Cuba

La police interrompt une marche de la communauté LGBTQ

La police cubaine a interrompu hier une marche pour les droits de la communauté LGBTQ organisée sans autorisation comme solution à l’annulation en début de semaine par les autorités du traditionnel défilé annuel de la fierté gaie. Les manifestants, qui scandaient « Oui, c’est possible », n’ont réussi à parcourir que 400 m le long de la célèbre promenade Paseo del Prado à La Havane avant que la police les disperse. Ils entendaient protester contre l’annulation de la traditionnelle conga organisée chaque année dans le cadre de la Journée contre l’homophobie et la transphobie par le Centre national pour l’éducation sexuelle, sous le parrainage du ministère cubain de la Santé. Au moins trois manifestants qui ont refusé d’obtempérer ont été interpellés, selon des journalistes de l’AFP. L’appel à participer à la marche a été lancé sur les réseaux sociaux avec pour slogan « Marchons pour nos rêves, pour la diversité, pour une [république de] Cuba diverse ». — Agence France-Presse

Pologne

L’extrême droite se mobilise contre la restitution de biens juifs

Quelques milliers de personnes ont manifesté hier à Varsovie à l’appel de l’extrême droite sous le mot d’ordre « Stop 447 » contre la loi américaine portant ce numéro et destinée à appuyer la restitution de biens juifs tombés en déshérence après l’Holocauste. « Non aux revendications » et « Honte », ont clamé les manifestants, au nombre de 4000 environ. Brandissant des drapeaux nationaux et arborant des chemisettes ornées de symboles patriotiques, ils se sont rassemblés devant le bureau du premier ministre et ont terminé leur marche devant l’ambassade des États-Unis. Tant les conservateurs au pouvoir en Pologne que l’opposition centriste et libérale ont minimisé l’importance de cette loi, signée par Donald Trump en mai 2018 et baptisée Justice for Uncompensated Survivors Today, en assurant qu’elle n’aurait aucun effet en Pologne. Mais, à l’approche des élections au Parlement européen, une alliance ad hoc de quelques partis et groupuscules nationalistes et d’un syndicat paysan a lancé une importante campagne de propagande à ce sujet.

— Agence France-Presse

France

Plus faible mobilisation depuis la crise des gilets jaunes

Après bientôt six mois de mobilisation, les gilets jaunes n’ont pas réussi à faire démentir l’essoufflement de leur mouvement au cours de leur 26e samedi de mobilisation. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 18 600 manifestants en France, dont 1200 à Paris, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement, le 17 novembre. Un chiffre contesté par les gilets jaunes, qui ont comptabilisé environ 37 500 manifestants. Cet essoufflement du mouvement est depuis longtemps espéré par les autorités, tant la crise des gilets jaunes est la pire essuyée par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir il y a deux ans et a coïncidé avec une baisse de sa popularité. Sa cote est cependant remontée à 32 %, selon le plus récent sondage, paru vendredi, à un peu plus d’un mois des élections européennes du 26 mai, pour lesquelles la liste de la majorité présidentielle est au coude-à-coude avec celle de l’extrême droite. — Agence France-Presse

Mexique 

Au moins 35 cadavres découverts dans trois fosses clandestines

Cette semaine, 35 cadavres ont été découverts dans trois fosses clandestines dans l’État mexicain du Jalisco, à l’ouest du pays, l’un des plus violents du Mexique, a annoncé hier le procureur régional, Gerardo Octavio Solis. La plupart des corps avaient été enterrés sur le terrain d’un ranch, dans la municipalité de Zapopan. « On y a retrouvé 27 corps de personnes qui avaient été privées de leur liberté. Nous n’en avons identifié que deux pour le moment », a précisé M. Solis en conférence de presse. Ce bilan pourrait néanmoins augmenter avec les travaux de déblaiement qui se poursuivent. « Nous creusons à plus de trois mètres de profondeur, avec l’aide de machinerie lourde », a précisé le procureur. À Guadalajara, capitale de l’État et deuxième ville du pays, sept crânes et d’autres restes humains ont été découverts sur le terrain d’une maison où, le 3 mai, neuf personnes avaient été secourues après avoir été victimes d’actes de torture. Un dernier corps a été retrouvé enterré dans la cour d’un appartement, dans la municipalité de Tlajomulco. — Agence France-Presse

Arabie saoudite

Huit présumés « terroristes » tués dans un raid policier

Huit personnes soupçonnées de faire partie d’une cellule « terroriste » ont été tuées lors d’un raid mené par la police saoudienne dans la région de Qatif, à l’est du pays, à majorité chiite, a rapporté hier l’agence de presse officielle saoudienne SPA. La cellule, formée récemment, préparait des actes « terroristes » contre la sécurité du royaume, a précisé un porte-parole de la sécurité nationale cité par l’agence. Les huit hommes ont été tués après avoir tiré sur les forces de l’ordre, qui ont assiégé un appartement situé dans une zone résidentielle du village de Sanabis, selon la même source. « Ils ont été appelés à se rendre, mais ils n’ont pas répondu et ont ouvert le feu sur les forces de sécurité […] ce qui a mené à leur mort », a précisé le porte-parole. Aucun civil ni membre des forces de sécurité n’a été blessé durant l’opération, a-t-il ajouté. Au début d’avril, deux hommes munis d’explosifs ont été tués et deux autres arrêtés après avoir attaqué un barrage des services de sécurité dans la région de Qatif. — Agence France-Presse

France

Macron accueille les ex-otages avec sobriété

Les deux otages français libérés par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso au prix de la mort de deux militaires ont été accueillis hier avec sobriété par Emmanuel Macron.

Le président de la République les a salués brièvement, de même que l’ex-otage sud-coréenne libérée en même temps qu’eux, au pied de la passerelle d’un Falcon de l’Armée de l’air qui venait de se poser sur la base aérienne de Villacoublay, au sud de Paris.

Le chef de l’État s’est ensuite entretenu quelques minutes hors caméra avec les otages et leurs familles, avant de s’éclipser.

« Il est très important pour les militaires qu’il se rende sur place. Il est dans son rôle de chef des armées », a expliqué l’entourage du chef de l’État. « C’est une mission dont il a été le chef, qu’il a décidée lui-même en tant que chef des armées, donc il veut aller au bout de cela. »

« Sa décision d’aller accueillir les otages va de pair avec sa décision de rendre un hommage mardi aux militaires » à Paris, a poursuivi cette source, en soulignant qu’Emmanuel Macron était « le président de tous les Français, y compris ceux qui ont commis des actes inconsidérés ».

« Certainement aurions-nous dû prendre davantage en compte les recommandations de l’État et la complexité de l’Afrique, et éviter de nous rendre dans cette magnifique région du monde qui malheureusement bascule dans l’instabilité », a affirmé de son côté Laurent Lassimouillas, l’un des ex-otages.

En zone risquée

Plus tôt dans la journée, à Ouagadougou, il avait saisi l’occasion de ses premiers mots en public pour présenter ses condoléances aux soldats français tués lors de l’opération de libération, ainsi qu’à leurs familles. Il a aussi dit avoir « une pensée » pour son chauffeur-guide béninois, assassiné par les preneurs d’otages le jour de l’enlèvement.

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l’insécurité en Afrique de l’Ouest, mais dans une zone déconseillée par le ministère des Affaires étrangères de France. Ils ont été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi en même temps qu’une Sud-Coréenne et une Américaine qui étaient captives depuis 28 jours.

Un hommage national sera rendu mardi à Paris aux deux militaires tués au cours de l’intervention.

Membres du commando Hubert, unité d’élite de la Marine française, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello ont été salués comme des « héros » par l’ensemble de la classe politique française.

— Agence France-Presse

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