Brésil

« Je demande que le nom du parlementaire Paulo Pimenta soit remplacé par Paulo Lula Pimenta. »

— Paulo Pimenta, leader du Parti des travailleurs du Brésil, qui a annoncé que les 60 députés de sa formation allaient ajouter « Lula » à leur nom en signe de protestation contre l’incarcération de l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva. (AFP)

Azerbaïdjan

L’homme fort Ilham Aliev réélu avec plus de 86 % des voix

Homme fort de l’Azerbaïdjan depuis 15 ans, Ilham Aliev a été réélu hier pour un quatrième mandat avec plus de 86 % des voix à l’issue d’une présidentielle boycottée par l’opposition, selon des résultats quasi définitifs. Ilham Aliev, dont la victoire ne faisait aucun doute, a obtenu 86 % des voix, après le dépouillement de 94 % des bulletins. Ilham Aliev, 56 ans, prolongera au moins jusqu’à 2025 sa mainmise sur le pays. Il avait été élu pour la première fois en 2003 dans cette ex-république soviétique riche en hydrocarbures, succédant à son père Heydar, ancien officier du KGB local qui dirigeait le pays depuis 1969 et qui a conservé le pouvoir jusqu’à sa mort. Le taux de participation a atteint 74,5%, a précisé dans un communiqué la Commission électorale centrale. Défenseurs des droits de l'homme et dirigeants de l'opposition ont cependant émis des doutes sur ces chiffres. Les principaux partis d’opposition ont refusé de participer au scrutin, estimant que les conditions pour la tenue d’une élection démocratique n’étaient pas réunies et accusant les autorités de vouloir truquer le vote.

— Agence France-Presse

Algérie

L’écrasement d’un avion militaire fait 257 morts

Au moins 257 personnes ont perdu la vie hier quand un avion militaire s’est écrasé dans le nord de l’Algérie, a indiqué le ministère de la Défense. On compte 247 passagers et 10 membres d’équipage parmi les morts. La majorité des victimes sont des militaires et leurs proches. Il s’agirait de la pire catastrophe aérienne de l’histoire de l’Algérie. Les responsables ne rapportent pour le moment aucun survivant, mais un témoin affirme avoir vu des gens sauter de l’avion avant qu’il ne s’écrase vers 7 h 50, heure locale. La télévision algérienne fait état de cinq blessés graves, mais on ne sait pas s’ils étaient à bord de l’appareil. L’avion s’est abîmé sur une terre agricole peu après son décollage de la base militaire de Boufarik, à environ 30 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Alger.

— Associated Press

France

Violents affrontements pour évacuer un camp anticapitaliste

Notre-Dame-des-Landes — De violents affrontements ont de nouveau éclaté hier dans l’ouest de la France entre forces de l’ordre et occupants de terrains initialement destinés à la construction d’un aéroport, au troisième jour d’une opération massive destinée à les déloger.

Près de trois mois après l’abandon d’un projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement français a lancé lundi cette opération mobilisant 2500 gendarmes pour expulser des militants qui occupent depuis plusieurs années la « zone d’aménagement différé » (ZAD), qu’ils ont rebaptisée « zone à défendre ».

Parmi les zadistes figurent des militants écologistes et altermondialistes et des agriculteurs qui ont lancé des projets agricoles sur plusieurs centaines d’hectares de la zone.

Hier, des heurts ont éclaté dès l’aube entre gendarmes mobiles et « zadistes » positionnés derrière des barricades, et se poursuivaient dans la soirée.

Plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés, selon l’équipe médicale des zadistes, sans qu’on puisse établir un bilan précis.

Chez les gendarmes, quatre ont été blessés hier, soit un total de 32 depuis lundi, selon une source proche du dossier.

« pause »

Les gendarmes ont répliqué dans la matinée aux projectiles lancés par un groupe de quelque 70 zadistes avec des tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement.

Les affrontements se sont ensuite déplacés dans un champ voisin, où jusqu’à 300 zadistes au plus fort, selon une source proche du dossier, armés de boucliers artisanaux et de raquettes pour renvoyer les grenades, ont fait face plusieurs heures aux forces de l’ordre.

Face à la violence des affrontements, deux députés du parti présidentiel LREM ont réclamé « une pause » dans l’évacuation de la ZAD pour stopper la « spirale de violences ».

Mais le premier ministre Édouard Philippe a déclaré devant le Parlement que « les opérations vont se poursuivre dans le même esprit, avec la même fermeté et avec la même mesure », tout en saluant le « très grand professionnalisme » des forces de l’ordre.

— Agence France-Presse

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