Courrier

À Montréal, le cannabis sera traité comme le tabac. Êtes-vous d’accord avec la position de l’administration Plante ?

Le cannabis a des effets qui s’apparentent davantage à ceux de l’alcool. On devrait donc appliquer les mêmes règles que l’alcool et non la cigarette.

— Patcy Jolin

Courrier

Légalisation ou banalisation ? 

Traiter l’usage du cannabis comme celui du tabac est une aberration. Est-ce que nos élus à la Ville de Montréal en ont fumé du bon pour en venir à un tel (manque de) jugement ? L’altération des facultés de la personne qui consomme du cannabis s’apparente plutôt à celle produite par l’alcool. C’est pourquoi la réglementation municipale devrait être la même pour la consommation de l’alcool, du cannabis et des autres drogues sur son territoire. C’est à se demander si l’administration Plante confond légalisation et banalisation.

— Paola Secco, Montréal

Arrêtons de diaboliser le cannabis

Tout à fait d’accord ! Il faut arrêter de diaboliser le cannabis comme si c’était un nouveau produit nocif. Ça existe depuis longtemps et, de mémoire, le cannabis n’a jamais causé autant de dommages que l’alcool et la cigarette.

— Viviane Guitard

Alcool et tabac

Le cannabis devrait être traité comme l’alcool et le tabac, les deux à la fois. Pas de consommation dans la rue, dans les bars et les restaurants, dans les parcs, etc.

— Jean-Yves Rossignol

Pas de lien

Je ne crois pas que le cannabis puisse être comparé à la cigarette. Nous devrions établir les mêmes lois que pour l’alcool. Il est défendu de boire de l’alcool dans les endroits publics, les parcs, etc. Nous n’avons pas le droit de conduire en état d’ébriété ou avec les effets du cannabis. Je ne vois donc pas de lien entre le cannabis et la cigarette. Le seul lien, c’est qu’ils sont aussi dommageables pour la santé.

— Céline de Chevigny

Bloquer les criminels

Je suis d’accord avec l’administration Plante, car plus il y aura de restrictions sur les lieux, plus le milieu criminel en profitera. Si nous devenons la seule province où nous devons avoir 21 ans pour acheter légalement du cannabis, devinez à quel endroit le crime organisé accentuera sa présence pour atteindre les jeunes de moins de 21 ans ? 

— Pierre Aubé

Une chatte n’y retrouverait pas ses petits

Je suis en accord complet avec la position de la Ville de Montréal. Il ne devrait y avoir qu’une seule application et c’est une aberration que tout un chacun y aille de sa petite interprétation. Que de confusion à partir du gouvernement et en descendant. C’est légal mais illégal en même temps. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

— Pierre Richard

La peur

Si les gens ne peuvent pas consommer dans leur appartement, sur leur balcon et en plus dans les lieux publics, il devient alors impossible pour eux de consommer de façon légale… c’est aberrant ! Les gens ont peur alors que l’alcool est encore plus toxique.

— Marie-Pierre Lippens

Fini le dossier pour une « puff »

Tout à fait d’accord. Ce qui se produit actuellement est la même chose qui a dû se produire à l’époque de la prohibition de l’alcool. Il n’y a pas eu de tragédies, au contraire, la mafia a dû se tourner vers un autre commerce… C’est l’éducation qui aura son rôle à jouer. Fini les jeunes en prison ou avec un dossier criminel pour une « puff ».

— Danielle Gatto

Montréal a fait ses devoirs

La position de la Ville s’appuie, entre autres, sur des consultations en santé publique, avec le SPVM et sur l’étude de l’impact dans d’autres grandes villes où le cannabis a été légalisé. La position annoncée de la CAQ (âge minimum de 21 ans et interdiction dans tous les espaces publics) repose sur des études en psychiatrie (dommages potentiels au cerveau) qui, si pertinentes soient-elles, n’influencent aucunement les producteurs et les distributeurs actuels. Il y a une réelle « exception montréalaise » : 60 % de locataires, une criminalité propre aux grandes villes et un SPVM branché sur cette réalité.

Des politiciens, issus des banlieues et des régions, quoique bien intentionnés, n’ont ni l’expertise ni la légitimité pour imposer « la loi et l’ordre » à Montréal. Valérie Plante, sur cet enjeu, a fait preuve d’une responsabilité et d’un leadership qui transcendent toute partisanerie !

— Marc St-Pierre, Saint-Hyacinthe

Déconnectée des familles

La position de l’administration Plante de traiter le cannabis comme le tabac est d’un ridicule consommé. Elle banalise l’usage du cannabis et est à contre-courant de ce qui semble être un consensus au Québec, soit de restreindre la consommation dans l’ensemble des lieux publics. Bientôt, il faudra faire avec les fumeurs de pot dans nos parcs et sur les trottoirs lorsqu’on se promènera avec nos enfants. Valérie Plante semble déconnectée des familles montréalaises. 

— Laurent Tremblay

Courrier

Un retour à la Grande Noirceur ?

Tout à fait d’accord avec la position de la Ville de Montréal sur le cannabis. Il est risible de voir ce dossier cheminer. Dans certaines villes, il deviendra plus difficile de fumer du cannabis après sa légalisation qu’avant. C’est totalement ridicule. Et l’Association des syndicats de copropriétés qui a fortement suggéré à ses membres de voter un règlement anti-cannabis avant le 17 octobre, incluant l’interdiction dans les parties privatives du condo !

Heureusement, chez nous, la proposition a été amendée pour ne conserver que les parties communes, comme pour le tabac et l’alcool. C’est presque un retour à la Grande Noirceur de l’époque de Duplessis. J’espère que le gouvernement caquiste reviendra sur ses orientations et conservera la législation déjà prévue, y compris l’âge de 18 ans pour pouvoir consommer.

Il faut arrêter de se boucher les yeux et s’imaginer qu’on peut empêcher les gens de fumer par une législation. Assurons-nous plutôt de la qualité du produit.

— Donald Laberge, Laval

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