Politique

Doug Ford élu chef des conservateurs en Ontario

TORONTO — Doug Ford a été élu hier soir chef des conservateurs de l’Ontario et pourrait devenir en juin le premier ministre de cette province canadienne, où son frère Rob, mort en 2016, était connu pour ses frasques lorsqu’il était maire de Toronto.

À 53 ans, Doug Ford a remporté le vote des militants alors qu’il y a encore quelques semaines, il était donné battu. Il succède au leader conservateur Patrick Brown, contraint à la démission fin janvier en raison d’accusations d’inconduite sexuelle.

Soutien indéfectible de son frère Rob, éclaboussé par des scandales à répétition, Doug Ford l’a emporté face à trois candidates, dont la favorite Christine Elliott et Caroline Mulroney, fille de l’ancien premier ministre fédéral conservateur Brian Mulroney.

Jusqu’à la démission de Patrick Brown, les conservateurs étaient donnés largement favoris pour remporter en juin les législatives dans la province la plus peuplée du Canada, mais la personnalité de Doug Ford pourrait effrayer les sympathisants les plus modérés du parti.

« Nous venons d’assister à la naissance du Trump canadien », a commenté sur Twitter le sondeur québécois Jean-Marc Léger.

Anti-establishment

Quand Rob Ford était maire de Toronto entre 2010 et 2014, Doug Ford était conseiller municipal. Les frères Ford avaient un seul objectif à la mairie : réduire les impôts des contribuables et dénoncer l’establishment de la cinquième métropole d’Amérique du Nord.

Dès son arrivée à l’hôtel de ville, Rob Ford avait multiplié les frasques, souvent en raison de son penchant avoué pour l’alcool. Le truculent maire avait ensuite reconnu avoir consommé du crack, un puissant dérivé de la cocaïne.

Après qu’on lui eut diagnostiqué un cancer, Rob Ford avait renoncé au fauteuil de maire, mais avait été réélu en 2014 conseiller municipal avant de s’éteindre en mars 2016.

Colombie-Britannique

Des milliers de manifestants marchent contre l’oléoduc Trans Mountain

BURNABY, C.-B. — Des milliers de manifestants ont marché hier contre l’élargissement de l’oléoduc controversé Trans Mountain, qui triplerait le volume de pétrole acheminé de l’Alberta vers les côtes de la Colombie-Britannique.

Quelques heures plus tard, des centaines de partisans de l’oléoduc, dont plusieurs venaient de l’Alberta, ont défilé à leur tour.

Des dirigeants autochtones ont ouvert la marche des opposants, qui s’est déroulée à Burnaby, en banlieue de Vancouver, après avoir dit à la foule que la manifestation était une célébration de l’unité.

Les organisateurs de la marche ont toutefois prévenu les participants qu’à l’avenir, ils devraient être prêts à « franchir les lignes » et à faire face à de possibles arrestations.

Plusieurs manifestants brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire « L’eau est la vie » (Water is life) ou « Pas de consentement, pas d’oléoduc » (No consent, no pipeline).

D’autres transportaient des épaulards gonflables et jouaient du tambour.

Le projet

L’élargissement de l’oléoduc de l’entreprise américaine Kinder Morgan augmenterait de façon importante le trafic des pétroliers sur les eaux partagées entre le Canada et l’État de Washington.

Du côté des partisans, on a fait état de l’importance de combattre les « verts ». La foule a scandé des slogans comme « Risques limités ».

Selon Stewart Muir, il ne s’agit pas d’un choix économique au détriment de l’environnement. « Le Canada peut avoir les deux. On peut protéger et respecter l’environnement tout en tirant des avantages économiques qui permettront au Canada d’être ce qu’il a toujours été. »

Le premier ministre Justin Trudeau a approuvé le projet, affirmant qu’il allait dans le sens de l’intérêt national du Canada.

Kinder Morgan dit aller de l’avant avec ses travaux préparatoires à deux terminaux de Burnaby, mais l’entreprise a encore besoin d’obtenir plusieurs permis pour entamer la construction.

Le projet, qui fait l’objet de plusieurs poursuites, a aussi provoqué un conflit entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.

« Ce n’est que le début »

Les manifestants ont fait bien attention de se tenir loin de deux emplacements pour lesquels un juge de la Cour suprême a accordé à Kinder Morgan une injonction intérimaire, vendredi.

Cette injonction interdit aux manifestants de se rendre dans un rayon de 50 mètres des installations jusqu’à mercredi, lorsqu’une audience sur la question aura lieu.

« Ce n’est que le début », a promis Ruben George, membre de la Première Nation Tsleil-Waututh.

National Pictures of the Year

Deux photographes de La Presse se distinguent

Les photographes Martin Tremblay et Bernard Brault de La Presse sont au nombre des finalistes du prestigieux concours National Pictures of the Year, prix de photojournalisme canadien. Les gagnants seront dévoilés le 28 avril à Toronto. — Fanny Lévesque, La Presse

Piégés par la tempête de Martin Tremblay

La photo est en lice dans la catégorie Spot News. Le cliché a capté l’image surréaliste des automobilistes prisonniers de leur véhicule pendant des heures sur les autoroutes 13 et 20 lors de la tempête historique du 13 mars 2017. La photo de M. Tremblay a remporté en novembre dernier le prix Antoine-Desilets de la catégorie Nouvelles remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Bâton brisé de Bernard Brault

Le cliché a été retenu dans la catégorie Sports Action. L’image montre le bâton du frappeur Ryan Goins qui éclate au contact de la balle cognée lors d’un match préparatoire de la Ligue majeure de baseball opposant les Pirates de Pittsburgh au Blue Jays de Toronto au Stade olympique en avril 2017. La photo de M. Brault a obtenu en novembre dernier le prix Antoine-Desilets, décerné par la FPJQ, dans la catégorie Sports.

Marathon de Montréal

80 personnes attendent toujours d’être remboursées, selon l’organisation

Environ 80 personnes attendent toujours d’être remboursées par le Marathon de Montréal, a confirmé l’organisation. En septembre dernier, la présentation de la course de 42,2 km avait été annulée en raison de la chaleur accablante. Presque six mois plus tard, des coureurs attendent toujours d’être dédommagés, a écrit La Presse hier. Des participants ont déploré des problèmes de communication avec Competitor Group, propriétaire de la Rock’n’Roll Marathon Series, qui leur a plusieurs fois promis des remboursements qui ne sont jamais arrivés. « Nous sommes désolés que ce soit si long pour les personnes qui attendent encore, a dit Caroline Lavoie, porte-parole de l’événement. Nous allons continuer de travailler d’arrache-pied pour terminer de rembourser tout le monde. » 

— Simon-Olivier Lorange, La Presse

Québec

Des infirmières manifestent contre leurs conditions de travail

Près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier devant l’Assemblée nationale pour dénoncer entre autres les conditions de travail pénibles des infirmières ainsi que la réforme du système de la santé imposée par le ministre Gaétan Barrette. Mélie-Jade Lynch n’a que 23 ans et déjà, la jeune infirmière dit ressentir la pression. « Je pense que plus le nombre d’infirmières qui vont parler est grand, plus les chances que les choses changent sont grandes », a-t-elle dit. Infirmier dans le Grand Nord, M. Talbot a dénoncé le fait que les infirmières vivent une « violence quotidienne » dans leur milieu de travail. « On n’a pas les mêmes conditions, mais il faut se tenir ensemble pour dénoncer les décisions que ce gouvernement a prises, qui mettent en péril la sécurité des soins rendus à la population. »

Le Soleil

Montréal

Une nouveau-née meurt dans un refuge

Un petite fille nouveau-née âgée de 15 jours a été trouvée en arrêt cardiorespiratoire, vendredi soir, dans un refuge pour femmes violentées, à Montréal. Malgré les tentatives de réanimation, le bébé est mort à l’hôpital, en soirée. Les services d’urgence ont reçu un appel vers 22 h 20, vendredi, signalant un bébé en arrêt cardiorespiratoire dans un appartement de la rue Notre-Dame Ouest. Les premiers répondants ont effectué des manœuvres de réanimation, sans succès. « Selon les premières constatations, le bébé ne portait aucune marque apparente de blessure ni du syndrome du bébé secoué. Il y aura une autopsie pour connaître les causes du décès, mais a priori, il n’y avait pas de marques de blessure », a avancé Jean-Pierre Brabant, relationniste du Service de police de la Ville de Montréal. Un coroner a été mandaté pour faire la lumière sur les événements, survenus dans un refuge qui assure la protection de femmes victimes de violence conjugale ainsi que celle de leurs enfants.

— Audrey Ruel-Manseau, La Presse

Mile End

La cofondatrice du restaurant Wilensky s’est éteinte

La cofondatrice du restaurant Wilensky, véritable institution du quartier Mile End, à Montréal, s’est éteinte vendredi. Ruth Wilensky avait 98 ans. Mme Wilensky et son mari, feu Moe Wilensky, avaient ouvert le restaurant portant leur nom en 1932. Si, en huit décennies, ni le décor ni le fameux sandwich salami, « baloney » et moutarde du casse-croûte n’ont changé, la clientèle est aujourd’hui bien différente. Jadis fréquenté par des ouvriers et des familles principalement juives, l’endroit accueille maintenant bon nombre de touristes. Nul doute que l’honorable mention attribuée au Spécial Wilensky par le magazine Travel + Leisure en 2012 y est pour quelque chose. Ce classique montréalais y figurait parmi les 13 « meilleurs sandwichs du monde ». L’an dernier, la doyenne de la famille avait participé aux célébrations soulignant le 85e anniversaire du petit restaurant situé au coin de l’avenue Fairmont Ouest et de la rue Clark. Ses funérailles seront célébrées aujourd’hui « dans la plus stricte intimité », a indiqué la famille dans l’avis de décès. — Audrey Ruel-Manseau, La Presse

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