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Les nouvelles de la semaine

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile.

La Bugatti Chiron atteint les 490 km/h

Les athlètes vous le diront, les records existent pour une seule et unique raison : se faire battre. C’est particulièrement le cas en automobile. Bugatti a de nouveau gravé son nom dans l’histoire automobile en franchissant la barre des 300 mi/h en atteignant une vitesse de pointe de 490 km/h le 2 août dernier. Le record, annoncé la semaine dernière, a été réalisé sur l’anneau de vitesse de 21 km d’Ehra-Lessien, en Allemagne. C’est l’Anglais Andy Wallace, celui-là même qui a poussé il y a 21 ans une McLaren F1 à 391 km/h, qui l’a réalisé, au volant d’une Chiron dont la carrosserie a été modifiée pour assurer sa stabilité. La supervoiture de 1500 ch chaussait des Michelin Pilot Sport Cup 2 conçus expressément pour la mission. Bugatti a également déclaré que ce serait sa dernière tentative de record de vitesse.

C’est la fin pour la Fiat 500 en Amérique du Nord

Plusieurs diront que ce n’était qu’une question de temps. Fiat a annoncé la semaine dernière son intention de retirer la 500 de sa gamme nord-américaine après l’année-modèle 2019. Lorsque nous l’avons questionnée sur le sujet, la filiale canadienne de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a précisé dans une courte déclaration transmise par courriel que les stocks actuels pourraient suffire à la demande jusqu’en 2020. La citadine, arrivée en Amérique du Nord en 2011, n’aura donc fait que passer. Ses ventes anémiques, son bilan général de fiabilité très mitigé et l’absence d’investissements dans une mise à jour plus que nécessaire l’auront plombée. FCA Canada n’a pas voulu s’avancer sur un retour possible du modèle lors de la transition vers une prochaine génération, qui sera tout électrique.

Deux importants rappels de modèles Ford

Ford a récemment lancé deux campagnes de rappels touchant un grand nombre de modèles Ford et Lincoln. Le premier rappel de 58 712 véhicules au Canada concerne un problème détecté dans le mécanisme de réglage du dossier de certaines camionnettes de Série F (de 2018 à 2020), d’Explorer (2019 et 2020), d’Expedition (2019 et 2020) et de Lincoln Aviator (2020). En raison d’une pièce manquante, le dossier pourrait bouger au cours d’une collision. L’autre rappel de 8134 véhicules vise à régler un problème de corrosion dans la direction des Ford Fusion (de 2013 à 2016), Lincoln MKZ (de 2013 à 2016), Ford Edge (2015 et 2016) et Lincoln MKX (2016). Le servomoteur de la direction peut se détacher de son boîtier en raison de boulons corrodés et provoquer une perte d’assistance.

Enfants oubliés dans des véhicules : un système d’alerte de série d’ici 2025

Les constructeurs automobiles membres de l’Association of Global Automakers et de l’Alliance of Automobile Manufacturers ont publié un communiqué commun, la semaine dernière, annonçant l’introduction volontaire d’un dispositif d’alerte de série dans tous les véhicules pour contrer les oublis d’enfants sur les sièges arrière. Ce système sera dorénavant intégré dans l’équipement de série de presque tous les véhicules disposant de sièges arrière d’ici 2025. Les deux regroupements lancent également une campagne de sensibilisation pour éviter les trop nombreuses tragédies impliquant de jeunes enfants. Rappelons que quelques constructeurs offrent déjà un tel dispositif, ainsi que certains fabricants de sièges pour enfants.

Propulsion électrique

Mazda, la bonne prise ?

Avec un retard de près de 10 ans sur la concurrence japonaise, sans parler des marques américaines, coréennes et européennes, Mazda se branche. La marque dont le siège social se trouve à Hiroshima fait son entrée dans l’univers de la propulsion électrique. Une arrivée que d’aucuns jugeront plutôt timide, dans la mesure où la marque nippone n’ose visiblement pas prendre à rebrousse-poil plusieurs des caractéristiques (plaisir de conduire, construction allégée, efficacité) qui définissent aujourd’hui son identité. 

Ainsi, pour justifier la présence d’une batterie de 35,5 kWh (autonomie présumée de 200 km), Mazda avance, en toute logique, l’importance de veiller à contenir le poids, réduire le coût et améliorer la tenue de route d’un véhicule électrique. L’argument a du bon, mais à une époque où l’autonomie annoncée des véhicules électriques fait foi de tout, les 200 km de Mazda risquent de raviver l’anxiété qui hantait autrefois certains consommateurs qui, faut-il le rappeler, ne pouvaient compter sur un réseau de bornes de recharge aussi étendu que celui d’aujourd’hui.

La solution de Mazda est donc d’embarquer un minimum de batteries et de s’en remettre à un « prolongateur d’autonomie » sous la forme d’un moteur thermique (comme la Chevrolet Volt ou encore la BMW i3) pour permettre de plus longs relais.

Mazda s’en remet ici à un moteur rotatif. Une motorisation compacte, légère, mais qui, depuis le retrait de la RX-8 (2012), a été mise entre parenthèses, car elle est peu compatible avec les contraintes de consommation…

Mazda, qui n’est pas à un choix anticonformiste près, annonce que cette motorisation s’abreuve aussi bien d’essence que d’hydrogène. Une avancée sur laquelle la firme nippone travaille depuis bientôt 30 ans.

Mazda présentera officiellement le premier véhicule bénéficiant de sa technologie e-TPV à l’occasion du Salon automobile de Tokyo, le mois prochain. Ce véhicule entreprendra une carrière sur le marché canadien à la fin de l’année 2020 au Canada.

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