Le Canadien

Les leçons de Niemi

Antti Niemi a connu sa part d'adversité au cours de sa carrière, surtout cette saison. Et il n'hésite pas à transmettre ses conseils aux plus jeunes, notamment à Charlie Lindgren.

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« Il est un excellent exemple pour Lindgren »

Si quelqu’un chez le Canadien s’y connaît en adversité, c’est bien Antti Niemi. Son contrat a été racheté par les Stars durant l’été, puis il a été placé au ballottage successivement par les Penguins et les Panthers après un début de saison horrible.

Quand il est arrivé à Montréal, plusieurs croyaient que c’était une question de temps avant qu’il se retrouve, encore une fois, sur la voie d’évitement. Pourtant, le voici encore avec le Canadien, et le voici avec une fiche de 4-1-2 à ses sept dernières décisions. Son efficacité était à ,822 quand le Canadien l’a réclamé, elle est aujourd’hui à ,903.

Alors, quand Claude Julien a décidé de laisser Charlie Lindgren devant le filet même s’il avait accordé quatre buts en première période face aux Devils, le jeune gardien savait vers qui se tourner pour demander conseil.

« J’ai parlé à Antti avant l’entraînement [hier], a dit Lindgren. Il m’a dit de continuer à travailler, de continuer à me battre. J’apprends d’Antti et chaque fois qu’il parle, j’écoute attentivement. Je suis reconnaissant de la chance que j’ai de jouer avec lui. »

Claude Julien a été tranchant, mais fin pédagogue, dans sa décision de laisser Lindgren en poste. Il voulait voir ce qu’il avait dans le ventre. Il voulait évaluer son caractère, comme il l’a expliqué hier. Lindgren ne l’a pas déçu.

« J’aime garder les buts, a ajouté Lindgren. J’étais content qu’ils me laissent là pour terminer le match, pour que je continue à me battre. J’ai aimé avoir cette opportunité bien plus que si j’avais été retiré du match. »

Belle relation

Les deux gardiens ont une belle relation, Lindgren ne manque pas de le rappeler. Même si Niemi sait très bien ce qui l’attend, et c’est tout à son honneur. À moins d’un coup de théâtre, le stoïque Finlandais de 34 ans ne sera pas de retour l’an prochain puisque le Canadien a offert un contrat à un volet à Lindgren.

Pourtant, pas de jalousie. Les deux gardiens se poussent l’un l’autre. Niemi connaît son rôle d’adjoint d’expérience et il l’accepte. Ce rôle requiert d’avoir l’humilité d’aider les plus jeunes. Ce qu’on le voit souvent faire dans le vestiaire. D’autant plus que sa résurrection dans l’uniforme du Canadien, avec Stéphane Waite, pourrait bien lui permettre de prolonger sa carrière.

« Cette saison a été une saison d’adversité pour lui, a expliqué Lindgren. J’en ai connu moi aussi. L’important est la manière dont tu gères l’adversité. Je l’ai gérée de la bonne manière toute la saison. Je veux continuer à le faire. »

« Tout ne se passera pas toujours comme tu veux, mais j’ai appris énormément cette saison. Ça va faire de moi un meilleur gardien. »

— Charlie Lindgren

Avant ce désastre de première période contre les Devils, Lindgren avait en effet connu sa part d’adversité. Il a dû attendre presque un mois après son premier renvoi avec le Rocket, en novembre, avant de gagner un match. Un des moments les plus éprouvants de sa carrière, nous dira-t-il après la victoire tant attendue. Sa fiche dans la Ligue américaine (8-14-1) n’a rien d’inspirant. Pourtant, il n’a presque jamais déçu sur la grande scène.

Claude Julien reconnaît le mérite de Niemi pour le développement récent de Lindgren.

« Les statistiques de Niemi n’étaient pas les plus élégantes, mais elles ne reflétaient pas son jeu, a jugé l’entraîneur. Il est un excellent exemple pour Lindgren. Déjà que Lindgren travaille fort, il voit un vétéran beaucoup plus âgé que lui qui continue à se battre. L’éthique de travail va toujours être l’aspect numéro un. Tout le monde a du talent, mais l’éthique de travail sépare les joueurs. Un gars comme Lindgren peut profiter de ça. »

On a fait grand cas du mélange de jeunes et de vétérans à la défense, c’est exactement la même situation devant le filet. Avec exactement le même objectif. Lindgren fait partie de ces jeunes qui devront apprendre de cette saison, pour ne pas la répéter. Niemi ne sera plus là, ça ne veut pas dire qu’il n’aura pas, d’une certaine manière, laissé sa marque.

Le Canadien

Le point sur les blessés

Antti Niemi était de retour à l’entraînement hier, après avoir raté un match en raison d’une blessure au bas du corps. Claude Julien ne sait pas s’il sera à son poste contre les Panthers. Charles Hudon devrait quant à lui sauter son tour. Il s’est entraîné avec ses coéquipiers, mais ne semble pas suffisamment remis de sa blessure à une main. Paul Byron et Brendan Gallagher ont pour leur part profité d’une journée de repos pour subir quelques traitements. Pour l’instant, Claude Julien s’attend à ce qu’ils soient à leur poste contre les Panthers.

— Jean-François Tremblay, La Presse

Nikita Scherbak et Rinat Valiev

Une amitié solide

Il suffit de faire un petit tour sur le compte Instagram de Rinat Valiev pour constater qu’il semble y avoir un joueur de qui il est très près chez le Canadien : Nikita Scherbak.

On voit les deux hommes au cinéma, au restaurant, dans l’entourage de l’équipe nationale russe, l’un contre l’autre dans la Ligue de l’Ouest. La plus représentative de leur relation est une photo de 2014, sur le bord d’un lac, prise tout juste après le repêchage.

Leurs visages de gamins sont surplombés d’une casquette des Maple Leafs, pour Valiev, et du Canadien, pour Scherbak. Quatre ans après ce grand jour, voici les bons amis réunis dans le même vestiaire.

« Dès que j’ai été échangé, il m’a appelé et on ne faisait que crier, a raconté Valiev. J’étais très heureux. »

Les deux Russes se sont liés d’amitié alors qu’ils jouaient dans l’Ouest en 2013, Valiev à Kootenay, Scherbak à Saskatoon. Ils s’entraînaient ensemble l’été venu. Ils ont aussi défendu les couleurs de la Russie lors de la Super Série Subway en 2013. Plus tard, ils se sont affrontés dans la Ligue américaine, dans l’uniforme des Marlies et des IceCaps, devenus le Rocket.

« On a passé beaucoup de temps ensemble, on se connaît très bien, a ajouté Scherbak. Chaque fois que l’on s’affrontait, on se retrouvait toujours pour manger, jaser de la vie, du hockey. C’est aussi mon cochambreur. »

Que Valiev veut-il que l’on sache de son ami ?

« C’est un gars positif, très talentueux. Il aime jouer à la PS4 contre moi, même si c’est moi qui gagne d’habitude. Il est agréable à côtoyer. Je suis très semblable, j’aime avoir du plaisir, sur la glace et à l’extérieur de la glace. »

Galchenyuk, jeune mentor

Scherbak s’est révélé cette saison comme un joueur qui pourrait jouer un plus grand rôle l’an prochain. Ce n’est pas parfait, mais il a connu des moments brillants sur la glace. Pour Valiev, il s’est quand même bien tiré d’affaire à son premier match, mais la marche est plus haute.

Pour les aider à s’établir dans la LNH, une autre photo, toute récente, est très intéressante. On y voit Alex Galchenyuk magasinant avec les deux hommes. Un autre signe que le jeune vétéran prend son rôle de mentor de plus en plus au sérieux.

« Alex a été très important pour moi, a reconnu Valiev. Il nous a pris sous son aile, il nous a montré plusieurs endroits, il a aidé à notre transition. C’est facile pour moi avec ces joueurs russes dans l’équipe. Je le connaissais un peu avant, mais il m’a vraiment aidé. »

Le Canadien

Les minutes de Jacob De La Rose

Dès que Tomas Plekanec a quitté le Canadien, la vie de Jacob De La Rose a changé. Il s’est retrouvé avec de beaucoup plus grandes responsabilités. Avant, il était soit laissé de côté, soit utilisé huit ou neuf minutes. Voilà maintenant que son temps de jeu augmente de soir en soir. Il a atteint face aux Devils un sommet cette saison de 15 min 53 s. En plus, il a obtenu deux buts et deux aides en six matchs, avec un différentiel de + 2. « Je suis toujours prêt à jouer, a-t-on réussi à lui extirper. J’essaie de saisir le moment et de profiter de chaque occasion qu’on me donne » Heureusement, Claude Julien a été plus volubile à son sujet : « Depuis son retour, il a compris qu’il doit avoir un impact sur le match. C’est correct de patiner et de ne pas prendre de risques, mais ce n’est pas assez. »

— Jean-François Tremblay, La Presse

Le Canadien

Des contrats pour Bitten et Pezzetta

Le Canadien a accordé des contrats aux attaquants William Bitten et Michael Pezzetta. Dans les deux cas, il s’agit d’ententes de trois ans qui entreront en vigueur en 2018-2019. Les deux joueurs auront 20 ans au cours des prochains mois et pourront donc faire le saut chez les professionnels la saison prochaine. Bitten compte 19 buts et 42 passes pour 61 points avec les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL). Le Franco-Ontarien a été repêché au 3e tour (70e au total) en 2016.

Pezzetta a quant à lui établi des sommets personnels cette saison avec 22 buts, 28 passes et 50 points. Il a amorcé la saison avec les Wolves de Sudbury, avant de passer au Sting de Sarnia. Pezzetta a été repêché au 6e tour (160e au total) également en 2016. 

— Guillaume Lefrançois, La Presse

Le Canadien

Une jeune équipe

Mardi, le Canadien a mis sur la glace une formation très jeune. L’âge moyen de l’équipe qui a affronté les Devils était sous les 26 ans, ce qui fait du Canadien l’une des plus jeunes équipes du circuit. Plusieurs vétérans comme Carey Price, Shea Weber et Max Pacioretty sont blessés. Ce sont donc Jeff Petry et Jordie Benn, âgés de 30 ans, qui étaient les doyens du vestiaire. Dans un tel contexte, un joueur comme Petry se retrouve avec un tout nouveau rôle.

« On a des joueurs plus jeunes, Benn, Karl Alzner et moi, on doit les aider. Quand j’étais dans leur situation, des joueurs plus expérimentés m’ont aidé. Mon rôle est de faire la même chose. » Petry était jumelé au nouveau venu Mike Reilly, Karl Alzner à Noah Juulsen, et Jordie Benn à Rinat Valiev. Bref, un jeune et un vétéran dans chacun des duos.

— Jean-François Tremblay, La Presse

Sondage

Price, le plus dur à déjouer

Même s’il est loin de connaître la meilleure saison de sa carrière, Carey Price demeure le gardien de but le plus difficile à déjouer dans la Ligue nationale, et ce, par une forte marge. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par l’Association des joueurs de la LNH, auquel ont participé plus de 500 des quelque 750 joueurs du circuit. Le portier du Canadien de Montréal a reçu 41 % des votes parmi les 439 joueurs qui se sont prononcés sur la question. Le scrutin s’est échelonné du camp d’entraînement jusqu’au 6 janvier.

Sidney Crosby est notamment perçu par 29,9 % comme le joueur le plus difficile à affronter et par 33 % comme le meilleur modèle. Le Centre Bell est considéré comme l’aréna le plus agréable où jouer. Les partisans du Canadien se classent troisièmes, derrière ceux des Blackhawks et des Predators.

— La Presse canadienne

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