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Des millions pour trois technos montréalaises

Trois jeunes entreprises montréalaises pourront continuer de croître après avoir reçu des investissements totalisant près de 25 millions de dollars. Le chèque le plus important, pour 10 millions de dollars américains, a été reçu par Flatbook, qui changera aussi de nom pour devenir Sonder.

Fondée en 2013, Flatbook offre aux voyageurs des appartements qui sont entretenus comme des chambres d’hôtel et consacrés exclusivement à la location. Son modèle est à mi-chemin entre un hôtel et Airbnb. Elle baptise ses espaces des « hometels » et en compte présentement plus de 500 à Montréal, Boston, Chicago, Vancouver, San Diego et Los Angeles.

En juillet dernier, un sondage réalisé par La Presse auprès de sept importants investisseurs montréalais avait situé l’entreprise parmi les 10 plus prometteuses à Montréal.

C’est Spark Capital, un fonds de San Francisco, qui est le principal investisseur dans cette ronde qui équivaut à environ 13 millions de dollars canadiens, au taux de change actuel. L’investissement a été conclu en février dernier, mais ne doit officiellement être annoncé qu’aujourd’hui, en même temps qu’un changement de nom.

« Le nom Flatbook était trop transactionnel, à cause de « book », et incompris, parce que « flat » pour désigner un appartement est employé au Royaume-Uni, mais pas en Amérique du Nord », explique le cofondateur de Sonder, Francis Davidson.

Sonder a été sélectionné en raison de ses connotations en allemand, où il signifie « unique ou spécial » et en français, où « on dit sonder un terrain, explorer, etc. », selon M. Davidson.

NOUVEAUX MARCHÉS EN VUE

Montréal, Boston, Chicago et Vancouver ont constitué les quatre premiers marchés de Flatbook et sont aujourd’hui rentables, assure M. Davidson.

Depuis sa fondation, l’entreprise a changé son modus operandi. Plutôt que de sous-louer pendant quelques mois les appartements désertés par des étudiants pendant l’été, par exemple, pour les relouer à son tour à court terme, elle s’entend maintenant directement avec les propriétaires immobiliers.

« Ça nous permet de développer de bonnes relations avec les propriétaires et de construire un inventaire qui va durer plusieurs années, tout en nous donnant un meilleur contrôle sur la qualité. »

— Francis Davidson, cofondateur de Flatbook (devenu Sonder)

Ce changement signifie entre autres que l’entreprise doive maintenant elle-même fournir le mobilier à l’occasion, ce qui a fait augmenter ses besoins en capitaux.

Elle entend maintenant développer au cours des prochains mois les marchés de Miami, Toronto, New York et San Francisco. Pour ce faire, elle commencera comme partout ailleurs par embaucher une équipe locale chargée de repérer les meilleurs emplacements et gérer les opérations au jour le jour.

Sonder compte présentement une centaine d’employés, dont environ 60 à temps plein. Une trentaine sont à Montréal et une demi-douzaine à San Francisco, les autres étant répartis dans les villes où elle offre ses services.

8 millions pour District M

Le Fonds de solidarité FTQ a pour sa part investi 8 millions de dollars dans District M, une jeune entreprise spécialisée dans la publicité programmatique. Fondée en 2013, District M compte 42 employés répartis entre Montréal, Toronto et New York. Ses solutions permettent aux éditeurs web d’optimiser la monétisation de leurs espaces publicitaires, notamment en permettant à des annonceurs en provenance de plusieurs sources de soumettre une offre aux enchères pour obtenir le droit d’afficher leur publicité dans ces espaces.

Nouveaux dollars, nouvelle version pour Transit

L’application mobile montréalaise Transit a quant à elle profité du lancement de la version 4.0 pour annoncer qu’elle avait conclu en décembre dernier une ronde de 2,4 millions de dollars américains (3,1 millions de dollars CAN au taux actuel). Deux fonds américains importants, Accel Partners et Accomplice, se sont joints à son groupe d’actionnaires. La version 4.0 de Transit intègre Go, une nouvelle fonctionnalité qui accompagne les utilisateurs pas à pas dans leur voyage en transport en commun, leur indiquant par exemple le moment de descendre.

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