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L’allégresse des faibles taux se poursuit

Les marchés boursiers nord-américains ont clôturé en hausse hier, les investisseurs continuant à se réjouir des signes que la Réserve fédérale des États-Unis n’est pas pressée d’augmenter les taux d’intérêt. 

— La Presse canadienne et Agence France-Presse

Tembec vend sa scierie de Senneterre à Résolu

Produits forestiers Résolu consolide sa présence en Abitibi-Témiscamingue en mettant la main sur la scierie d’une autre entreprise québécoise, Tembec, à Senneterre. L’entente évaluée à quelques millions de dollars est conditionnelle au transfert de l’approvisionnement de bois de Tembec à Résolu, qui exploite déjà une scierie à Senneterre ainsi qu’une autre à Comptois.

— La Presse canadienne

Washington pourrait demander 10 milliards par an à l’UE

WASHINGTON ET PARIS — Les États-Unis pourraient demander jusqu’à 10 milliards de dollars par an à l’Union européenne en compensation des subventions versées au groupe Airbus et jugées illégales hier par l’OMC, a affirmé l’avionneur américain Boeing.

La décision de l’Organisation mondiale du commerce « ouvre la voie pour que les États-Unis cherchent à obtenir jusqu’à 10 milliards de dollars annuels en droits de douane compensatoires sur les importations européennes », affirme le groupe, même si les autorités américaines n’ont pour l’heure annoncé aucunes représailles commerciales.

Au terme d’une longue procédure engagée en 2004, l’OMC a jugé que plusieurs États européens, dont la France, et l’UE n’avaient pas mis leurs subventions versées à Airbus en conformité avec les règles du commerce international.

Les États-Unis ont aussitôt salué cette décision comme une « immense victoire » et appelé leurs partenaires européens à cesser « immédiatement » leurs subventions publiques à Airbus qui s’élèvent, selon eux, à près de « 22 milliards de dollars ».

Le représentant américain au commerce extérieur, Michael Froman, n’a toutefois pas évoqué de possibles mesures de représailles commerciales contre ses partenaires européens.

Selon un responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, il est encore trop tôt pour « évaluer les dommages commerciaux » liés à ces subventions.

Le jugement de l’OMC doit encore être formellement adopté, a-t-il expliqué, et l’UE a la possibilité de faire appel. Une nouvelle étape doit ensuite s’ouvrir pour vérifier si oui ou non l’Union européenne s’est conformée au jugement de l’OMC.

IL Y AURA APPEL

Airbus, pour sa part, a estimé s’être conformé à la plupart de ses obligations devant l’OMC et entend faire appel de la décision.

« Nous devions seulement effectuer des changements limités dans les politiques et pratiques européennes pour nous conformer » à ces obligations, a déclaré une porte-parole. « Nous avons fait ce que nous devions faire et dans le temps imparti », a-t-elle ajouté. « Nous aborderons les quelques points restants, indiqués par le rapport [de l’OMC], dans notre appel. »

« De fait, Airbus et ses partenaires européens se sont conformés à leurs obligations de retirer tout élément de subvention ou d’éliminer les effets négatifs », a-t-elle poursuivi. « Le seul point qui reste est l’arbitrage final sur l’indice de référence des taux d’intérêt pour les prêts gouvernementaux. Nous sommes confiants sur le fait que nous gagnerons sur ce point en appel. »

Airbus en a profité pour renvoyer la balle dans le camp de Boeing en l’accusant d’avoir massivement bénéficié de subventions américaines pour le développement de son futur long-courrier, le 777X.

L’avionneur européen souhaite toutefois que « le bon sens prévale » et estime que « ces différends ne peuvent prendre fin qu’avec un accord mutuel et équilibré, comme [il le dit] depuis le début », a affirmé la porte-parole d’Airbus.

L’A380 continue de peser sur Airbus

Selon le Financial Times, Airbus prépare un plan de réduction des coûts qui pourrait inclure des suppressions d’emplois, afin de limiter les effets des problèmes de production de l’A380 et de l’A400M. Le plan vise notamment à supprimer certains postes en doublon dans la division aviation civile de l’entreprise, laquelle représente 70 % de ses revenus, précise le quotidien. En juillet, Airbus avait annoncé avoir passé une lourde charge de 1 milliard d’euros pour son avion de transport militaire, l’A400M, qui souffre de problèmes récurrents de retards de livraison. L’avionneur a également dû réduire la cadence de production de l’A380, alors que ce programme venait d’atteindre le seuil de rentabilité.

— Agence France-Presse

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