Meurtre à Yamachiche

La SQ recherche deux suspects

Une jeune fille de 21 ans qui accompagnait la victime de 19 ans a réussi à s’enfuir d’un véhicule en marche

Trois-Rivières — L’enquête entourant le meurtre de la jeune Ophélie Martin-Cyr, 19 ans, survenu à Yamachiche mercredi matin, a pris un nouveau tournant hier soir, alors que la Sûreté du Québec a lancé un avis de recherche afin de retrouver deux suspects pour meurtre au premier degré dans ce dossier.

Au cours de la journée, il a d’ailleurs été possible d’apprendre qu’une jeune femme de 21 ans se trouvait en compagnie d’Ophélie Martin-Cyr lors de sa disparition. Elle aurait réussi à s’extirper d’un véhicule en marche et se serait blessée dans sa chute. La Sûreté du Québec confirme qu’on ne craindrait plus pour sa vie, mais ne précise pas l’endroit où elle se trouve pour assurer sa sécurité.

La SQ recherche désormais deux individus, René Kègle et Francis Martel, soupçonnés d’être responsables de la mort de cette jeune adulte de 19 ans. Ils auraient aussi tenté d’assassiner la personne qui l’accompagnait, une jeune femme âgée d’à peine 21 ans.

René Kègle, 38 ans, de Saint-Maurice, est maintenant activement recherché pour le meurtre au premier degré d’Ophélie Martin-Cyr, ainsi que d’une tentative de meurtre sur une jeune femme de 21 ans en déchargeant une arme à autorisation restreinte. Kègle mesure 1,77 m, pèse 78 kg, a les cheveux et les yeux bruns. Selon nos sources, la SQ aurait perquisitionné sa résidence de Saint-Maurice mercredi. 

Quant à Francis Martel, 31 ans, de Trois-Rivières, il est lui aussi recherché pour meurtre au premier degré et complicité après le fait. Il mesure 1,83 m, pèse 92 kg, a les cheveux et les yeux bruns.

Les deux individus, selon la SQ, pourraient se trouver actuellement n’importe où au Québec.

Toute personne apercevant ces individus est priée de communiquer avec le 911 et ne doit pas tenter d’intervenir auprès d’eux. La SQ incite les gens à agir avec prudence en communiquant directement avec ses services. Toute personne ayant de l’information qui permettrait de les retracer peut également communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la SQ au 1-800-659-4264.

Rappelons que la macabre découverte a été faite mercredi peu après 10 h, dans un champ du chemin de la Grande-Rivière Nord à Yamachiche. Le corps d’Ophélie Martin-Cyr, 19 ans, a été retrouvé à cet endroit, quelques heures après que sa disparition eut été signalée du côté du secteur Pointe-du-Lac. À ce moment, un poste de commandement de la police de Trois-Rivières avait été érigé afin de mener l’enquête sur cette disparition.

Lien avec une autre mort suspecte ?

L’enquête entourant cet homicide s’est poursuivie hier, en même temps qu’une autre enquête, cette fois du côté du secteur Sainte-Marthe-du-Cap, à Trois-Rivières. Là-bas, un corps calciné a été retrouvé dans un véhicule incendié sur la route Bradley.

L’hypothèse voulant qu’il y ait un lien entre cet événement et le meurtre survenu à Yamachiche n’a pas été écartée, confirme la sergente Éloïse Cossette de la Sûreté du Québec.

« C’est une hypothèse qui est envisagée, mais qui n’est pas nécessairement privilégiée pour le moment », a fait savoir la sergente Cossette.

Il n’a pas été possible de savoir si le corps trouvé à bord du véhicule était celui d’un homme ou d’une femme, étant donné son état. Il faudra probablement procéder à son identification par ADN ou fiches dentaires.

« Je veux que justice soit rendue »

« Elle était comme ma petite sœur. C’est difficile de penser que quelqu’un ait pu lui faire du mal. » C’est en ces mots que Kary-Ann Brochu a résumé son sentiment face à ce qui s’était produit mercredi matin, dans un champ de Yamachiche, où sa grande amie de toujours a été retrouvée sans vie, assassinée. Les deux ont grandi ensemble, et leurs mères étaient à cette époque inséparables.

Kary-Ann devait passer la soirée de mardi avec Ophélie ainsi qu’avec leur amie qui a réussi à s’extirper d’un véhicule en marche.

Mardi soir, les deux amies se sont parlé pour la dernière fois. « Tout allait bien. Nous devions aller prendre un verre avec d’autres personnes aussi. Mais j’étais très fatiguée, alors j’ai décidé d’aller me coucher à la place. Quand je me suis réveillée le lendemain matin, j’ai vu qu’Ophélie et l’autre fille avaient publié des photos sur Snapchat entre 2 heures et 4 heures du matin. Elles étaient à vélo. […] Je n’aurais jamais imaginé ça. C’est difficile et j’ai les émotions en montagnes russes en ce moment. Je suis fâchée, très fâchée », dit-elle.

« C’était la meilleure amie qu’on ne pouvait pas avoir. Elle était tout le temps là pour ses amis. La personne ou les personnes qui ont fait ça, je veux qu’on les arrête le plus vite possible. Je veux que justice soit rendue », lance-t-elle.

— Le Nouvelliste

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