Le prix des maisons glisse pour un 6e mois

L’indice composite de prix de maison Teranet-Banque Nationale poursuit sa glissade pour un sixième mois d’affilée. Depuis son sommet de septembre 2018, l’indice a reculé de 1,7 % au Canada. « Mais faiblesse des prix ne veut pas dire effondrement », souligne l’institution financière. Néanmoins, c’est la première fois en 20 ans que l’indice recule en mars, hors récession. Sur 25 régions canadiennes, l’indice recule dans 19 d’entre elles. Montréal, Québec et Halifax figurent toutefois parmi les exceptions. La baisse de prix est une adaptation à la récente hausse des taux d’intérêt et au resserrement des règles d’admissibilité à un financement hypothécaire, indique la Banque Nationale. — André Dubuc, La Presse

Jeux vidéo

Le retour aux origines du créateur d’Assassin’s Creed

Il a fallu quatre ans et les efforts des 36 artisans de son studio indépendant, Panache, pour que Patrice Désilets puisse lever le voile sur son nouveau jeu, Ancestors : The Humankind Odyssey. C’est officiellement chose faite depuis hier matin, alors que les journalistes et streamers qui ont pu l’essayer ces dernières semaines ont publié leurs premières critiques. 

Le verdict qui semble se dégager : un potentiel fou, mais terriblement déboussolant.

Pour le créateur de jeux vidéo montréalais, dont le nom est étroitement associé aux jeux Prince of Persia et, surtout, Assassin’s Creed, il s’agit d’une première œuvre depuis son congédiement d’Ubisoft, en 2013. 

« J’ai ma signature, mon brand, je suis pris avec ça, a expliqué M. Désilets aux journalistes réunis à son studio, boulevard Saint-Laurent, la semaine dernière. Mais ce n’est pas Altaïr ou Ezio [deux personnages principaux d’Assassin’s Creed]. »

« C’est différent de tout ce que vous aurez essayé. » 

— Patrice Désilets, créateur du jeu Ancestors : The Humankind Odyssey 

En entrevue, il précisera qu’il n’y avait pas une volonté explicite de s’éloigner d’Assassin’s Creed. « Ça n’a pas été créé en réaction à quoi que ce soit. J’ai quand même 10 ans de plus dans le corps. » 

Jeu de survie

Rarement un jeu créé par un studio indépendant aura-t-il suscité autant d’attentes. La bande-annonce sur le site GameSpot a été vue 2,8 millions de fois. Il s’agit essentiellement d’un jeu de survie à la troisième personne retraçant l’évolution de la race humaine. Le joueur est lancé en Afrique il y a 10 millions d’années et contrôle les premiers singes, qu’il doit faire évoluer. 

En comblant les trois besoins de base, la nourriture, l’eau et le sommeil, il apprend à communiquer, doit survivre dans un environnement hostile et apprendre de nouvelles techniques. 

« Chaque joueur a une expérience unique », indique M. Désilets. À l’origine, le choix de la préhistoire était commode pour un petit studio comme Panache. « Pas besoin de villes, de foules… On s’est dit que ça allait être si facile. Et nous voilà quatre ans plus tard ! » 

Aux journalistes qui ont pu essayer le jeu début avril, l’équipe de Panache a lancé un avertissement : il s’agit encore d’une version inachevée, « entre alpha et bêta », toujours en développement « avec des bogues ». La sortie officielle est prévue plus tard cette année, sans plus de précision. 

Ambitieux… et difficile

Nous avons pu y jouer pendant une heure, ce qui est très peu pour juger de la valeur d’une proposition aussi ambitieuse. D’emblée, elle est très séduisante. Notre singe ne dispose que de très peu d’indications et doit repérer les bons aliments, trouver les sources d’eau et essayer tout ce qui lui tombe sous la main. 

Nous avons cependant été complètement déboussolés par la mécanique de jeu. Les commandes disponibles nous ont semblé peu intuitives. Il s’agit manifestement d’un jeu au potentiel gigantesque, mais qu’il faudra prendre le temps d’apprivoiser avant d’en maîtriser la mécanique. N’espérez pas que la version finale soit plus accessible : cette difficulté fait partie du concept, explique Patrice Désilets. 

« Dans l’évolution, il n’y avait personne pour te guider. Pour Ancestors, il y a une période de désintoxication des jeux héroïques normaux dans lesquels on te prend par la main. Je donne un bac à sable, c’est à toi, le joueur, de te raconter tes propres histoires. » 

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