En bref

Mastercard acquiert la société torontoise Ethoca

Mastercard achète la société de technologie financière Ethoca, établie à Toronto, qui aide les marchands et les émetteurs de cartes à collaborer pour repérer et résoudre les fraudes dans le commerce numérique. La société mondiale de traitement des paiements n’a pas révélé hier les termes de la transaction, qui devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre de cette année. Grâce à la technologie d’Ethoca, lorsqu’une transaction frauduleuse est repérée, des informations sont envoyées aux marchands pour leur permettre de confirmer la transaction, d’interrompre la livraison ou d’inverser la transaction pour éviter un rejet de débit. Ethoca affirme que son réseau relie environ 5000 marchands à 4000 institutions financières. — La Presse canadienne

Inscriptions d’entreprises en Bourse

Des PDG sonnent l’alarme et demandent l’aide de Québec

À une semaine du dépôt du premier budget du gouvernement Legault, une dizaine de PDG québécois bien en vue signent une lettre ouverte pour exprimer l’urgence de prendre des mesures favorisant l’inscription en Bourse d’un plus grand nombre d'entreprises québécoises et le recours au financement public.

La lettre est notamment signée par Louis Audet, de Cogeco, Jonathan Ferrari, de Marché Goodfood, Marcel Bourassa, de Savaria, Eric Boyko, de Stingray, et Antoine Amiel, du Groupe Vision New Look.

Ces dirigeants d’entreprises inscrites à la Bourse de Toronto joignent ainsi leur voix à l’organisme Québec Bourse, qui a formulé des demandes précises il y a un an afin de redynamiser le recours au marché boursier.

Association regroupant une centaine de membres (entreprises, investisseurs institutionnels, cabinets d’avocats, etc.), Québec Bourse implore notamment Québec d’instaurer des crédits d’impôt pour entreprises et investisseurs, et d’alléger le fardeau réglementaire.

Dans les dernières années, Jean Coutu, Canam, Lumenpulse, Tembec et plusieurs autres ont annoncé des transactions qui ont fait disparaître leur inscription directe en Bourse, alors que les nouvelles inscriptions de compagnies québécoises se font de plus en plus rares. L’arrivée en Bourse de l’entreprise montréalaise Lightspeed, vendredi dernier, est plutôt bien reçue, mais il en faudra plusieurs autres selon les auteurs de la missive pour soutenir le statut de place financière d’envergure de Montréal.

La décroissance du recours aux marchés publics pour financer la croissance des entreprises inquiète les signataires.

« Ce déclin a des conséquences importantes sur notre économie, notre richesse collective et sur l’écosystème financier », peut-on lire dans la lettre ouverte obtenue par La Presse et publiée dans son intégralité ci-dessous.

« Il est important que la révision annoncée du mandat d’Investissement Québec prenne en considération d’appuyer les entreprises inscrites en Bourse afin de leur permettre de croître et de prospérer pour le plus grand bénéfice de l’économie québécoise », est-il indiqué.

« Nous souhaitons que le gouvernement du Québec tienne compte de l’importance du financement public dans son premier exercice budgétaire afin de donner le coup de barre nécessaire pour renverser le déclin amorcé depuis plusieurs années. Autrement, c’est l’affaiblissement lent, mais certain de notre économie qui se poursuivra. »

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