Muller :  Prêt pour une mission internationale

Kirk Muller a toujours aimé représenter le Canada sur la scène internationale alors l’occasion de pouvoir se joindre au personnel de l’entraîneur-chef Alain Vigneault pour le Championnat du monde de l’IIHF 2019 était une invitation trop belle à laisser passer.

L’homme de 53 ans originaire de Kingston en Ontario est l’un des trois adjoints de Vigneault, aux côtés de Dave Hakstol et de Lindy Ruff pour le tournoi annuel, qui est disputé du 10 au 26 mai à Košice et Bratislava en Slovaquie.

Il s’agit du deuxième séjour de Muller comme entraîneur au Championnat du monde, ayant déjà joué ce rôle aux côtés de Guy Boucher et de l’entraîneur-chef Brent Sutter en 2012.

« C’est toujours palpitant de représenter le Canada et on ne peut jamais tenir cela pour acquis. Je suis très heureux de faire à nouveau partie de la famille d’Équipe Canada », raconte Muller qui était ravi de recevoir l’appel de Vigneault à propos de cette occasion. « Pour moi, c’est une autre occasion de pouvoir travailler avec du très bon monde de hockey et d’apprendre chaque jour. »

Naturellement, Muller aurait préféré travailler avec les Canadiens en séries éliminatoires, mais l’occasion de se retrouver sur la scène internationale et de prolonger sa saison représentait une très belle consolation.

« Rien ne se compare aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. C’est toujours notre objectif de gagner la coupe. Par contre, si tu tombes en vacances plus tôt, c’est une occasion de prolonger ta saison et de disputer des matchs très compétitifs », raconte Muller. « J’ai aimé participer au Championnat du monde au fil des années. Les partisans sont passionnés dans ces pays et ils aiment voir le Canada jouer. C’est une fierté de pouvoir faire partie de l’équipe canadienne. »

L’entraîneur associé des Canadiens a disputé quatre éditions du Championnat du monde comme joueur, décrochant deux médailles d’argent et une médaille de bronze.

Son tournoi favori a été celui de 1989 quand le Canada a affronté la Suède en finale.

« Nous avions une grande équipe. Steve Yzerman était là avec Dale Hawerchuk et Mark Messier. Le groupe était vraiment fort », rappelle Muller, auteur de six buts et 10 points en plus d'un différentiel de + 12 en neuf matchs cette année-là. « C’était du très bon hockey. »

Au cours de ces voyages à l’étranger, le joueur six fois membre de l’équipe d’étoiles de la LNH a développé une appréciation sincère pour le tournoi et le niveau de compétition qu’on y trouve.

L’équipe canadienne s’attend à être mise à l’épreuve lors de la ronde préliminaire alors qu’ils croiseront le fer avec la Finlande, la Grande-Bretagne, la Slovaquie, la France, l’Allemagne, le Danemark et les États-Unis.

« Quand vous arrivez là-bas, vous réalisez à quel point les Championnats du monde sont importants pour ces pays. Ils sont préparés pour connaître de gros tournois. Ils veulent battre le Canada et remporter l’or, indique Muller. Nous devons être humbles. Tout le monde aime battre le Canada, peu importe l’adversaire. J’ai réalisé qu’à chaque match, peu importe qui nous affrontons, tout le monde offre son meilleur rendement. Nous devons être prêts dès le premier match. »

C’est pourquoi le groupe canadien a entrepris ses préparatifs. Les entraîneurs se sont rencontrés vers la mi-avril avant que l’équipe prenne la direction de l’Europe, le 1er mai dernier en vue du championnat.

L’an dernier, le Canada a pris le quatrième rang après avoir perdu le match pour la médaille de bronze dans un tournoi disputé au Danemark.

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Philippe Germain.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.