Ouganda

« Prends ta retraite, vieil homme »

— Titre d’une chanson controversée qui s’adresse au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. L’État a finalement abandonné hier les poursuites contre les musiciens qui étaient accusés d’avoir « perturbé la paix d’esprit » du président Museveni avec cette chanson suggérant qu’il devrait passer la main. (AFP)

France

Troisième épisode de grève dans le ferroviaire

La circulation des trains était un peu moins perturbée hier pour le troisième épisode de grève en pointillé à la SNCF, l’opérateur français du rail, mais les syndicats maintiennent la pression. Ce dernier épisode en date s’achèvera demain à 7h55. Les syndicats ont entamé début avril un mouvement de grève de deux jours sur cinq pour protester contre la volonté du gouvernement de transformer la Société nationale des chemins de fer (SNCF) en société anonyme à capitaux publics et d’ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence. La réforme prévoit aussi de supprimer l’octroi du statut spécial de cheminot à l’embauche. Le pourcentage des grévistes s’établissait dans la matinée à 22,5 % selon la SNCF, mais à 38 % pour le personnel indispensable à la circulation des trains, un taux beaucoup moins élevé qu’au cours du premier épisode de la grève (48 % les 3 et 4 avril). — Agence France-Presse

Gaza

Nouvelles violences à la frontière, un Palestinien tué

De nouveaux heurts, qui ont coûté la vie à un Palestinien, ont éclaté hier à la frontière entre Israël et la bande de Gaza pour le troisième vendredi consécutif, après des violences meurtrières ces deux dernières semaines. Selon le ministère de la Santé local, plus de 120 Palestiniens ont été blessés par balle et 400 autres ont été soignés à la suite notamment de suffocations provoquées par des grenades lacrymogènes. Depuis le début des protestations, 34 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes, selon le ministère de la Santé à Gaza. Lors des manifestations des deux derniers vendredis, des dizaines de milliers de Gazaouis se sont rassemblés à la frontière. Cette fois-ci, les manifestants sont moins nombreux, selon les journalistes de l’AFP. L’armée israélienne a évalué à 10 000 le nombre de participants contre le double la semaine dernière. — Agence France-Presse

Cambodge

Le premier ministre met en garde contre une « guerre » comme en Syrie

Le premier ministre cambodgien Hun Sen, au pouvoir depuis plus de 30 ans, a mis en garde hier les jeunes Cambodgiens contre une « guerre » comme en Syrie, à quelques mois d’élections controversées, sans opposants face à l’homme fort du pays. « Regardez la Syrie, est-ce que ce pays est capable d’organiser des événements heureux alors même qu’il est détruit par la guerre ? », a lancé Hun Sen, lors d’une grande cérémonie sur le site grandiose d’Angkor, symbole de l’apogée de l’empire khmer. Dans ses discours rappelant le chaos semé par les Khmers rouges dans les années 70, il ne cesse d’évoquer le risque de guerre civile s’il venait à quitter le pouvoir, agitant régulièrement les malheurs des Syriens comme exemple à éviter. Le principal parti de l’opposition, le CNRP, a été dissous en novembre 2017, point d’orgue d’une longue série d’attaques orchestrées par Hun Sen contre son seul adversaire crédible avant les élections de juillet. — Agence France-Presse

Équateur

Les deux journalistes et leur chauffeur enlevés sont morts

La voix brisée par l’émotion, le président équatorien Lenin Moreno a confirmé, hier, ce que redoutait le pays tout entier : les deux journalistes et le chauffeur du quotidien El Comercio enlevés fin mars à la frontière avec la Colombie ont été tués par leurs ravisseurs.

« Malheureusement, l’information que nous avons confirme l’assassinat de nos compatriotes », sans doute kidnappés par des dissidents de l’ancienne guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) impliqués dans le trafic de drogue, a annoncé le chef d’État dans une déclaration à la presse à Quito.

Le président, qui avait promis d’agir « avec la plus grande fermeté » pour « punir ces gens » en l’absence de réponse positive, a immédiatement mis sa menace à exécution.

« Nous avons relancé […] les opérations militaires et policières qui avaient été suspendues dans la zone frontalière et décidé le déploiement immédiat des unités d’élite des forces armées et de la police nationale à cet endroit », a-t-il annoncé.

Les espoirs concernant le sort des otages, enlevés le 26 mars lors d’un reportage à la frontière entre l’Équateur et la Colombie, s’étaient amincis au fil de la matinée, au lendemain de la diffusion de photos inquiétantes de leurs possibles cadavres.

Un coup terrible

Jeudi soir, M. Moreno avait quitté en urgence le Sommet des Amériques à Lima pour rentrer en Équateur, et hier il a tenu une réunion de crise avec son gouvernement et les responsables de la sécurité du pays.

Son homologue colombien, Juan Manuel Santos, a envoyé à Quito son ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas, ainsi que les plus hauts dirigeants de l’armée et de la police colombiennes.

Le reporter Javier Ortega, 32 ans, le photographe Paul Rivas, 45 ans, et leur chauffeur Efrain Segarra, 60 ans, avaient été enlevés alors qu’ils étaient en reportage dans la localité équatorienne de Mataje, limitrophe de la Colombie.

La confirmation de leur mort représente un coup terrible pour l’Équateur qui n’avait pas été confronté à un enlèvement de journalistes depuis des décennies et se targuait d’être un havre de paix face à la violence générée par le narcotrafic en Colombie.

— Agence France-Presse

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