Royaume-Uni

« Je ne peux pas rester alors que de bons et loyaux conservateurs modérés sont exclus. »

— Amber Rudd, ministre britannique et poids lourd du gouvernement, a annoncé sa démission hier soir, en désaccord avec la stratégie de Brexit du premier ministre Boris Johnson, qui essuie là un cinglant désaveu. Vingt et un députés ont été exclus du Parti conservateur après avoir voté avec l’opposition pour une proposition de loi destinée à éviter un Brexit sans accord. (AFP)

Uranium enrichi

L’Iran met en route des centrifugeuses avancées

L’Iran a annoncé hier avoir mis en route des centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d’uranium enrichi. Il fait ainsi fi des appels européens l’exhortant à cesser de réduire ses engagements en matière nucléaire. La République islamique a néanmoins souligné qu’elle continuerait d’autoriser le même accès aux inspecteurs onusiens chargés de surveiller son programme nucléaire. Le porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran, Behrouz Kamalvandi, a détaillé hier les mesures de la nouvelle phase du plan de réduction des engagements pris par Téhéran en vertu de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne, en 2015. Cette nouvelle étape est la troisième de la stratégie mise en œuvre par l’Iran depuis mai en représailles au retrait unilatéral de Washington du pacte, en 2018. Selon M. Kamalvandi, 20 centrifugeuses de type IR-4 et 20 autres de type IR-6 ont été mises en service vendredi. L’accord de Vienne n’autorise Téhéran à produire de l’uranium enrichi qu’avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). — Agence France-Presse

Cuba

Le président Díaz-Canel condamne les nouvelles sanctions américaines

Le président de Cuba, Miguel Díaz-Canel, a condamné hier les nouvelles sanctions annoncées la veille par le gouvernement américain en vue de tenter de priver Cuba de devises étrangères, dénonçant un durcissement de l’embargo contre ce pays, en vigueur depuis 1962. « Nouvelles sanctions des États-Unis contre Cuba. Des mensonges, des calomnies et l’hypocrisie du gouvernement américain pour renforcer l’embargo. À cause de leur échec au Venezuela, ils s’acharnent sur Cuba », a écrit sur Twitter M. Díaz-Canel. Parmi les annonces de vendredi figurent notamment la limitation des envois d’argent à partir des États-Unis à 1000 $ par trimestre et par personne ainsi que la suppression des dons. Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Steven Mnuchin, a reconnu vendredi que les États-Unis cherchaient à « priver Cuba de l’accès aux devises étrangères ». Les relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, rétablies en 2015 après cinq décennies de froid, se sont à nouveau tendues depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, qui a multiplié les sanctions contre l’île.

— Agence France-Presse

Mission lunaire indienne

Contact perdu avec la sonde

Vikram ne répond plus… L’agence spatiale indienne (ISRO) a perdu le contact hier avec la sonde inhabitée qui devait faire de l’Inde la quatrième nation à poser un appareil sur la Lune. L’ISRO avait anticipé un moment délicat en disant s’apprêter à vivre « 15 minutes de terreur » durant la tentative d’alunissage de l’atterrisseur Vikram. Et ce quart d’heure a justifié ses craintes. « La descente de l’atterrisseur Vikram se déroulait comme prévu », a expliqué le président de l’agence spatiale, Kailasavadivoo Sivan. « Puis la communication entre l’atterrisseur et le contrôle au sol a été perdue. Les données sont en cours d’analyse. » Le premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, a réagi en assurant aux scientifiques que ce qu’ils avaient fait n’était « pas un mince exploit ». « La vie connaît des hauts et des bas. Votre dur labeur nous a déjà enseigné beaucoup, et le pays tout entier est fier de vous. » — Agence France-Presse

Afghanistan

Trump met fin aux négociations avec les talibans

Donald Trump a annoncé à la surprise générale hier soir qu’il mettait fin aux « négociations de paix » engagées depuis un an avec les talibans pour contribuer à résoudre 18 ans de conflit en Afghanistan, qui semblaient pourtant sur le point d’aboutir à un accord historique.

Le président des États-Unis a aussi dévoilé qu’il devait initialement rencontrer aujourd’hui à Camp David, « séparément » et dans le plus grand « secret », le président afghan Ashraf Ghani et « les principaux dirigeants des talibans ».

Cela aurait été une rencontre sans précédent, confirmant la préférence de Donald Trump pour la diplomatie au sommet.

« Ils étaient en route pour les États-Unis [hier] soir », mais « j’ai immédiatement annulé la réunion », a-t-il précisé sur Twitter.

« Malheureusement, pour tenter à mauvais escient d’accroître la pression », les talibans « ont reconnu un attentat à Kaboul qui a tué un de nos grands grands soldats, et 11 autres personnes », a-t-il souligné pour justifier sa décision spectaculaire de « mettre fin aux négociations de paix ».

Cet attentat survenu jeudi était le deuxième en quelques jours dans la capitale afghane à être revendiqué par les insurgés malgré « l’accord de principe » que le négociateur américain Zalmay Khalilzad affirmait avoir conclu avec eux lors des pourparlers de Doha, et qu’il était allé présenter en début de semaine au président Ghani.

« Ils n’ont fait qu’aggraver leur position ! »

« Qui sont ces gens qui tuent autant de monde pour soi-disant faire monter les enchères ? Ils ont échoué, ils n’ont fait qu’aggraver leur position ! », a encore lancé Donald Trump sur Twitter.

« S’ils sont incapables d’accepter un cessez-le-feu durant ces discussions de paix très importantes, et sont en revanche capables de tuer 12 innocents, alors ils n’ont probablement pas les moyens de négocier un accord significatif. Pendant combien de décennies encore veulent-ils combattre ? », a conclu le milliardaire républicain.

— Agence France-Presse

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