Brexit

« L’UE ne devrait pas être persuadée, à tort, que le Royaume-Uni pourrait rester dans l’UE après le 31 octobre. »

— Le premier ministre britannique Boris Johnson, qui a de nouveau exclu hier un report du Brexit, prévu le 31 octobre, lors d’un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, qui lui a proposé un bilan « en fin de semaine prochaine » sur la faisabilité d’un accord. (AFP)

Portugal

Nette victoire du premier ministre sortant

Le premier ministre socialiste portugais António Costa, qui a réussi depuis 2015 à tourner la page de l’austérité sans renoncer à une stricte discipline budgétaire, a nettement remporté les élections législatives hier, selon des résultats partiels. Donné gagnant depuis des mois par les sondages, l’ancien maire de Lisbonne, âgé de 58 ans, a récolté près de 37 % des suffrages, selon ces résultats représentant les trois quarts des 230 sièges à attribuer au parlement. Les socialistes devancent donc largement leurs principaux adversaires du Parti social-démocrate (PSD, centre droit), qui ont reculé à environ 28 % des voix. Ce scrutin confirme que le pays est l’un des rares d’Europe où les socialistes ont le vent en poupe et où la droite populiste ne pèse pas sur le débat politique. Il a en revanche été marqué par une abstention record à plus de 46 %. M. Costa ne devrait toutefois pas avoir la majorité absolue, ce qui l’obligera à obtenir l’appui d’autres formations au parlement pour gouverner. 

— Agence France-Presse

Mali

Un Casque bleu tué, cinq blessés dans deux attaques

Un Casque bleu a été tué et cinq autres blessés hier dans deux attaques contre la MINUSMA, la force de l’ONU au Mali en guerre, a indiqué cette dernière. Les Casques bleus effectuaient une patrouille de sécurisation hier matin près d’Aguelhok, dans le nord-est du pays, quand un engin a explosé au passage de leur véhicule, faisant un mort et quatre blessés, a rapporté la MINUSMA sur Facebook. Les Casques bleus ont également été attaqués hier matin dans les environs de Bandiagara, dans le centre du pays, par des éléments d’un groupe armé non identifié et ont riposté, a ajouté la MINUSMA. Un Casque bleu a alors été grièvement blessé et évacué par hélicoptère, a-t-elle dit. C’est à Aguelhok déjà qu’une attaque djihadiste avait coûté la vie à 11 soldats tchadiens de la MINUSMA en janvier. L’assaut avait été revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance djihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda. La MINUSMA, établie en 2013, chiffre ses pertes humaines à plus de 200 sur son site internet. — Agence France-Presse

Contestation en Irak

Huit manifestants tués lors de heurts à Bagdad

Huit manifestants ont été tués lors de nouveaux affrontements hier avec les forces de l’ordre à Bagdad, au sixième jour d’un mouvement de contestation marqué par des violences qui ont fait plus de 100 morts et des milliers de blessés en Irak. Ces affrontements ont eu lieu malgré l’annonce par les autorités d’une série de mesures sociales en réponse aux demandes des manifestants qui réclament le départ du gouvernement, accusé de corruption, et des réformes économiques. Selon des sources de sécurité, les heurts entre manifestants et policiers ont éclaté dans le quartier de Sadr City, un bastion du leader chiite Moqtada Sadr qui a appelé vendredi à la démission du gouvernement. Huit manifestants ont été tués, ont indiqué des sources policières et médicales. Lors des heurts, des tirs ont été entendus tandis que des manifestants ont brûlé des pneus et jeté des bâtons de feu d’artifice en direction des forces de l’ordre, ont rapporté des témoins. Selon un dernier bilan fourni par le porte-parole du ministère de l’Intérieur, 104 personnes, dont huit membres des forces de sécurité, ont été tuées et plus de 6000 blessées depuis le début de la contestation mardi.  — Agence France-Presse

Législatives au Kosovo

L’opposition fait chuter les « commandants »

Les électeurs ont sonné l’heure du changement au Kosovo, hier, plaçant l’opposition en tête des législatives et infligeant une lourde défaite aux anciens chefs de la guérilla après une décennie de pouvoir.

Durant ces dix ans, le pays s’est enfoncé dans une profonde crise socio-économique sans obtenir une pleine reconnaissance internationale de sa souveraineté, la Serbie refusant toujours de reconnaître l’indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province majoritairement peuplée d’Albanais.

« L’heure est venue ! L’heure est venue ! », a lancé dans le centre de Pristina le leader de la gauche (Vetevendosje), Albin Kurti, à ses partisans devant qui il s’est présenté dans les habits de « premier ministre du Kosovo ».

Privé de la majorité absolue des 120 sièges à pourvoir (dont dix pour la minorité serbe), Albin Kurti, 44 ans, va s’employer à trouver un accord de coalition avec la tête de liste de la LDK (centre droit), Vjosa Osmani, 37 ans.

Mais les partisans souvent très jeunes de l’ancien leader étudiant n’ont pas attendu pour scander le nom de leur héros, opposant de la première heure à la tutelle de Belgrade sur le Kosovo, devenu farouche pourfendeur des « commandants » et notamment d’Hashim Thaçi. En campagne, il avait prévenu qu’il demanderait le départ de son vieil adversaire sans attendre le terme de son mandat en 2021.

Crise économique et corruption

La cheffe de file de la LDK, Vjosa Osmani, s’est dite « prête à discuter » d’une alliance afin de « pousser dans l’opposition les partis qui ont mené le Kosovo » jusqu’à présent.

Après avoir mené la lutte de la guérilla contre les forces serbes (1998-1999, 13 000 morts), les « commandants » sont rendus responsables par une grande partie des 1,8 million d’habitants (dont plus de la moitié ont moins de 25 ans) du chômage qui touche un quart de la population, d’une corruption et d’un clientélisme endémiques, de services publics désastreux.

Les nouveaux dirigeants du Kosovo seront confrontés à un double défi : ne pas décevoir la population, mais aussi répondre aux exigences des Occidentaux qui attendent une résolution du conflit avec la Serbie, une des principales sources d’instabilité en Europe.

Reconnue par plus de 100 pays, dont les principales capitales occidentales, l’indépendance du Kosovo est toujours fermement rejetée par Belgrade, mais aussi la Russie et la Chine, ce qui lui ferme les portes de l’ONU.

— Agence France-Presse

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