Taxis

Québec propose des amendements au projet de loi

Le gouvernement Legault propose des amendements au projet de loi modernisant l’industrie du taxi afin de l’adopter cette semaine avant que le projet pilote encadrant Uber prenne fin, lundi prochain.

Dans un communiqué, alors que le projet de loi 17 est toujours en étude détaillée en commission parlementaire, le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé hier après-midi des mesures « à coût nul » afin de répondre à certaines demandes de l’industrie du taxi, avec qui il a eu des pourparlers au cours des dernières semaines.

Québec propose d’amender son projet de loi afin de devancer le paiement d’une redevance temporaire de 0,90 $ par course qui doit servir à dédommager les personnes ayant acheté des permis de taxi, bientôt abolis. Selon le scénario initial, cette redevance d’une totalité maximale de 270 millions devait se faire sur une période de cinq à six ans. Un paiement serait désormais fait « dans les prochains mois », explique-t-on au cabinet de M. Bonnardel. Le gouvernement se rembourserait ensuite au cours des prochaines années en percevant la redevance temporaire.

Une table de concertation

Le ministre des Transports propose aussi de créer une table nationale de concertation de l’industrie du transport rémunéré de personnes par automobile. Cette table « aura comme mandat de conseiller le gouvernement relativement aux enjeux découlant de l’adoption » du projet de loi 17, lit-on dans le communiqué. Québec réserverait de plus « l’exclusivité pour l’industrie du taxi traditionnel des contrats de transport adapté conclus avec les organismes de transport ».

Par le passé, les propriétaires de permis de taxi se sont dits insatisfaits de l’indemnisation comprise dans la réforme du gouvernement du Québec. Celle-ci s’élève à 814 millions, soit 250 millions versés en 2018 aux titulaires de permis, 250 millions annoncés en mars dernier, 270 millions sous la forme d’une redevance de 0,90 $ perçue à chaque course et 44 millions offerts à l’industrie pour se moderniser, provenant des redevances payées par Uber depuis 2017.

Les chauffeurs de taxi ont souvent réclamé ces derniers mois plus de 1,3 milliard de dédommagements pour la perte de valeur de leurs permis et leur rachat à la suite de l’arrivée de l’entreprise Uber dans le marché québécois.

Le projet pilote permettant à Uber d’exercer ses activités au Québec prend fin lundi prochain. Au cabinet du ministre François Bonnardel, on pense pouvoir adopter le projet de loi avant cette échéance.

— Avec La Presse canadienne

Groupe Capitales Médias

Une campagne afin de former des coopératives

Les employés des six quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) lancent une campagne coordonnée afin de former des coopératives de solidarité pour chacun des journaux.

Le représentant du journal Le Quotidien, Louis Tremblay, demande aux communautés desservies par chaque publication de signer des lettres d’engagement comportant des montants de contribution volontaire pour le démarrage de la coopérative de leur journal. L’objectif est de déposer une offre de reprise cohérente soutenue par un plan d’affaires viable sur un horizon de cinq ans.

M. Tremblay est le porte-parole du comité provisoire chargé de développer le projet. Ce comité représente tous les employés, qu’ils soient syndiqués ou non, et est composé de six autres représentants des cadres de Groupe Capitales Médias de même que des journaux La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, Le Soleil, Le Droit et La Tribune.

La campagne, intitulée « Je coopère pour mon journal », se déploie dès cette semaine. Les personnes, organisations et entreprises qui le souhaitent pourront contribuer par l’entremise de la plateforme web coopmonjournal.com ou lors de sollicitations qui se dérouleront dans les régions où sont implantés les journaux.

Jusqu’au 25 octobre pour une offre

Les parties souhaitant reprendre les journaux ont jusqu’au 25 octobre pour déposer une offre. Le comité provisoire est soutenu par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité ainsi que par la Fédération nationale des communications de la CSN.

Il y a deux semaines, le syndic PricewaterhouseCoopers a fait savoir que les parties souhaitant reprendre des journaux de Groupe Capitales Médias (GCM) devraient mettre certaines de leurs cartes sur la table si elles déposent une offre visant à acquérir une partie ou l’ensemble du groupe de presse, qui s’est placé à l’abri de ses créanciers au mois d’août.

Chaque acquéreur potentiel devra notamment indiquer le nombre d’emplois qui seront vraisemblablement maintenus et le traitement envisagé des accréditations syndicales.

Le syndic devrait présenter au plus tard le 6 novembre à la Cour supérieure du Québec l’offre jugée la plus avantageuse.

En août, Groupe Capitales Médias a reçu une aide d’urgence de 5 millions du gouvernement du Québec. Il traîne des créances d’environ 26 millions.

Le groupe de presse est aussi aux prises avec un déficit actuariel du régime de retraite des employés qui atteint 65 millions, d’après la plus récente évaluation qui remonte à la fin de la dernière année.

Secteur minier

Un peu plus de temps pour Nemaska Lithium

Nemaska Lithium et le Groupe Pallinghurst se donnent plus de temps pour conclure une entente permettant au groupe londonien de s’installer aux commandes de la société québécoise, dans laquelle Québec a investi 130 millions et qui tente d’obtenir le financement nécessaire pour compléter son projet de mine et d’usine de transformation de lithium.

La période d’exclusivité venait à échéance vers le 19 octobre, et Nemaska Lithium a indiqué hier, après la clôture des marchés financiers, que cette fenêtre serait prolongée jusqu’au 31 décembre.

Dans un communiqué, le président et chef de la direction de la société, Guy Bourassa, a indiqué avoir « toutes les raisons de croire que nous avons répondu à toutes leurs exigences [de Pallinghurst] au niveau des vérifications techniques du projet ».

Dans le cadre de son projet annoncé en mai 2018 et initialement estimé à 1,1 milliard, Nemaska Lithium prévoyait de transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi – à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau – en sels de lithium à valeur ajoutée, pour ensuite le vendre à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables lithium-ion.

En raison des dépassements de coûts, la société a décidé, plus tôt cette année, d’interrompre la construction de son usine de Shawinigan.

Un litige judiciaire

Parallèlement, Nemaska Lithium est toujours impliquée dans un litige judiciaire avec des créanciers obligataires qui détiennent des obligations de 350 millions, puisqu’elle souhaite rembourser ces derniers, ce qui mettrait ainsi fin à leur contrat.

Pallinghurst pourrait injecter un maximum de 600 millions d’argent neuf dans Nemaska Lithium. L’État québécois est actuellement le plus important actionnaire de l’entreprise, avec une participation d’environ 13 % détenue par l’entremise d’Investissement Québec.

À la Bourse de Toronto, le cours de l’action de Nemaska Lithium est demeuré inchangé hier, clôturant à 22 cents.

Thomas Cook

800 000

Après avoir rapatrié d’urgence les 140 000 touristes abandonnés par la faillite du voyagiste Thomas Cook, le casse-tête du remboursement des 800 000 personnes dont les vacances sont tombées à l’eau ne fait que commencer. Au total, 150 avions auront permis de ramener quelque 140 000 personnes depuis le lancement du rapatriement, il y a deux semaines. En parallèle, les autorités britanniques mènent une opération inédite de remboursement de 360 000 réservations de vacances pour environ 800 000 personnes dont le séjour a été annulé. La demande était telle que certains avaient du mal à transmettre leur réclamation sur le site prévu à cet effet. — Agence France-Presse

Endettement

GE s’attaque aux retraites

Le conglomérat industriel américain General Electric a annoncé hier plusieurs mesures pour réduire son endettement, en particulier en s’en prenant à son programme de retraite maison. Ces nouveaux efforts s’inscrivent dans le cadre de la réduction de l’endettement total de General Electric, qui étouffe l’entreprise en difficulté. « Au total, les actions annoncées [hier] doivent permettre de réduire le déficit du fonds de retraite de 5 à 8 milliards de dollars et l’endettement général de l’entreprise de 4 à 6 milliards de dollars », explique GE dans un communiqué. — Agence France-Presse

Banques

HSBC envisage de supprimer 10 000 emplois supplémentaires

HSBC envisage de supprimer 10 000 nouveaux emplois, selon le Financial Times, deux mois après le départ surprise de son patron et une première annonce de 4000 suppressions de postes, face aux nombreux défis à relever entre guerre commerciale, Brexit et taux bas. Ces nouveaux licenciements concernent principalement des postes bien rémunérés et s’inscrivent dans le cadre d’une nouvelle campagne de réduction des coûts menée par le nouveau patron Noel Quinn. D’autres grandes banques tentent également de réduire leurs coûts. Le mois dernier, la Commerzbank, le deuxième prêteur allemand, a déclaré qu’elle prévoyait supprimer l’équivalent de 4300 postes à plein temps, soit un dixième de ses effectifs, et de fermer 200 agences dans le cadre de sa restructuration. La Deutsche Bank a annoncé 18 000 suppressions de postes et la Société générale, 1600.

— Agence France-Presse

Rectificatif

Costco

Dans notre texte « Costco au temps de la guerre commerciale », publié samedi, nous avons écrit qu’il y avait 783 Costco aux États-Unis. Or, il s’agit du nombre total de succursales dans le monde, et 544 d’entre elles se trouvent aux États-Unis. Nos excuses.

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