Résultats financiers

MTY laisse les analystes sur leur faim

Toujours en train de digérer l’acquisition d’une chaîne de pizzerias aux États-Unis, Groupe MTY a laissé les analystes sur leur faim malgré une hausse de ses profits et revenus au troisième trimestre, ce qui a ébranlé le cours de son action.

À la Bourse de Toronto, vendredi après-midi, le titre du géant québécois propriétaire d’enseignes comme Thaï Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti et Valentine abandonnait 10,3 %, ou 6,47 $, pour coter à 56,78 $.

MTY avait élargi son empreinte au sud de la frontière en mai dernier en versant 255 millions pour Papa Murphy, qui se spécialise dans les pizzas prêtes à cuire et les plats à emporter comme des salades, des accompagnements et des desserts.

Cette chaîne compte 1300 établissements franchisés ainsi que 103 « restaurants corporatifs » répartis aux États-Unis, au Canada ainsi qu’aux Émirats arabes unis.

Des analystes ont surtout mis en relief la diminution de la marge bénéficiaire avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA), qui a fléchi de huit points de pourcentage, s’établissant à 26 % au troisième trimestre.

Ce résultat est notamment attribuable à la présence de la centaine de « restaurants corporatifs » Papa Murphy dans le réseau de MTY, a expliqué son chef de la direction, Eric Lefebvre.

« Avant la transaction, nous en avions une vingtaine aux États-Unis, a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique. Ces restaurants sont profitables, mais c’est sûr que cela pèse sur le pourcentage de la marge. »

Il s’agissait du premier trimestre complet dans lequel l’apport de Papa Murphy se reflétait pleinement dans les résultats de MTY.

Dans une note envoyée par courriel à ses clients, Nick Corcoran, de la firme Acumen Capital, s’est montré surpris de la saisonnalité de Papa Murphy au troisième trimestre, avec une contribution annualisée de 13 % au BAIIA.

« Cela devrait être trois fois plus élevé au trimestre suivant. De plus, il y a eu un impact notable du côté des établissements corporatifs sous-performants de l’enseigne Papa Murphy. »

— Nick Corcoran, analyste de la firme Acumen Capital

Un « franchiseur, pas un exploitant »

MTY souhaite exploiter moins de restaurants, puisque l’entreprise est un « franchiseur, pas un exploitant », a souligné M. Lefebvre. Idéalement, il n’y aurait aucun « établissement corporatif » dans le réseau du franchiseur, mais cela est difficilement réalisable, a-t-il ajouté.

Pour la période de trois mois terminée le 31 août, le franchiseur a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 22,9 millions, ou 91 cents par action, en hausse de 3,6 %. Les revenus ont été de 163,6 millions, en hausse de près de 45 %. De plus, pour la première fois, le chiffre d’affaires du réseau, qui tient compte des ventes des franchisés, a franchi la barre du milliard de dollars, s’établissant à 1,08 milliard.

Toutefois, les analystes tablaient sur un profit par action de 1,02 $ et sur un chiffre d’affaires de 167,9 millions, d’après les données compilées par la firme Refinitiv.

« Nous sommes satisfaits de ce que nous avons réalisé », a dit M. Lefebvre, qui a exprimé une certaine surprise par rapport à la réaction du marché à la suite de la publication des résultats trimestriels. « [Les résultats] correspondent à ce à quoi l’on s’attendait. »

De leur côté, les ventes des restaurants ouverts depuis au moins un an — un indicateur clé de la performance — ont été en hausse de 0,7 % au Canada, de 0,6 % aux États-Unis et de 5,4 % à l’international. Au Québec, la progression a été de 1 %.

À la fin du trimestre, le réseau de MTY comptait 7441 établissements, dont 163 exploités par MTY et 7278 franchisés. Environ 55 % des restaurants se trouvent aux États-Unis et 38 % au Canada.

revue boursière

L’accord partiel avec la Chine sourit au marché boursier 

La Bourse de New York a terminé sur une note positive hier, entraînée par l’espoir, puis la confirmation en fin de séance, d’un accord commercial partiel entre la Chine et les États-Unis.

— Agence France-Presse

Incursion aux Pays-Bas pour WSP Global

WSP Global étend sa présence en Europe en achetant la néerlandaise Lievense, ce qui permet à la firme d’ingénierie québécoise de faire une incursion aux Pays-Bas, où elle ne possédait pas de présence physique. Les conditions financières de cette transaction annoncée hier n’ont pas été dévoilées, mais l’analyste Derek Spronck, de RBC Marché des capitaux, a estimé dans une note que la nouvelle prise de l’entreprise établie à Montréal générait des revenus annuels d’environ 55 millions. Spécialisée dans les secteurs du bâtiment de l’environnement, de l’énergie, des infrastructures et de l’eau, Lievense, qui a été fondée en 1964, compte quelque 375 employés. — La Presse canadienne

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