FOOTBALL

Jacques Dussault lance sa biographie

Référence en matière de football au Québec, Jacques Dussault a lancé mercredi à Montréal sa biographie intitulée Le Coach – L’histoire de Jacques Dussault, publiée aux Éditions Hurtubise et signée par l’auteur Steve Vallières. Premier Québécois francophone à diriger une équipe de football professionnel – la Machine de Montréal de la World League of American Football en 1991 –, Dussault a eu une une influence indéniable sur nombre de joueurs et entraîneurs dans la province.

— La Presse

Abraham Toro

« J’ai de très grands objectifs »

Abraham Toro l’admet d’emblée : la saison 2019 a passé tellement vite qu’il n’a pas réalisé immédiatement ce qu’il venait de vivre.

« C’est certain que lorsque tu joues, tu es tellement concentré que ce n’est qu’à mon retour à Montréal que j’ai pleinement réalisé ce qui m’était arrivé », a déclaré le joueur de 22 ans, qui a disputé 25 matchs avec les Astros de Houston la saison dernière.

« J’ai de très grands objectifs pour la saison prochaine. Mais dans le court laps de temps où j’ai été dans les Ligues majeures, je suis satisfait de ce que j’ai accompli. »

Toro a maintenu une moyenne offensive de ,218 avec 17 coups sûrs, 2 circuits et 9 points produits en 78 présences au bâton. Sept de ses 17 coups sûrs l’ont été pour plus d’un but.

Il s’est notamment signalé lorsque Justin Verlander a réussi un match sans point ni coup sûr aux dépens des Blue Jays de Toronto, le 1er septembre. Toro avait produit les deux points des siens à l’aide d’un circuit en début de neuvième manche pour procurer une victoire de 2-0 au club texan.

Une porte ouverte

Toro s’est amené à Houston après avoir connu un excellent camp d’entraînement au début de 2019. Il a été retranché dans les derniers jours du camp pour être cédé au niveau AA, et tout laissait croire à un rappel de quelques matchs en septembre pour Toro. Après avoir frappé pour plus de ,300 et produit 70 points en 98 matchs à Corpus Christi, il a été promu au niveau AAA.

En 16 rencontres avec l’Express de Round Rock, il a frappé pour ,424. Quand l’arrêt-court Carlos Correa a subi une blessure, les Astros n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers lui.

« Ça fait des mois qu’il est l’un des joueurs les plus productifs en attaque dans nos filiales », avait déclaré à l’époque le directeur général Jeff Luhnow.

Il a joué son premier match le 22 août contre les Tigers de Detroit. Le lendemain, il a obtenu ses deux premiers coups sûrs dans le baseball majeur.

En 2020, Toro, qui se trouvait à Montréal mercredi pour un événement caritatif, ne veut pas attendre la fin d’août pour évoluer dans les majeures.

« Je ne sais pas quels sont leurs plans, mais mon objectif sera de faire de mon mieux pour être dans l’équipe dès la fin du camp d’entraînement. »

— Abraham Toro

Les Astros viennent d’offrir un nouveau contrat au joueur de premier but Yuli Gurriel, et le reste de l’avant-champ est bien établi avec Alex Bregman au troisième coussin, Correa et José Altuve au deuxième but.

« Ils veulent que je sois capable de jouer à plusieurs positions, peut-être même au champ extérieur. Ça, ça pourrait m’aider pour l’an prochain », a noté Toro, qui ne compte pas jouer au baseball d’hiver.

« On ne me l’a pas demandé, mais si je frappe, alors ils vont me trouver une place, a-t-il expliqué. C’est pas mal comme ça que ça fonctionne. Je pense être suffisamment athlétique pour apprendre rapidement une nouvelle position, sans avoir besoin de jouer beaucoup de matchs. »

Apprendre sans jouer

La seule chose qu’il n’aura pas vécue au cours de cette première saison, ce sont les séries éliminatoires, alors qu’il a été laissé hors de la formation pendant tout le parcours automnal des Astros, qui se sont inclinés au septième match de la Série mondiale devant les Nationals de Washington.

« On m’a expliqué, lorsque Correa s’est blessé et qu’on ne savait pas trop s’il allait être de retour pour les séries, que c’était moi qui prendrais sa place si jamais il ne pouvait pas le faire. J’ai compris, et je l’ai bien pris. C’est certain que tu veux jouer, mais je n’étais pas trop déçu.

« J’étais toujours avec l’équipe. Je m’entraînais, car je devais être prêt en cas de blessure. En fait, ma préparation était la même que si j’avais fait partie de la formation. Et les émotions étaient aussi fortes. Que tu le veuilles ou non, tu vis les séries. […] Tout ça, ça va m’aider dans le futur. »

Par association, Toro est aussi au centre de la tempête qui touche les Astros. Ceux-ci font l’objet d’une vaste enquête du baseball majeur au sujet d’allégations de vols de signaux au cours de la saison 2017, couronnée par la première conquête de la Série mondiale du club.

« Un peu comme tout le monde, j’ai appris ça alors que je me trouvais chez moi. Quand j’étais avec les Astros, je n’ai rien vu de ça. C’est plate d’entendre ça au sujet de l’équipe pour laquelle tu joues, mais je n’ai rien vu de tel. »

Et ses yeux sont résolument tournés vers 2020, pas 2017.

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