VENEZUELA

« Quelqu’un veut utiliser la population civile et son désespoir comme un instrument pour déstabiliser le pays. »

— Francesco Rocca, président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, qui a dénoncé lundi une politisation « inacceptable » de l’aide au Venezuela (AFP)

CONTESTATION EN Iran

« Au moins 208 morts », selon un nouveau bilan d’Amnistie

Au moins « 208 personnes » ont été tuées dans la répression du mouvement de contestation qui a vu le jour à la mi-novembre en Iran, a affirmé lundi Amnistie internationale, revoyant à la hausse son précédent bilan de 161 morts publié vendredi. « Le bilan réel » de cette répression « est vraisemblablement supérieur » à 208 morts, ajoute dans un communiqué l’ONG établie à Londres, précisant que cette estimation se fonde sur des « informations crédibles » obtenues par ses soins. Des dizaines de morts ont été enregistrées dans la seule ville de Chahriar, dans la province de Téhéran, « l’une des villes où le bilan […] est parmi les plus élevés », selon Amnistie. « Ce bilan alarmant est une preuve supplémentaire que les forces de sécurité iraniennes se sont engagées dans une horrible tuerie », estime Philip Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer d’Amnistie internationale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Il « démontre le mépris total des autorités iraniennes pour la vie humaine », ajoute-t-il. — Agence France-Presse

ANGLETERRE

La présumée victime du prince Andrew se raconte

La femme qui soutient avoir été forcée d’avoir une relation sexuelle avec le prince Andrew alors qu’elle avait 17 ans demande à la population britannique de la soutenir dans sa quête de justice. Dans une entrevue diffusée lundi soir à l’émission d’affaires publiques Panorama, de la BBC, Virginia Roberts Giuffre estime que les gens « ne devraient pas accepter cela ». Lors de cette première entrevue télévisée au Royaume-Uni, Mme Giuffre décrit comment elle a été victime de Jeffrey Epstein, un délinquant sexuel notoire, à partir de 2001. Elle assure aussi qu’elle a eu des relations sexuelles avec le prince Andrew à trois reprises, dont une fois à Londres. « Ce n’est pas une sordide histoire de sexe : c’est une histoire de traite de personnes, une histoire d’agression, et c’est l’histoire de votre royauté », a soutenu Mme Giuffre. Le prince Andrew, âgé de 59 ans, a catégoriquement nié avoir eu des relations sexuelles avec Mme Giuffre. Il s’est excusé pour son association avec Jeffrey Epstein.

— Agence France-Presse

Groenland

Un lac se vide en quelques heures

Des chercheurs ont observé en temps réel un lac à la surface de l’épaisse glace du Groenland se vider dans de profondes crevasses en quelques heures, un phénomène appelé à devenir plus fréquent avec le réchauffement climatique. La couche de glace au Groenland peut faire un kilomètre d’épaisseur, et pendant l’été, il est habituel qu’une partie de la surface fonde et crée des lacs. Ceux-ci peuvent ensuite trouver une faille dans la glace et, sous la pression, agrandir la faille et ouvrir un immense trou descendant jusqu’à la base de la calotte glaciaire, un kilomètre plus bas. Ce phénomène connu est difficile à observer directement, mais les glaciologues du Scott Polar Research Institute, de l’Université de Cambridge, ont eu de la chance quand ils sont arrivés au glacier Store, dans l’ouest du Groenland, en juillet 2018. Quelques jours après leur arrivée, en cinq heures, les deux tiers du lac, soit près de 5 millions de litres, ont disparu de la surface, engloutis dans le sol. — Agence France-Presse

ANGLETERRE

Hommage aux victimes de l’attentat de London Bridge

Les Britanniques ont rendu hommage lundi, à Londres et à Cambridge, aux victimes de l’attentat de London Bridge, qui a conduit le gouvernement de Boris Johnson, en pleine campagne électorale, à réexaminer la libération anticipée de dizaines de condamnés pour terrorisme.

Trois jours après l’attaque revendiquée par le groupe djihadiste État islamique, qui a fait deux morts et trois blessés, le premier ministre, entouré du chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn et du maire de Londres Sadiq Khan, a observé en fin de matinée une minute de silence lors d’une cérémonie dans le centre de la capitale britannique.

Le maire travailliste de la capitale britannique a ensuite rendu hommage à Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, mortellement poignardés vendredi par Usman Khan lors d’une conférence sur un programme de réinsertion de détenus à laquelle ils participaient.

« La meilleure manière de vaincre cette haine » est de se concentrer « sur les valeurs qui nous unissent », a déclaré Sadiq Khan, qui a salué des « Londoniens ordinaires et des services de secours qui ont bravé le danger, risquant leur vie pour secourir des gens qu’ils ne connaissaient pas ».

Une minute de silence a également été observée à Cambridge, où la compagne de Jack Merritt, Leanne O’Brien, s’est effondrée en larmes, serrant une peluche.

Programme de réhabilitation

Les deux victimes, diplômés de la prestigieuse université, participaient à un programme de formation de son institut de criminologie qui met en relation étudiants et prisonniers en vue notamment de la réhabilitation de ces derniers. Jack Merritt y participait comme « coordinateur » et Saskia Jones en tant que « volontaire », selon la police.

« Généreuse au point de toujours vouloir voir le meilleur chez les gens », selon sa famille, Saskia Jones avait récemment posé sa candidature pour entrer dans la police. Elle voulait « se spécialiser dans le soutien aux victimes ».

Originaire de Cottenham, près de Cambridge, dans l’est de l’Angleterre, « Jack vivait selon ses principes, il croyait à la rédemption et à la réhabilitation, pas à la vengeance, et il prenait toujours parti pour les plus faibles », a commenté sa famille dans un communiqué.

Le jeune homme « ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes pour les prisonniers ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire », a ajouté sa famille.

Ces déclarations ont fait écho à celles du premier ministre Boris Johnson. Ce dernier a promis, en pleine campagne pour les élections anticipées du 12 décembre, des peines plancher et la fin des libérations anticipées pour les auteurs d’infractions terroristes, s’attirant des accusations de récupération politique.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.