Brady surclasse Manning… et les Giants

En plus d’inscrire deux touchés au sol, Tom Brady a surclassé Peyton Manning, hier soir, au second rang de l’histoire de la NFL pour le plus grand nombre de verges gagnées par la voie des airs. La performance du quart vedette, qui a réussi 31 de ses 41 passes pour des gains de 334 verges, a permis aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre de défaire les Giants de New York 35-14. Les champions en titre présentent un dossier de 6-0 pour la première fois depuis 2015.

— Associated Press

Football

Une campagne contre le football avec plaquages avant l’âge de 14 ans

BOSTON — Tout le monde semble avoir beaucoup de plaisir lorsque les jeunes participant à un message d’intérêt public jouent au football… jusqu’à ce qu’un garçon soit projeté au sol et que le rythme de la musique prenne une tournure inquiétante.

Puis, l’entraîneur-chef commence à distribuer des cigarettes.

« Le football avec plaquages, c’est comme fumer », dit une jeune voix hors champ pendant qu’une femme, souriante, allume une cigarette pour l’un des préadolescents.

« Plus je commence tôt, plus longtemps je suis exposé au danger. »

« Plaquer peut attendre » [Tackle Can Wait] est l’un des volets d’une campagne d’information de la Concussion Legacy Foundation (CLF) pour inciter les enfants de moins de 14 ans à jouer au flag football et éviter la version avec contacts.

L’organisme affirme que les enfants qui pratiquent le football avec plaquages dès l’âge de 5 ans courent 10 fois plus de risque de souffrir d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une maladie dégénérative du cerveau, que ceux qui attendent jusqu’à l’âge de 14 ans.

« Le football avec plaquages est vraiment un sport pour hommes, et il est incroyablement dangereux pour un cerveau en développement », déclare Chris Nowinski, cofondateur de la CLF, dans la vidéo qui accompagne le message.

« Nous possédons maintenant les données qui montrent que le lien entre le plaquage au football mineur et l’ETC est très semblable à celui entre la cigarette et le cancer des poumons. »

— Chris Nowinski, cofondateur de la Concussion Legacy Foundation

« Nous essayons d’aider les parents à voir que ce sont deux choses aussi mauvaises l’une que l’autre : permettre à votre enfant de fumer et laisser votre enfant jouer au football avec plaquages sont deux mauvaises idées », ajoute-t-il.

Interdiction ?

Certains États américains, dont la Californie, New York et l’Illinois, ont envisagé la possibilité d’interdire les plaquages aux enfants de moins de 12 ans. D’ici là, le message d’intérêt public a comme objectif d’informer les parents au sujet des risques.

La vidéo, dont le coût de production s’est élevé à 126 095 $US, a été créée par Angelo Campigotto-Harrison. Son père, Joe Campigotto, a joué au football universitaire et développé le stade 4 de l’ETC, même si on ne lui a jamais diagnostiqué de commotion cérébrale.

En examinant attentivement la vidéo, on peut voir que l’arbitre est Chris Borland, un ancien secondeur des 49ers de San Francisco, qui a quitté la NFL à l’âge de 24 ans, une saison après avoir subi deux commotions cérébrales officiellement diagnostiquées.

Le message, qui sera diffusé à la télévision, sur les plateformes numériques et dans les médias sociaux, est accompagné d’une note qui précise que les jeunes, en réalité, ne fumaient pas, et que les scènes de football étaient sécuritaires.

« Pendant le tournage, aucun joueur n’avait le droit d’effectuer un plaquage, précise un avis. Un coordonnateur de cascades a supervisé la production et deux adolescents qui sont des cascadeurs certifiés ont simulé les plaquages. »

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