À suivre cette semaine

Le point sur l’inflation dans une économie à pleins gaz !

Où en est rendue l’inflation des prix à la consommation dans l’économie américaine, alors que ses principaux indicateurs s’affichent déjà à plein régime et même en surchauffe dans certains secteurs d’activité ?

Et si l’inflation s’élève encore au-dessus des attentes, quelle influence aura-t-elle sur la Réserve fédérale américaine (Fed) dans ses prochaines décisions de politique monétaire et de rehaussement des taux d’intérêt ?

Du point de vue des investisseurs, ces questions deviennent de plus en plus préoccupantes à cette étape avancée du cycle haussier de la Bourse américaine, dont l’amplitude approche de niveaux historiques.

C’est pourquoi le milieu financier et boursier nord-américain portera une attention particulière, jeudi, à la publication des indices des prix à la consommation (CPI) qui ont été mesurés en septembre par les statisticiens du gouvernement américain.

La mesure précédente du CPI d’ensemble, pour le mois d’août, s’affichait encore autour de 2,7 %, au-dessus du taux cible de 2 % déjà énoncé par la Fed depuis quelques années.

Autour de 2,7 %, le taux d’inflation annualisé des prix à la consommation dans l’économie américaine est à son plus haut en cinq ans, et au-delà de la cible de 2 % énoncée par la Réserve fédérale américaine.

« Les anticipations inflationnistes aux États-Unis ont augmenté, mais il ne faut pas qu’elles augmentent trop ! L’idéal, c’est que malgré la poursuite du cycle économique, les anticipations inflationnistes se stabilisent près des niveaux actuels. Cela facilite le travail de la Fed qui peut se permettre une politique monétaire encore accommodante », a noté l’économiste Francis Généreux, du Mouvement Desjardins, dans une analyse exhaustive publiée la semaine dernière.

« Il y a cependant de nombreux risques. Une surchauffe de l’économie et du marché du travail pourrait accélérer l’inflation et gonfler les anticipations de court terme. De plus, l’escalade protectionniste de l’administration Trump, notamment face à la Chine, pourrait se manifester davantage dans les prix et les perspectives concernant l’inflation. »

Ajustements préventifs

Du point de vue des investisseurs, une conjoncture plus inflationniste devrait inciter à des ajustements préventifs dans les portefeuilles.

« Une économie forte, conjuguée à des pressions inflationnistes, a déclenché la hausse continue des taux d’intérêt de la Fed. L’ère des bas taux qui a soutenu la reprise économique, mais aussi propulsé l’endettement à des niveaux records, touche à sa fin », a signalé Lorne Steinberg, président fondateur de la firme montréalaise Gestion de patrimoine Lorne Steinberg, en entrevue à la chaîne d’information boursière BNN Bloomberg.

« Avec les hausses de taux, l’augmentation des coûts d’emprunt aura un impact négatif sur les dépenses sur tous les plans de l’économie, ce qui suggère que la croissance commencera à ralentir en 2019.

« Dans ce contexte, selon M. Steinberg, et avec une valorisation assez complète des marchés boursiers, les investisseurs devraient rehausser leurs liquidités et attendre les inévitables occasions [repli ou correction] qui se présenteront. »

MERCREDI

MTY passe à la caisse !

Récemment admise dans l’indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto, en reconnaissance d’une forte croissance de valeur depuis deux ans, l’entreprise montréalaise de restauration rapide MTY fera le point mercredi sur ses résultats de troisième trimestre 2018 et ses perspectives d’affaires à moyen terme. En suivi de ses récentes acquisitions, les analystes anticipent des revenus trimestriels en hausse de 23 %, autour de 89 millions, ainsi qu’un bénéfice net accru de 50 %, autour de 18 millions. — Martin Vallières, La Presse

Vendredi

Les géants bancaires américains en rapport trimestriel

À la traîne en Bourse depuis des mois alors que les indices S&P 500 et Dow Jones établissaient des records, les plus grandes banques américaines telles que JP Morgan Chase, Citigroup et Wells Fargo feront le point vendredi sur leurs résultats de troisième trimestre. Leurs énoncés de perspectives pour la fin de 2018 et l’an prochain seront particulièrement suivis dans le contexte d’un resserrement des conditions de crédit dans une économie américaine qui roule à plein régime, mais qui est aussi très endettée après des années de très bas taux d’intérêt. — Martin Vallières, La Presse

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