Le Canadien

«C'est terminé»

Tomas Plekanec et le Canadien mettent fin à leur union, qui durait depuis 15 saisons.

Tomas Plekanec

Cinq moments marquants de sa carrière 

2001

Il est repêché par le Canadien lors du 3e tour, au 71e rang. Il amorce sa carrière avec le club-école du Canadien, alors à Hamilton.

2007-2008

Lors des séries, Tomas Plekanec fait parler de lui en déclarant qu’il joue « comme une petite fille ». Il récolte quand même 9 points en 12 matchs des séries.

2009-2010

Il connaît la meilleure saison de sa carrière avec une production de 25 buts et 45 passes, pour un total de 70 points en 82 matchs.

2018

En février, le Canadien échange Plekanec aux Maple Leafs de Toronto, en retour de Rinat Valiev et de l’attaquant Kerby Rychel, ainsi que d’un choix de deuxième tour.

2018

Le 9 novembre, le Canadien, qui lui avait fait signer un nouveau contrat d’un an le 1er juillet, décide de lui montrer la porte. Il aura disputé un total de 1001 matchs dans la LNH.

— Richard Labbé, La Presse

Le Canadien

La fin pour Plekanec

Le plus connu des adeptes du col roulé ne portera plus le chandail du Canadien.

Tomas Plekanec n’avait pris part qu’à trois matchs cette saison et, en bon vétéran qui connaît le tabac, il se doutait bien de ce qui s’en venait.

C’est donc ému, mais pas trop surpris, qu’il a appris que le Canadien choisissait de placer son nom au ballottage, mettant ainsi fin à une union qui durait depuis 15 saisons.

Le directeur général Marc Bergevin, qui lui avait offert cet été un contrat d’un an à 2,25 millions, a affirmé que le salaire du joueur tchèque n’apparaîtrait plus dans la masse salariale du club à la suite de cette décision.

« Quand on a pris la décision de le ramener à Montréal, a expliqué Bergevin, on avait Phillip Danault qui venait de finir la saison avec une commotion cérébrale, Max Domi qui avait joué au centre à Phoenix, mais qu’on n’avait pas vu à cette position ici, on ne savait pas où Jesperi Kotkaniemi allait se retrouver et on n’avait pas encore fait l’acquisition de [Matthew] Peca. »

« Avec la progression de nos joueurs de centre et la décision de l’équipe de se tourner vers la vitesse et la jeunesse, je devais parler à Tomas. »

— Marc Bergevin, directeur général du Canadien

Ce qui fut fait. On comprend donc que cette séparation n’était pas l’idée de Plekanec, qui aurait voulu continuer. Mais après 15 saisons et 1001 matchs, dont 984 avec le CH, ce n’était plus possible.

« C’est quelque chose qui va me manquer »

Il devrait poursuivre sa carrière chez lui, en République tchèque. Il admet que ce fut difficile pour lui de porter un autre chandail que celui du CH à la fin de la saison dernière. « Ça semblait différent à Toronto, ça me faisait bizarre. C’est un sentiment que je ne connaissais pas… C’était étrange, ça, c’est sûr.

« Je vais m’ennuyer des gars ici. Quand on se rend à l’aréna chaque matin, on retrouve les membres d’une autre famille, si on veut, on a chacun ses petites routines. Mais c’est terminé. C’est quelque chose qui va me manquer. »

La 1000e rencontre de Plekanec dans la LNH aura donc été celle du 15 octobre contre les Red Wings de Detroit, au Centre Bell, match où il avait marqué son seul but de la saison. Son dernier match aura été celui du 17 octobre au Centre Bell contre les Blues de St. Louis.

Le retour de Pacioretty

Les joueurs du Canadien n’ont pas sauté de joie quand on leur a demandé de parler du retour de leur ancien capitaine, Max Pacioretty, ce soir au Centre Bell. Le défenseur Shea Weber a parlé d’un joueur « que l’on peut admirer », le gardien Carey Price a parlé d’un joueur « qui a beaucoup donné pour cette équipe », mais personne ne s’est retrouvé au bord des larmes en parlant de ce retour qui se fera dans le maillot des Golden Knights de Vegas. La direction du Canadien a prévu un hommage à Pacioretty lors du match de ce soir.

Le Canadien

« Je dois remettre de l’ordre dans ma tête »

Antti Niemi prendra la place de Carey Price contre les Golden Knights de Vegas, ce soir au Centre Bell.

Carey Price a bien pris le temps de retirer son équipement, hier matin à Brossard. Ensuite, il s’est mis à parler à son coéquipier Antti Niemi, à un gérant de l’équipement, puis aux membres des médias. Non, il n’a pas parlé à un psychologue. En tout cas, pas dans le vestiaire.

Voici donc où on en est dans le cas de Price : à se demander si les séances quotidiennes de remise en forme psychologique avec un expert ne seraient pas une bonne idée. Cela fait suite à son jeudi soir difficile, contre les Sabres de Buffalo au Centre Bell. Un total de six buts accordés, après quoi le gardien vedette a admis que son problème se situait « en haut ».

Dans notre ville légèrement folle de hockey, ce fut bien assez pour que tous les experts en psychologie sportive, soudainement très nombreux, se manifestent en même temps sur les réseaux sociaux lors d’un vendredi un peu long.

Claude Julien en a ensuite rajouté, bien malgré lui, en expliquant que c’est Niemi, et non Price, qui allait faire face aux tirs des Golden Knights de Vegas, ce soir au Centre Bell.

« On veut lui donner la chance de reprendre ses bonnes habitudes, a tenu à dire l’entraîneur-chef du Canadien. La chance de reprendre sa confiance, sans qu’il ressente la pression de se reprendre en se disant qu’il doit rebondir. »

« Je ne verse pas dans la panique »

Que peut-on ajouter dans le cas du gardien de 31 ans, qui n’affiche plus sa forme de Vézina ? Peut-être peut-on ajouter que si la saison prenait fin aujourd’hui, en ce moment même, Price afficherait son pire taux d’efficacité (,892) depuis que sa carrière a commencé ? Ou que sa moyenne actuelle de 3,07 ressemble à sa moyenne de la saison dernière (3,11), qui fut la pire de toute sa carrière ?

Autant de chiffres, on en conviendra, qui ne ressemblent guère aux chiffres d’un homme qui touche 15 millions de dollars cette saison. Il s’agit du deuxième salaire en importance dans la LNH en 2018-2019, à égalité avec celui de Connor McDavid, et tout juste derrière celui du plus riche, John Tavares, qui possède 15,9 millions de raisons de sourire chaque jour.

Mais bon. Hier, c’est Price lui-même qui a parlé de psychologie, une fois de plus.

« Je l’ai dit [jeudi soir], je dois remettre de l’ordre dans ma tête, a-t-il répondu. Je pense que le côté technique de mon jeu est toujours au point… Mais je ne verse pas dans la panique, et j’essaie seulement de m’en sortir. »

« Nous avons une très bonne équipe, qui va m’aider à surmonter tout ça. »

— Carey Price

La direction du Canadien a déjà parlé de ménager son gardien vedette, ce qui tombe un peu mal avec le lourd contrat que l’on sait. Et puis, un samedi soir au Centre Bell sans Carey Price, exception faite des absences pour cause de santé, ce n’est pas arrivé si souvent depuis qu’il s’est joint à l’équipe en 2007-2008.

Mais nous y voici.

« Il faut prendre une décision et on a cru que c’était la meilleure décision dans la situation actuelle, a ajouté Claude Julien. Carey est un bon gardien, il va être bon encore. Il y a une semaine et demie, son taux d’arrêts était au-dessus de ,920 et il était dans la bonne direction, mais il a trébuché un peu. On va le remettre à point et il va revenir en force. »

En attendant, le principal intéressé va devoir passer un peu de temps sur le tabouret du réserviste, ce soir. Pour se retrouver, et aussi pour faire le ménage « en haut », comme il l’a dit lui-même. Un ménage qui aura un impact sur la suite des choses, assurément.

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