LIBRE-ÉCHANGE

LE MONDE DES AFFAIRES RÉAGIT

Faire des affaires en Chine, c’est généralement compliqué, mais ça peut être très payant. À en juger par les témoignages recueillis, le milieu des affaires montréalais est enthousiaste à l’idée, tout en attendant d’en savoir davantage.

« Le marché chinois reste le moteur de la croissance mondiale et il faut voir ça comme une opportunité. (…) On espère que ça pourrait mettre fin au dumping, dans le secteur de l’acier par exemple, mais ça reste à voir. »

— Éric Tétreault, président des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, qui aperçoit aussi un grand potentiel pour les technologies vertes.

« C’est un marché très important, qui est en croissance. Si le Canada réussit à faire diminuer les taxes et les droits de douane qui existent actuellement, beaucoup d’entreprises comme nous vont en profiter. »

— Philippe Roy, chef du développement des affaires chez D-Box, qui vient de faire une percée à Shanghai avec ses systèmes de divertissement.

« S’il y a des traités de libre-échange qui se concluent et que nos entreprises n’y sont pas, on est désavantagés. »

— Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui espère que cette entente ne remettra pas en question le Partenariat transpacifique et l’Accord de libre-échange négocié avec l’Europe.

« Les Chinois ne sont pas de grands producteurs de produits qui sont sous gestion de l’offre ici, comme le lait et les œufs. Ils sont par contre d’énormes producteurs de céréales, mais ils en consomment plus qu’ils n’en produisent. (…) On a tendance à voir ça positivement, mais il faudra voir parce que le diable est dans les détails. »

— Patrice Juneau, de l’Union des producteurs agricoles, estimant que le secteur agricole pourrait pour une fois se retrouver du côté des gagnants.

« Le Canada, ce n’est pas un grand marché pour les Chinois. S’ils veulent s’entendre avec le Canada, c’est plus pour envoyer un signal d’ouverture aux États-Unis ou à l’Union européenne. »

« Ce qu’on dit toujours, c’est que dans un traité de libre-échange, c’est souvent le plus petit des deux partenaires qui gagne. »

— Ari Van Assche, professeur au département d’affaires internationales à HEC Montréal et spécialiste de la Chine

PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS EN CHINE

1) Pâte de bois, papier, carton : 3,3 milliards

2) Graines, semences, pailles et fourrages : 2,8 milliards

3) Bois, charbon de bois et ouvrages en bois : 1,6 milliard

PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS DE LA CHINE

1) Machines, appareils électriques et électroniques : 16,3 milliards

2) Réacteurs nucléaires, chaudières, machines : 12,3 milliards

3) Meubles, matelas et articles de literie : 3,6 milliards

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