Fox News retire une pub électorale anti-migrants

La chaîne Fox News a retiré de l’antenne un message vidéo électoral de la campagne du président américain, qui dressait un parallèle entre un criminel mexicain et les convois de migrants en route vers la frontière américaine. La chaîne NBC en a fait autant. CNN avait de son côté refusé de diffuser la vidéo dès le départ, la qualifiant de raciste. La vidéo commence sur des images de Luis Bracamontes, ressortissant mexicain condamné à mort pour le meurtre de deux policiers. Dans la publicité, les images du Mexicain sont accompagnées de messages comme « Les démocrates l’ont laissé entrer dans notre pays ». La vidéo enchaîne sur des images des convois de migrants.  — Agence France-Presse

Élections de mi-mandat

Un référendum « sur moi et sur nous », dit Trump

Donald Trump a imploré ses partisans d’aller voter aux élections de mi-mandat, signalant que les médias traiteraient les résultats du scrutin comme un référendum sur sa présidence. Le président républicain a affirmé hier qu’il était d’une certaine manière sur le bulletin de vote, même si son nom n’y apparaît pas. Les médias considèrent que ce scrutin représente un référendum « sur moi et sur nous, en tant que mouvement », selon M. Trump. Le président a formulé ces commentaires alors qu’il se préparait à un blitz final de rassemblements dans trois États. — Associated Press

Mise en garde contre les tentatives d’ingérence étrangères

Les électeurs américains ont été mis en garde, hier soir, contre les tentatives d’entités étrangères de perturber le scrutin d’aujourd’hui, dans un communiqué de plusieurs ministres et patrons d’agences de renseignement américains, assurant qu’il n’y avait pas d’indication à ce stade-ci que l’infrastructure de vote ait été compromise. « Les Américains doivent avoir conscience du fait que des acteurs étrangers – et la Russie en particulier – continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique et les impressions des électeurs à travers des actions destinées à semer la discorde », ont-ils indiqué. Ils citent parmi ces actions la diffusion de fausses informations sur le processus électoral ou les candidats et la propagande sur les réseaux sociaux. Ils ont relevé que leurs services avaient « travaillé comme jamais auparavant » pour lutter contre ces tentatives extérieures d’influencer les élections et pour aider les autorités locales à assurer la sécurité de leurs infrastructures.

— Agence France-Presse

États-Unis

Fragmentée, la caravane de migrants arrive à Mexico

La première caravane de migrants en route vers les États-Unis s’est fragmentée et arrive depuis dimanche en ordre dispersé à Mexico, où environ 4000 d’entre eux ont fait halte hier, à la veille d’élections cruciales pour le président américain Donald Trump, qui a placé l’immigration au cœur de sa campagne.

Une partie du reste de la « caravane » a passé la nuit à Puebla, à environ 120 km de la mégapole, tandis que quelque 1500 autres migrants, principalement des femmes et des enfants, quittaient hier la ville de Cordoba, plus à l’est, dans l’État du Veracruz, en direction de la capitale.

Cette caravane « va entrer par vagues dans la ville » a expliqué Nashieli Ramirez, directrice de la Commission des droits de l’homme à Mexico, pour atteindre « environ 5000 personnes d’ici mercredi ».

De nombreux migrants ont prévu de faire des démarches administratives auprès des autorités mexicaines pour obtenir un permis de transit afin de rejoindre la frontière des États-Unis.

« On se sent émus [d’être à Mexico], d’avoir reçu autant de marques d’attention », a commenté à l’AFP Teodoro Josué, un migrant hondurien de 21 ans à son arrivée dans la capitale. « Le climat nous a pas mal affectés, nous avons tous eu la grippe, mais peu importe, nous continuons la lutte », dit-il.

Cette caravane de migrants, partie le 13 octobre du Honduras, avait franchi illégalement la frontière du Mexique avec le Guatemala, fuyant la violence et la pauvreté dans leur pays.

Refuges fournis par l’église

À Puebla, les migrants ont été logés dans quatre refuges mis à leur disposition par l’Église catholique. Les migrants y sont arrivés en camionnette, camion, autobus de la police locale ou même en taxi.

Le gouvernement de Puebla a mobilisé des équipes médicales et des volontaires pour prendre soin des migrants.

Vendredi, le gouverneur du Veracruz avait promis de leur fournir des autobus pour rejoindre la capitale, avant de se raviser, indiquant que la capitale mexicaine ne se trouvait pas en mesure de les héberger, du fait de la coupure d’eau de plusieurs jours qu’elle subit en raison de travaux de maintenance.

Deux autres groupes

Quelque 2000 migrants centraméricains d’une seconde caravane ont quitté hier Arriaga, dans l’État du Chiapas, en direction de Tapanatepec, dans l’État voisin d’Oaxaca.

À la différence de la première caravane, la population n’était pas sortie la veille pour accueillir ces migrants avec de l’eau et de la nourriture.

Un troisième groupe de migrants, majoritairement des Salvadoriens, est arrivé dimanche à Tapachula, au Chiapas, et suit la même route.

Ces caravanes ont déclenché les foudres du président américain Donald Trump, qui a placé l’immigration au centre de sa campagne pour les élections de mi-mandat, et annoncé qu’il pourrait déployer jusqu’à 15 000 soldats à la frontière américano-mexicaine pour tenter de les arrêter.

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