FRANCE

« C’est un soulagement. Ce n’est pas triste. C’est un peu le rationnel qui prend le dessus. »

— François Lambert, neveu de Vincent Lambert, patient français en état végétatif depuis près de 11 ans, qui s’est éteint hier, huit jours après l’arrêt de ses traitements. Son cas était devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, la famille étant déchirée sur la poursuite des traitements. (Agence France-Presse)

FRANCE

Un ministre prié de justifier des dépenses fastueuses

Le ministre français de l’Environnement, François de Rugy, a été prié de justifier les dépenses fastueuses qui lui sont prêtées en dîners fins et travaux dans son appartement de fonction. Reçu hier pendant près de deux heures par le premier ministre Édouard Philippe, le numéro deux du gouvernement, ministre d’État, a pour l’heure sauvé sa tête : réclamée par plusieurs figures de l’opposition et au sein même de la majorité présidentielle, sa démission paraissait pourtant inéluctable après sept mois de fronde des gilets jaunes contre les injustices sociales. Photos, témoignages et documents à l’appui, le site d’investigation Mediapart a révélé avoir recensé entre octobre 2017 et juin 2018 une dizaine de dîners qui mobilisaient chaque fois le personnel de la résidence de M. de Rugy, alors président de l’Assemblée nationale. Homard, champagne et grands crus issus des caves de l’Assemblée étaient servis à des tablées de 10 à 30 invités, appartenant pour l’essentiel au cercle relationnel et amical de la femme de M. de Rugy, Séverine de Rugy, journaliste au magazine de célébrités Gala, accuse Mediapart. 

— Agence France-Presse

Venezuela

Pas d’élection présidentielle anticipée, affirme un leader

Le numéro 2 du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello, a écarté l’hypothèse qu’une élection présidentielle anticipée soit au centre des négociations qui se tiennent cette semaine entre l’opposition et le gouvernement dans l’île caribéenne de la Barbade. « On dit : le gouvernement va à la Barbade parce qu’il va y avoir une élection présidentielle dans je ne sais combien de temps et que les candidats sont X ou Y […]. Ici [au Venezuela], il n’y a pas d’élection présidentielle [prévue], ici, le président s’appelle Nicolás Maduro », a déclaré mercredi soir celui qui est président de l’Assemblée constituante, uniquement composée de partisans. S’exprimant lors de son émission à la télévision d’État VTV, Diosdado Cabello a qualifié cette éventualité de « rumeur ». Dans l’intervalle, le gouvernement et l’opposition au Venezuela se sont mis d’accord sur la mise en place d’une plateforme de dialogue permanente, après avoir conclu une séance de pourparlers à la Barbade, a-t-on annoncé hier de source officielle norvégienne. — Agence France-Presse

Lettre à l’ONU sur les camps de rééducation

La Chine dénonce une « calomnie »

La Chine a décrit hier comme une « calomnie » la lettre envoyée à l’ONU par une vingtaine de pays, dont le Canada, pour dénoncer l’internement de membres de minorités ethniques dans la région chinoise du Xinjiang (Nord-Ouest).

Depuis une série d’attentats sanglants attribués à des membres de l’ethnie turcophone et musulmane des Ouïghours, le gouvernement chinois impose des mesures de sécurité draconiennes dans ce vaste territoire, frontalier de l’Asie centrale et du Pakistan.

La Chine est soupçonnée d’y avoir interné jusqu’à un million de personnes dans des camps de rééducation. Pékin dément ce chiffre et parle de « centres de formation professionnelle » destinés à enseigner des connaissances et à lutter contre la radicalisation islamiste.

La lettre, signée par 21 pays occidentaux et par le Japon, « lance des accusations gratuites, attaque et calomnie la Chine », a déclaré Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Elle politise ouvertement la question des droits de l’homme et s’ingère grossièrement dans les affaires intérieures chinoises », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse régulière.

Cette lettre, signée notamment par la France, l’Australie, le Royaume-Uni, la Suisse et les Pays-Bas, est adressée à la haute-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, et au président du Conseil des droits de l’homme, Coly Seck.

« Détentions arbitraires »

Les cosignataires se disent « préoccupés par les rapports crédibles faisant état de détentions arbitraires […], ainsi que de surveillance généralisée et de restrictions, ciblant particulièrement les Ouïghours et d’autres minorités dans le Xinjiang, en Chine ».

La Chine s’est également défendue hier après plusieurs déclarations récentes de dirigeants étrangers. Le ministre des Affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt, a notamment estimé que les États qui maltraitent les journalistes doivent en payer le « prix diplomatique », citant notamment l’emprisonnement de militants en Chine.

Le porte-parole Geng Shuang a appelé Jeremy Hunt à « ne pas parler de la Chine à tort et à travers » pour tenter de gagner des voix dans la course au poste de premier ministre britannique.

— Agence France-Presse et La Presse

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