TORREY MITCHELL :  « JE NE POURRAIS PAS DEMANDER MIEUX EN CE MOMENT »

Après la vie de joueur de hockey, Torrey Mitchell et sa famille ont décidé de s’installer dans un endroit plutôt familier.

Mitchell, dont la carrière de hockeyeur a pris fin la saison dernière avec Lausanne HC, en Suisse, vit désormais à South Burlington, au Vermont, en compagnie de sa femme Brindy et de ses trois jeunes filles Kate, Emma et Claire.

L’ancien attaquant des Canadiens a évolué pour l’Université du Vermont au niveau collégial de 2004 à 2007 et il a continué de s’y entraîner durant l’entre-saison tout au long de sa carrière dans la LNH.

Alors, quand l’heure de la retraite est finalement arrivée, le joueur originaire de Greenfield Park savait exactement où il voulait élever ses enfants, et du fait même devenir officiellement propriétaire d’une entreprise.

Mitchell et son ancien coéquipier avec les Catamounts, Peter Lenes, ont récemment ouvert ELEV802, une patinoire faite sur mesure et un centre d’entraînement à Essex Junction, au Vermont, à seulement deux heures de route au sud de sa ville natale.

« C’est vraiment unique pour l’ensemble de l’État », a dit Mitchell, qui a disputé 666 matchs en carrière dans la LNH au cours de 11 saisons avec San Jose, Minnesota, Buffalo, Montréal et Los Angeles. « Plus je savais que ma carrière de hockeyeur tirait à sa fin, plus je réalisais que je voulais demeurer impliqué dans le jeu d’une quelconque manière. Maintenant que je suis investi à fond dans ce projet, j’apprécie vraiment. »

ELEV802 comprend une patinoire de 56 x 36 ouverte à longueur d’année pour l’entraînement et le développement des habiletés au hockey ainsi qu’un espace de gymnastique de 1200 pieds carrés pour les entraînements individuels et de groupe.

Évidemment, Mitchell et Lenes concentrent leurs efforts sur la composante commerciale de l’entreprise.

« L’entraînement de hockey a été conçu par nous deux. Il est vraiment doué en maniement de rondelle et pour les habiletés, et je suis très bon pour l’aspect du coup de patin. On se complimente très bien en ce moment », a mentionné Mitchell, qui aime profiter de l’occasion pour chausser ses patins et affronter ses clients sur la glace. « On amène beaucoup d’énergie et on mélange beaucoup le plaisir avec le travail. C’est rafraîchissant pour moi à tous les jours. »

Vous n’avez pas besoin d’être un athlète de niveau élite pour profiter des services de ELEV802.

« On aide tout le monde. C’est pour les gens de tous âges et de tous niveaux, même pour les débutants », a insisté Mitchell. « On voulait redonner à la communauté du hockey qui nous a vraiment appréciés lorsqu’on jouait pour UVM, et on a la possibilité de transmettre notre savoir-faire à la prochaine génération. »

En se basant sur ses antécédents familiaux, il était presque assuré que Mitchell se lancerait dans la profession d’enseignant ou d’entraîneur à un moment dans sa carrière.

Jusqu’ici, tout va bien selon le récent intronisé du Temple de la renommée de UVM.

« Mes parents étaient enseignants, mon frère est entraîneur de gym et de hockey, alors je suppose que c’est un trait commun dans notre famille », a dit Mitchell. « Je ne pourrais pas demander mieux en ce moment. C’est un bon mélange de pouvoir partir son entreprise tout en demeurant relié au hockey. J’ai toujours autant de plaisir à me lever pour faire quelque chose que j’aime. En même temps, je peux être un bon père de famille. »

Et la paternité occupe définitivement Mitchell lorsqu’il n’est pas au ELEV802.

« Je suis occupé, très occupé », a dit en riant Mitchell. « Avec trois filles, elles aiment leur papa et elles veulent être avec lui tout le temps. Je suis assez gâté. Ma femme reste à la maison avec eux, mais quand je suis chez moi, elles sont toujours près de moi. Je ne changerais rien au monde. »

Bons souvenirs

Mitchell a porté les couleurs de cinq équipes de la LNH au fil des ans, mais son passage avec le CH gardera toujours une place spéciale dans son cœur.

Il a disputé 174 matchs en saison régulière, marquant 19 buts et récoltant 37 points.

« C’était vraiment un rêve devenu réalité de jouer pour Montréal. C’est la première chose qui me vient à l’esprit lorsque les gens me demandent c’était comment. J’ai grandi en les regardant jouer, je suis allé au Forum de Montréal. J’étais juste vraiment excité lorsque j’ai été échangé aux Canadiens », s’est rappelé Mitchell, qui avait été acquis en mars 2015. « J’avais ma femme et deux enfants à l’époque. C’était très excitant de partager ça avec eux. Je n’aurais peut-être pas autant apprécié le moment si j’étais à mes débuts dans la vingtaine. Mais être là vers la fin de ma carrière, c’était vraiment amusant. »

Quant à son souvenir préféré avec les Canadiens, il est survenu le 15 avril 2015.

« Je dirais de marquer un but à domicile en séries éliminatoires. C’est probablement mon meilleur souvenir. J’avais plusieurs amis avec qui j’ai grandi qui étaient présents dans l’amphithéâtre. Ils étaient derrière le filet quand j’ai marqué contre Ottawa », a dit Mitchell. « J’ai apprécié tous les messages textes que j’ai reçus de la part de mes amis et de la famille. Je me souviens à quel point les gens étaient heureux pour moi de pouvoir jouer à Montréal. »

Lorsque le temps lui permet, Mitchell garde toujours un oeil attentif sur son ancienne équipe.

« Ils paraissent bien. Ils sont difficiles à affronter quand ils jouent bien », a conclu Mitchell. « J’ai voyagé à travers la Ligue, mais Montréal a toujours été mon équipe en raison de mon enfance. J’encourage Montréal. »

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Pierre-Antoine Mercier

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