Derrière les lignes ennemies

Jamie Benn sur Jordie Benn

Le capitaine des Stars nous parle de son frère aîné

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent néanmoins à forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu’il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d’en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd’hui : l’attaquant des Stars Jamie Benn nous parle de son frère aîné, Jordie.

À quel point était-ce bizarre de jouer contre Jordie pour la première fois dans la LNH en mars 2017 ?

JAMIE BENN : C’était la toute première fois de nos vies qu’on s’affrontait. C’était un peu différent, mais on était tous les deux très excités de le faire. Puisque c’était la première fois, c’était très cool pour notre famille, pour Jordie et pour moi.

Est-ce que vous vous êtes nargués sur la patinoire ?

JB :  (rires) Non, il n’y pas eu de trash talk ! On était simplement deux gars qui jouaient pour des équipes différentes et qui voulaient gagner.

Vous avez joué ensemble durant presque six saisons à Dallas. Est-ce que c’est difficile pour vos parents de vous voir évoluer pour des équipes différentes ?

JB :  (rires) Ils n’ont pas choisi de clan. Ils nous encourageaient les deux et ils espéraient simplement qu’on joue bien. Peu importe qui l’emporterait. Ça ne les dérangeait pas. Ils sont heureux de voir qu’on travaille fort et qu’on est en santé. Notre mère nous avait envoyé un message texte avant le match pour nous souhaiter bonne chance et pour nous dire de ne pas nous battre l’un contre l’autre ! (rires)

Vous habitiez également ensemble à Dallas, quel genre de cochambreur était Jordie ?

JB : Il était excellent. Il était propre et s’occupait bien de tout dans la maison. C’est quelqu’un de très manuel. C’était facile pour moi puisqu’il s’occupait de pas mal tout pendant que je me reposais.

Y a-il une tâche que tu ne lui aurais jamais demandé de faire ?

JB : Il était bon dans tout. Je le laissais faire pas mal tout à la maison.

Comment se débrouille-t-il en cuisine ?

JB : En réalité, il est très fort. Il sait vraiment comment faire du barbecue. On invitait souvent des amis et c’était plus facile de cuisiner pour plusieurs que simplement pour nous deux.

Dans une capsule vidéo qu’on a faite avec lui, Jordie nous a dit qu’il était le meilleur Benn à l’extérieur de la glace et le meilleur dans la vie en général. Qu’en penses-tu ?

JB : Je sais aussi me débrouiller par moi-même ! (rires) Il est plus vieux de quelques années, il est donc un peu plus sage.

Il s’est non seulement fait un nom à Montréal en raison de son jeu sur la glace, mais également en raison de sa barbe. As-tu déjà essayé de t’en laisser pousser une comme lui ?

JB : Je ne suis pas capable d’en faire pousser une comme lui. Sa barbe est bien trop fournie et bien trop rousse. J’aime le taquiner à cause de ça, mais ça lui va bien, en réalité.

Crois-tu que tu paraîtrais aussi bien avec une barbe comme la sienne ?

JB : Moi ? Jamais ! Elle ne serait pas aussi fournie. C’est sa marque de commerce maintenant. Elle paraît encore mieux avec le chandail rouge des Canadiens.

Il nous a beaucoup parlé de sa Chevrolet Bel Air 1956 qu’il a laissée à Dallas pour éviter les hivers québécois. Te téléphone-t-il souvent pour voir si tu t’en occupes adéquatement ?

JB : Malheureusement oui. Je vais me promener avec elle à l’occasion. Elle est dans mon garage, mais c’est sa voiture. Je m’assure simplement qu’elle fonctionnera toujours lorsqu’il sera de retour.

Vous avez fait les manchettes sur les médias sociaux l’été dernier en raison de votre fameuse partie de hockey sur table, où Alexander Radulov était le prix pour le gagnant. Jordie a dit qu’en réalité, vous n’aviez pas joué, mais qui avait le meilleur lors de vos duels ?

JB : On jouait à l’occasion. C’était assez égal au hockey sur table. On n’en revenait pas de l’impact de la photo. On était simplement assis sur le sofa en train de regarder l’émission sur les joueurs autonomes et ç’a escaladé assez rapidement.

Pourrais-tu nous dire quelque chose à propos de Jordie que peu de gens sauraient à son sujet ?

JB : Loin du hockey et dans la vie de tous les jours, c’est comme un bûcheron. Il adore pêcher et on aimait aller tirer au pigeon d’argile avec nos amis. Il adore le plein air. Il pourrait survivre dans le bois pendant longtemps. (rires)

Un texte de Hugo Fontaine

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