Portugal

À la découverte de Porto

À Porto, il y a certes le quartier médiéval avec ses rues pavées, ses grandes places et ses églises. Mais en dehors du charme du centre historique, la ville portugaise – souvent moins fréquentée par les touristes – recèle nombre d’endroits agréables. Un Québécois installé là-bas nous les fait découvrir.

UN DOSSIER DE NATHAËLLE MORISSETTE

Les bonnes adresses de Mathieu St-Onge

S’il aime aller se promener dans la vieille ville, tantôt pour essayer un nouveau restaurant, tantôt pour aller marcher rua das Flores (la rue des Fleurs), histoire d’y admirer l’architecture, Mathieu St-Onge passe beaucoup de temps dans son quartier de Foz. Voici ses bonnes adresses.

Padaria Ribeiro

C’est dans cette pâtisserie-boulangerie que Mathieu St-Onge nous avait donné rendez-vous. Jus d’orange frais, café, petit sandwich au beurre et au jambon, voilà ce que commande généralement le Québécois qui fréquente régulièrement l’endroit. La terrasse et les employés souriants sont également des atouts qui incitent le Portugais d’adoption à venir s’y attabler.

Rua Joao de Barros 313, Porto

Circuit de course

Toujours dans son quartier de Foz, Mathieu St-Onge se plaît à aller faire son jogging en passant par le Parque da Cidad (parc de la Ville), considéré comme le poumon de Porto. Il poursuit sa course en descendant l’avenue Boavista vers le bord de mer, où de nombreux marcheurs profitent chaque jour de la plage.

La rue des restos

Pour manger du poisson frais, rien de mieux que d’aller se balader du côté de la rue Herois da França. Ici, l’odeur du charbon se mêle à celle des produits de la mer grillés. Sur cette petite artère où sont alignés plusieurs restaurants, on prépare en effet le poisson à l’extérieur. Reste maintenant à choisir à quel endroit on désire s’attabler.

Trouver un cadeau

Au cours de notre passage, Mathieu St-Onge et sa conjointe Claudia nous ont entraînée dans la rue Sehnora da Luz, où se trouve une multitude de petites boutiques. Ils ont jeté leur dévolu sur Officina. L’établissement vend des colliers et des bracelets faits à la main. Il est également possible de choisir ses billes et ses perles et le personnel fabriquera un collier sur mesure.

Rua Senhora da Luz, 219, Porto

Manger en bord de mer

C’est à la Casa da Guripa que Mathieu St-Onge va souper en famille ou avec des amis. Sa femme y a même célébré son anniversaire l’an dernier. Située à une quinzaine de kilomètres de Porto, cette petite maison blanc et bleu ainsi que sa jolie terrasse couverte offrent un environnement fort agréable à quiconque vient y siroter un verre ou y déguster un plat de poisson accompagné d’un morceau de pain préparé sur place.

Tv de Angeiras, 20, Praia De Angeiras, Porto

Le Portuan-Québécois

PORTO — Au cours des deux dernières décennies, les allers-retours entre le Québec et Porto ont été fréquents pour Mathieu St-Onge et sa femme d’origine portugaise, Claudia. Le Plateau, L’Île-des-Sœurs, Porto… avant de rentrer au Québec pour atterrir à Saint-Lambert. Mais voilà que depuis la fin de 2008, le couple a officiellement élu domicile à Porto, en compagnie d’un fils aujourd’hui âgé de 13 ans.

« À ce moment-là, ce n’était pas ma décision », admet d’emblée Mathieu St-Onge, attablé dans une pâtisserie de Porto où il a ses habitudes. Mais quand on lui demande s’il souhaite revenir vers sa terre natale, l’homme répond « non » sans hésiter. « Je m’ennuie de faire du ski la fin de semaine, mais je ne m’ennuie pas de l’hiver la semaine », dit-il pour illustrer son choix de demeurer au pays de sa femme.

« Le mode de vie est plus agréable ici qu’au Québec. Le rythme est un peu décalé. Les gens sont plus relaxes. On peut inviter des amis à souper à 8 h le soir. Ils arrivent à 9 h. On prépare le repas ensemble et finalement, on mange à 10 h. Personne n’est stressé. »

— Mathieu St-Onge

Et il se plaît dans son coquet quartier de Foz, situé dans l’ouest de la ville, face à l’océan Atlantique. Il fréquente deux fois par semaine la même pâtisserie, où les employés semblent bien le connaître. Tout juste à côté se trouvent le nettoyeur et un autre petit restaurant dans lequel il mange à l’occasion. À quelques rues de là se situe le lycée français fréquenté par son fils. Et tout cela se fait à pied de chez lui.

Grâce à Claudia, qui a grandi à Porto, Mathieu St-Onge s’est vite tissé un réseau social où il est le seul expatrié. « Il est pas mal bien intégré, mon Québécois, n’est-ce pas ? », lance fièrement son épouse dans un français impeccable.

Mais entre ses soupers avec des amis, ses séances de jogging sur la plage et ses activités avec son fils Thomas, Mathieu St-Onge a toujours un pied au Québec. « Le matin, j’écoute la radio québécoise… même pour entendre les nouvelles sur la circulation ! »

Une partie des frais de ce voyage ont été payés par Air Transat qui n’a exercé aucun droit de regard sur le contenu du reportage.

La « banlieue » et ses sardines

MATOSINHOS — En 1920, l’entreprise Pinhais a élu domicile dans un immeuble de style Art déco en plein cœur de Matosinhos, une ville de la banlieue de Porto qui a davantage des allures de petit village qui a résisté au passage des années.

Et il n’y a pas que l’immeuble abritant la mythique entreprise qui semble être resté figé dans le temps. À l’intérieur, la méthode de mise en conserve est demeurée la même. Presque tout le processus – de l’arrivée du poisson frais à la sélection des sardines, en passant par le taillage des queues jusqu’à la mise en boîte – est pris en charge par des dizaines et des dizaines de femmes qui travaillent avec des gestes rapides et précis.

Dans l’huile d’olive, épicées ou à la sauce tomate, les sardines mises en conserve ici sont de première qualité. Elles sont charnues et l’arête est fondante. Voilà un produit de luxe qui goûte résolument le Portugal.

Les visiteurs et les habitants du coin peuvent même se rendre sur place pour s’en procurer. Il suffit de pousser l’énorme porte de la bâtisse. On se retrouve alors dans un hall aux céramiques colorées et aux rambardes d’escalier d’origine. Derrière le comptoir, un employé vient s’occuper de notre commande. On repart ensuite avec notre cargaison de sardines.

L’achat de ce souvenir que l’on rapporte avec plaisir dans sa valise – attention de ne pas laisser les conserves dans son bagage à main, car on vous les confisquera à la sécurité – ne sonne pas nécessairement la fin de la visite de Matoshinos.

En sortant de la fabrique, il suffit de descendre l’avenue Menéres et c’est la plage que l’on apercevra. En marchant sur le sable, on constate la présence de nombreux surfeurs qui profitent des fortes vagues. Tout près, on a aménagé une piste cyclable pour les adeptes du vélo. De nombreux bars et cafés ont également été aménagés afin de permettre aux passants de s’asseoir pour admirer le paysage.

Air Transat propose un vol aller-retour par semaine vers l’aéroport de Porto pendant l’été. Air Transat et Air Canada offrent la liaison Montréal-Lisbonne, qui se trouve à trois heures de train de Porto.

Se rendre à Matosinhos à partir du centre historique de Porto

À la station de métro Bolhao, prendre la direction Senhor de Matosinhos, puis sortir à la station Câmara de Matosinhos. L’entreprise Pinhais se trouve à quelques minutes de marche.

700, avenue Menéres

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.