont considéré que, « dans des cas exceptionnels, l’État ne peut empêcher l’accès d’un patient à des produits anesthésiques qui lui permettraient de se suicider de manière digne et sans douleur ». — Agence France-Presse

Syrie

Une infirmière de la CICR en otage depuis 2013

La Nouvelle-Zélande a annoncé hier que ses forces spéciales avaient effectué des missions en Syrie pour rechercher l’infirmière néo-zélandaise Louisa Akavi, dont la Croix-Rouge vient de révéler l’enlèvement en 2013. Le rapt de Mme Akavi et de deux chauffeurs syriens avait été tenu secret pendant plus de cinq ans, avant que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ne décide dimanche, au grand dam de Wellington, de rompre le silence et de lancer un appel pour savoir ce qu’il est advenu de ses employés. L’organisation a révélé dimanche avoir su dès le départ que l’infirmière de 62 ans était aux mains du groupe État islamique et précisé que les dernières informations « fiables » indiquaient qu’elle était encore en vie à la fin de 2018. Le vice-premier ministre néo-zélandais Winston Peters a affirmé hier qu’une opération impliquant une équipe basée en Irak était en cours pour la localiser. Le 13 octobre 2013, Mme Akavi et ses deux collègues syriens, Alaa Rajab et Nabil Bakdounes, se rendaient en convoi à Idleb, où ils devaient fournir du matériel médical, lorsque des hommes armés avaient arrêté leurs véhicules.

— Agence France-Presse

États-Unis

Prix Pulitzer à deux enquêtes journalistiques sur Trump

Le prix Pulitzer a, entre autres, été attribué hier à deux enquêtes journalistiques sur Donald Trump, la première du New York Times et la seconde du Wall Street Journal, toutes deux défavorables au président. L’enquête du quotidien new-yorkais racontait comment l’ancien promoteur, qui prétendait n’être parti de rien, avait reçu de son père, sur plusieurs années, l’équivalent de 413 millions de dollars d’aujourd’hui. Des fonds qui auraient en partie été transférés par le biais d'une société-écran, ce qui leur aurait permis d’échapper à l'impôt. L’enquête, « à charge » selon Donald Trump, avait été balayée par le président républicain, qui avait qualifié son contenu d'« ennuyeux » et « déjà vu ». Le prix attribué au Wall Street Journal ne l’a pas été pour une enquête, mais une série d’articles révélant l’existence de versements pour acheter le silence de deux anciennes maîtresses supposées de Donald Trump : Stephanie Clifford, alias Stormy Daniels, et Karen McDougal. Le président a toujours nié l’existence de ces liaisons. Son ancien avocat, Michael Cohen, a affirmé sous serment que le milliardaire n’ignorait rien des paiements qu’il avait effectués en son nom. — Agende France-Presse

États-Unis

Le rapport sur l’enquête russe rendu public jeudi

Le rapport du procureur spécial Robert Mueller, sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine en 2016 et les soupçons d’entrave à la justice visant Donald Trump, sera rendu public jeudi, a indiqué hier le ministère de la Justice. La publication de ce rapport de 400 pages, dans une version expurgée de ses passages confidentiels, va intervenir plus de trois semaines après la diffusion par le ministre de la Justice Bill Barr d’un résumé en quatre pages, très controversé. Le ministre avait alors indiqué que M. Mueller n’avait pas trouvé de preuve d’une entente entre la Russie et le candidat républicain. En ce qui concerne les soupçons d’entrave à la justice, Robert Mueller n’avait pas livré de conclusion définitive. « Si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », a-t-il écrit, une phrase reprise dans le résumé de Bill Barr. Mais le ministre de la Justice est depuis la publication de son résumé confronté à la pression des démocrates qui souhaitent pouvoir le consulter en totalité. — Agence France-Presse

Libye

147 morts depuis le début de l’offensive de Haftar

Au moins 147 personnes ont été tuées et 614 autres blessées depuis le lancement d’une offensive du maréchal Haftar le 4 avril contre la capitale libyenne Tripoli, selon un nouveau bilan publié hier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au même moment, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU a fait état sur Twitter de plus de 18 000 personnes déplacées par les combats, dont 6000 ont pu bénéficier d’une aide.

Des combats violents opposent depuis le 4 avril, en banlieue sud de Tripoli, les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, et l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, qui souhaite s’emparer de la capitale, siège du GNA.

L’OMS a appelé hier « toutes les parties à faire preuve de retenue » et à éviter de s’en prendre aux hôpitaux, aux ambulances et au personnel de santé.

L’organisation a indiqué avoir déployé des équipes de chirurgiens dans des hôpitaux face à « l’afflux » de blessés.

« Besoin critique »

Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a de son côté indiqué, sur le compte Twitter de son équipe en Libye, avoir livré du matériel médical d’urgence au ministère de la Santé pour venir en aide aux victimes, dans les zones les plus touchées, à Aïn Zara et Gasr ben Ghachir, au sud de la capitale.

« Alors que la situation sur le terrain se détériore et que le nombre de victimes augmente, les infrastructures sanitaires se trouvent face à un besoin critique d’aide », a-t-il ajouté.

En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils.

Dimanche, les forces du GNA ont annoncé avoir abattu un avion de chasse de l’ANL, au sud de la capitale. Une source de l’ANL a confirmé la perte de l’appareil, mais elle l’a attribuée à une « panne technique ».

— Agence France-Presse

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