« Je suis prêt à aller de l’avant »

Qui a vraiment été à l’origine du divorce entre le Canadien et Max Pacioretty ? On finira peut-être par le savoir un jour, mais pour le moment, tout cela demeure très nébuleux. Et ce n’est pas hier qu’on a eu de nouvelles révélations.

Une question sans réponse

Présenté devant les médias de Las Vegas pour la première fois hier, Max Pacioretty, nouveau membre des Golden Knights, n’a pas voulu répondre directement à une question concernant ses prétendues demandes de transaction, qui auraient été formulées la saison dernière, selon la direction montréalaise.

Rappelons que Marc Bergevin, directeur général du Canadien, a affirmé en début de semaine que l’attaquant avait demandé à être échangé « plusieurs fois » lors de la dernière saison.

Mais Pacioretty n’allait pas en rajouter lors de cette journée, et surtout pas dans son nouvel environnement.

« Il peut parfois y avoir de mauvaises interprétations lors de discussions comme ça. Après 10 ans, j’aurais aimé recevoir une prolongation de contrat de la part du Canadien, mais je me concentre maintenant sur ce nouveau chapitre de ma carrière. »

— Max Pacioretty

Et puis voilà, ce fut tout.

Enfin, pas tout à fait, et pas complètement. D’un air assez détendu devant les caméras à Las Vegas, malgré un manque de sommeil qu’il a lui-même souligné, l’ancien capitaine n’avait pas trop l’air de regretter son ancienne équipe.

« C’est un nouveau chapitre pour moi, a-t-il ajouté. Les deux côtés, nous étions prêts à ce nouveau départ, je crois. À Montréal, l’organisation se dirige vers une sorte de reconstruction, et je suis prêt à aller de l’avant ici.

« Il y a eu un crescendo d’émotions et ce n’est pas pour dire qu’on savait que ça allait arriver, mais les chances [d’une transaction] étaient bonnes. Et j’avais fait mes devoirs [à propos de Las Vegas]. Je connais très bien certains gars ici. Paul Stastny est un nouveau lui aussi, j’ai hâte de vivre ça avec lui. »

« Toujours reconnaissant »

Pacioretty avait fait ses devoirs, en effet. Les fins observateurs savaient déjà qu’il avait cité récemment le club de Las Vegas en exemple, comme s’il se doutait un peu qu’il allait prendre cette direction sous peu.

Et puis, il est lui-même revenu sur un match de février. Il avait été impressionné par la nouvelle ville de hockey au moment de disputer un match ici même avec le Canadien.

« Nous sommes venus jouer ici et j’avais mes amis de la LNH qui me parlaient tous en bien de la ville… Je ne pouvais pas y croire avant de voir tout ça de mes propres yeux. Je ne me souviens plus trop de ce que j’ai dit après ce match, mais c’était l’une des expériences de hockey les plus incroyables qu’il m’ait été donné de vivre. »

Il a admis avoir été souvent montré du doigt la saison dernière à titre de capitaine du Canadien. La bonne nouvelle, maintenant, c’est qu’il pourra patiner dans un anonymat presque complet dans le désert, sans avoir à paniquer si jamais il passe quatre ou cinq matchs sans marquer de but. 

« Je crois que je me retrouve dans une bonne situation pour réussir. »

— Max Pacioretty

Enfin, peut-être comme le fait un certain P.K. Subban, Max Pacioretty compte revenir souvent à Montréal pour revoir des amis, ou pour poursuivre son travail auprès d’organismes de charité. Oui, les dernières semaines ont été difficiles, mais maintenant, il veut juste tourner la page.

« Je serai toujours reconnaissant d’avoir reçu l’honneur d’être le capitaine du Canadien, surtout avec tout ce passé qui est derrière. Mais je ne pourrais pas me trouver dans une meilleure situation après avoir vécu des déceptions la saison dernière. »

Les Golden Knights et Pacioretty seront au Centre Bell pour y affronter le Canadien le 10 novembre. On peut commencer à faire des paris sur la longueur de l’hommage vidéo.

Encore un coussin

La situation salariale du Canadien pour 2018-2019 est plus claire, maintenant que Max Pacioretty a été échangé. Et comme l’an passé, l’équipe amorcera la saison avec un coussin.

Dans le tableau ci-contre, ce coussin est de 7,757 millions, mais il y a 25 joueurs dans notre schéma (en raison des blessés), soit 2 de plus que la limite de 23. Dans les faits, le coussin devrait donc se chiffrer entre 9 et 10 millions.

Comme les perspectives de succès du Tricolore sont minces pour cette saison, il serait étonnant que Marc Bergevin se serve de cette somme pour dénicher de l’aide immédiate.

Par contre, il est encore en belle position pour accepter un mauvais contrat afin de mettre la main sur des actifs. C’est de cette façon qu’il a procédé pour obtenir Nick Suzuki (en gobant le contrat de Tomas Tatar) et Joel Armia (en acceptant le contrat de Steve Mason, qu’il a ensuite racheté).

Cette façon de faire est d’autant plus valable que Bergevin n’a pas de grandes augmentations salariales à prévoir pour 2019-2020. Les seuls joueurs autonomes sans compensation sont Tomas Plekanec, Paul Byron, Jordie Benn et Antti Niemi. Joel Armia, Charles Hudon et Mike Reilly seront quant à eux autonomes avec compensation.

Artturi Lehkonen et Nikita Scherbak auront aussi besoin de nouvelles ententes, mais ils en seront seulement à un deuxième contrat professionnel. Bref, aucun contrat de 6 millions par année à prévoir ici.

Les Blues de St. Louis, les Penguins de Pittsburgh et les Capitals de Washington sont les équipes les plus serrées sous le plafond salarial à l’heure actuelle, selon CapFriendly. C’est sans oublier les Oilers d’Edmonton, qui ne se sont toujours pas entendus avec le défenseur Darnell Nurse, joueur autonome avec compensation.

Les blessures à Byron et à Andrew Shaw créeront de l’espace à l’attaque au camp, mais certains joueurs devront surveiller leurs arrières quand les deux ailiers reviendront au jeu. Scherbak et Jacob De La Rose semblent être les deux joueurs les plus à risque, s’ils connaissent un lent départ.

Le Canadien

Le camp en cinq questions

Le camp d’entraînement du Canadien s’ouvre demain avec les examens médicaux. Les joueurs seront invités sur la glace vendredi. Voici cinq questions brûlantes à l’aube de ce camp.

1.

QUI REMPLACERA SHEA WEBER ?

On ne remplace pas un Shea Weber. Du moins pas avec les effectifs en place, même si Jeff Petry a comblé son absence avec une efficacité surprenante l’an dernier. S’il connaît un camp d’entraînement à la hauteur de celui de l’an dernier, Victor Mete pourrait constituer le partenaire de Jeff Petry au sein du premier duo. Karl Alzner et le jeune Noah Juulsen ont montré une belle chimie en fin de saison l’an dernier. Mike Reilly, David Schlemko et Jordie Benn devraient ravir les trois derniers postes disponibles. Benn a perdu beaucoup de vitesse et il semble le plus vulnérable des trois. En cas de blessures ou de contre-performances majeures, Xavier Ouellet et Simon Després pourraient être appelés à rester à Montréal. Després est à l’essai avec le Canadien, après une saison en KHL.

2.

TOUS LES JEUNES ESPOIRS Y SERONT-ILS ?

Non, il manquera des espoirs importants. Parmi eux, deux solides candidats pour le Championnat mondial junior avec l’équipe américaine, le centre Ryan Poehling et le gardien Cayden Primeau. Les règlements de la NCAA ne leur permettent pas de participer à un camp d’entraînement professionnel. D’autres espoirs, comme Jacob Olofsson, Jesse Ylolen ou le défenseur Alexander Romanov, sont retenus en Europe par leurs équipes professionnelles, dont la saison est commencée. La plupart des choix de 2018 – Cam Hillis, Allan McShane et Cole Fonstad – ont été renvoyés dans les rangs juniors hier.

3.

QUEL EST LE BILAN DE L’INFIRMERIE ?

Shea Weber, on le rappelle, ratera les premiers mois de la saison après avoir subi une intervention chirurgicale pour remettre son genou droit en parfait état. Il pourrait revenir au jeu à compter de la mi-décembre. Paul Byron a lui aussi subi une intervention chirurgicale, à une épaule, au cours de la saison morte. Il ne devait pas être prêt avant la mi-octobre, mais il a devancé l’échéancier initial. Selon toute vraisemblance, il pourra entamer le camp d’entraînement vendredi. Andrew Shaw, lui, n’a pas encore reçu le feu vert des médecins. Il se remet d’une intervention chirurgicale à un genou. Shaw a néanmoins recommencé à s’entraîner avec vigueur, mais il ne peut toujours pas subir de mises en échec. Il semble remis de ses commotions cérébrales, mais il en a subi plusieurs au cours des dernières années, et le prochain gros choc pourrait compromettre sa carrière.

4.

LES POSTES AU CENTRE SONT-ILS POURVUS ?

À moins de performances étincelantes de Jesperi Kotkaniemi au camp d’entraînement, Jonathan Drouin et Phillip Danault seront sans doute les deux premiers centres de l’équipe. On a aimé la fin de saison de Drouin à cette position. Par contre, l’émergence rapide de Kotkaniemi pourrait permettre à Claude Julien de replacer Drouin à une position plus naturelle. La direction semble vouloir donner à Kotkaniemi toutes les chances de se mettre en valeur. Tomas Plekanec et Jacob De La Rose seront en principe les deux autres centres, dans des rôles plus défensifs. Par contre, la direction suivra de près le jeune centre offensif Matthew Peca, 25 ans, cinq points en dix matchs à Tampa l’an dernier. Peca a obtenu sur le marché des joueurs autonomes un contrat garanti de deux ans à un salaire annuel de 1,3 million.

5.

QUI SERA LE VICTOR METE DE 2018 ?

Victor Mete arrivait dans un contexte particulier l’an dernier. Mark Streit avait été lamentable, David Schelmko était blessé et Joe Morrow, comme Brandon Davidson, n’était pas à la hauteur. Même si on avait déjà prévu de renvoyer Mete à son équipe junior au préalable, le Canadien était à court de munitions en matière de défenseurs gauchers. L’émergence de Mete et de Juulsen amène une meilleure profondeur en défense. Il serait surprenant qu’un jeune défenseur droitier comme Josh Brook ou Cale Fleury soit retenu malgré l’absence de Weber. À l’attaque, il y a déjà un surplus de joueurs d’expérience. Par contre, Kotkaniemi sera suivi de près par la direction, tout comme Nick Suzuki. Si celui-ci offre un bon rendement en matchs préparatoires, la tentation serait belle de le garder en début de saison pour mieux faire avaler le départ de Max Pacioretty.

Kotkaniemi fait bonne impression

La vitesse des mains, mais plus précisément la vitesse à laquelle elles manient la rondelle sans en perdre le contrôle, la fluidité des poignets, la rapidité avec laquelle ils décochent leurs tirs.

Voilà ce qui démarque généralement les joueurs d’élite de la masse. Voilà ce qui démarquait Jesperi Kotkaniemi du lot, hier après-midi à Brossard, lors de la conclusion du camp des recrues du Canadien.

L’entraîneur-chef Joël Bouchard et ses adjoints avaient convié les recrues du CH à des exercices d’habileté en cette dernière journée avant le grand camp.

Le premier choix du Canadien semblait parfaitement à l’aise sur la glace, rigolait avec ses nouveaux camarades, maîtrisait enfin, du moins en apparence, son nouvel environnement.

Bouchard a pu apprécier la progression du jeune homme de 18 ans depuis vendredi. Non seulement Kotkaniemi possède de grandes habiletés individuelles, mais son intelligence sur la glace constitue l’un de ses plus beaux atouts.

Bouchard a tenté de refréner un peu l’enthousiasme à son endroit pour éviter de soumettre le garçon à une pression supplémentaire, mais il cède lui-même à la tentation.

« Je comprends l’excitation des fans et des médias, nous le sommes tous, a-t-il lancé aux journalistes après la séance. C’est cool d’être excité. Il a un beau potentiel. Mais il faut le laisser jouer et s’adapter. Il y a un processus. C’est un jeune joueur qui arrive de Finlande, n’oubliez jamais ça. Mais il progresse, il s’adapte. »

« Vous le voyez sourire, il semble avoir du plaisir, il a une très belle personnalité. Il est engagé. Il veut comprendre, il pose des questions. »

— Joël Bouchard

Bouchard, qui en a vu d’autres lors de ses années comme joueur dans la LNH, comme entraîneur et DG avec l’Armada de Blainville-Boisbriand ou l’équipe canadienne junior au Championnat mondial, sait reconnaître un talent rare.

« Il a le package. Il y a beaucoup de pièces dans son puzzle. Il est grand, il peut être éblouissant. Il possède un tir. Vous en avez vu quelques-uns aujourd’hui. Tu n’es pas repêché troisième au total uniquement parce que tu es grand et que tu arrives de la Finlande… »

Adaptation

Kotkaniemi, fort sympathique, mais dont l’anglais est encore limité, a expliqué qu’il s’ajustait tranquillement aux dimensions nord-américaines de la patinoire, nettement plus petites qu’en Europe.

« Le tournoi des recrues m’a permis de le faire. J’arriverai au camp mieux préparé. Je sais davantage comment réagir à la pression sur la glace. Le jeu est plus rapide, mais je m’améliore chaque jour. »

Pour Bouchard, l’adaptation à une plus petite surface pour un joueur européen demeure une tâche titanesque. « Déjà, s’adapter à la vitesse du jeu au niveau professionnel est important. Les joueurs d’âge junior qu’on vient de retrancher n’en revenaient pas à quel point tout se passait plus vite. Sur une petite glace, tout est compressé. On “trappe” rapidement les joueurs en possession de la rondelle. La pression ne vient pas seulement de devant, mais de côté et de derrière. Il n’y a pas d’espace. Il faut trouver des solutions rapidement. »

Kotkaniemi était déjà plus à l’aise à son deuxième match des recrues contre les Maple Leafs de Toronto, dimanche, que deux jours plus tôt face aux Sénateurs d’Ottawa.

« Il faut aussi les laisser faire leurs propres erreurs, explique l’entraîneur du Rocket de Laval. Ils doivent eux-mêmes trouver leurs repères. Ce sont les compromis qu’un entraîneur doit faire même s’il est tenté de vouloir tout enseigner. Mais on a vu la progression en une fin de semaine, en un match. Mike Ribeiro n’était pas très rapide, mais il arrivait à mettre la rondelle à des endroits qui lui permettaient de gagner du temps et de l’espace. Je l’ai déjà vu [Kotkaniemi] faire de telles choses. »

Montréal, Laval ou un retour en Finlande ? Bouchard fronce les sourcils. Il joue les protecteurs. « Laissons-le jouer. N’allons pas trop vite. Nous n’avons pas de réponses. Je le vois s’adapter chaque jour. Claude [Julien] et son groupe vont travailler avec lui. On verra en temps et lieu. Mais c’est toujours agréable de voir un jeune vivre de l’adversité et progresser. »

BOUCHARD CONNAÎT BIEN SUZUKI…

Bouchard esquisse un sourire en coin quand on lui demande si Marc Bergevin l’a consulté avant d’acquérir Nick Suzuki des Golden Knights de Vegas. « Marc fait sa job. Il en a fait une bonne sur celle-là… C’est une bonne transaction. »

Bouchard connaît bien Suzuki. Celui-ci a été l’un des derniers joueurs qu’il a retranchés au camp d’entraînement de l’équipe canadienne junior à l’aube du Championnat mondial, en décembre dernier. Mais ce n’était pas par manque d’admiration pour le talent du jeune homme.

« Il est vraiment passé proche. Il s’est rendu à la dernière vague de coupures. Mais il venait d’avoir 18 ans et les plus jeunes, comme Sam Steel l’année précédente, doivent avoir un rôle précis dans l’équipe. On avait aussi retranché Sam Girard un an plus tôt et on l’adore, Sam. On a opté pour des gars plus expérimentés, plus vieux à sa position. »

Bouchard a accueilli l’échange avec bonheur. « J’ai souri en l’apprenant. On n’a pas de boule de cristal, mais c’est un jeune dynamique et très offensif. C’est excitant d’avoir de bons jeunes joueurs de hockey comme lui qui s’en viennent dans l’organisation. En tant que fan, je suis content de voir des jeunes avec du potentiel arriver. Dans son cas, il est respecté partout sur la planète hockey. »

Pour Bouchard, le potentiel offensif de Suzuki ne fait pas de doute. « Il y a des gars qui “ramassent” 60, 70 points dans les rangs juniors. C’est correct, mais ça ne veut pas dire que tu deviendras un joueur offensif dans la LNH. Quand tu “ramasses” près de 100 points deux ans de suite, il y a un potentiel offensif. La différence entre 75 et 100 points est énorme. Il a beaucoup d’expérience au niveau international, c’est un bon kid. »

L’entraîneur du Rocket apprécie l’efficacité de Suzuki, 13e choix au total en 2017, lors des supériorités numériques. « Certains joueurs obtiennent leurs points à force de travail ou parce qu’ils dominent physiquement par rapport aux autres dans les rangs juniors. Lui, c’est de l’offensive réelle. Il est capable de faire des jeux à haute intensité dans un contexte très compétitif. C’est pour ça qu’il a été repêché où il a été repêché. »

L’EXPLOIT DE TEASDALE

Très peu de joueurs d’âge junior ont survécu aux premières coupes, mardi. Pourtant, Joël Teasdale, même s’il demeure un joueur à l’essai, a obtenu une invitation au « vrai » camp.

Cet attaquant québécois de 19 ans vient de passer les trois dernières saisons à Blainville-Boisbriand sous les enseignements de Bouchard. Il a obtenu 65 points en autant de rencontres l’an dernier.

« C’est un joueur très intrigant, admet Bouchard. Évidemment, je le connais beaucoup. Il a joué un rôle très important avec l’Armada. Il a été invité au camp de l’équipe canadienne junior cette année, même s’il n’a pas été repêché. Il fait beaucoup de choses sur la glace. Et il a marqué 32 buts en saison régulière et 8 en séries éliminatoires. C’est pas tant un joueur offensif qu’un attaquant complet. Il a bien fait durant les trois matchs. On veut le regarder un peu plus. »

Après le premier match des recrues, vendredi, Teasdale, 5 pieds 11 pouces et 203 livres, s’est retrouvé à la gauche de Jesperi Kotkaniemi, dimanche, contre Toronto.

« Ça m’a fait du bien quand j’ai vu ça. Tu vois ainsi que tes efforts sont récompensés. J’ai été capable de jouer avec tout le monde ici. C’était mon but d’être invité au gros camp. C’est un exploit, c’est sûr, mais je veux continuer. Je vais jouer avec des joueurs établis dans la Ligue nationale, je veux apprendre d’eux. En espérant obtenir un contrat. »

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