JAKE EVANS

Alors qu’un chapitre se clôt, un autre s’amorce

Après une carrière incroyable à l’Université Notre Dame, Jake Evans est prêt pour la prochaine étape.

Jake Evans a enlacé ses parents Wayne et Marilyn et ils ont partagé un moment spécial après qu’il eut perdu en finale du Frozen Four, le 7 avril.

M. et Mme Evans ne faisaient pas que consoler leur fils après cette défaite crève-cœur. Ils célébraient également la fin de son séjour de quatre ans à l’Université Notre Dame, tout en portant un regard sur la prochaine étape de sa carrière de hockeyeur.

Cela se poursuivra, évidemment, à titre de membre de l’organisation des Canadiens puisque le joueur de centre de 21 ans a signé un contrat d’entrée dans la LNH de deux ans, lundi. Cette entente sera valide dès la prochaine saison.

« Ç’a été un moment vraiment spécial avec eux parce qu’on savait qu’une fois que le match du Frozen Four était terminé, ce serait le temps pour mon prochain séjour, avec les Canadiens, a dit Evans, qui a marqué 13 buts et mené les Fighting Irish avec un sommet personnel de 33 mentions d’aide et 46 points en 40 matchs lors de la saison 2017-2018, les aidant à remporter les titres du Big Ten pour la saison régulière et du tournoi Big Ten.

« C’était très émouvant parce qu’ils ont tellement fait pour moi et je pensais à tout ce qu’on avait fait ensemble, où on s’est rendus. On était tous excités, mais certainement émus. »

Le capitaine des Irish a officiellement signé son contrat en Indiana sous les yeux de ses colocataires – les autres joueurs de dernière année Dawson Cook et Luke Ripley. C’était un moment « surréel » pour Evans, qui a très hâte de passer des rangs de la NCAA aux professionnels après une dure défaite de 2 à 1 face aux Bulldogs de l’Université du Minnesota-Duluth au Xcel Energy Center de St. Paul, au Minnesota, le week-end dernier.

« Je pense que c’est assurément le temps de faire le saut. Les quatre dernières années ont été bien, mais c’est juste le temps, a affirmé le Torontois, qui a inscrit 41 buts et 138 points en 158 rencontres avec Notre Dame, ratant seulement une partie au cours des quatre dernières saisons.

« Il y a quelque chose de plus grand qui m’attend et quelque chose qui pourrait être atteignable. Je suis prêt pour cette prochaine étape. »

Une fois qu’il aura terminé les trois derniers cours qui lui donneront un diplôme en administration, il retournera à la maison pour s’entraîner sous le regard attentif de l’entraîneur de renommée en conditionnement physique Matt Nichol et quelques vétérans de la LNH, également.

« Je dois être enfermé tout l’été, à devenir plus fort, manger santé et juste être concentré et préparé pour le camp d’entraînement, a expliqué Evans, qui a passé les cinq derniers étés dans le groupe d’entraînement de M. Nichol.

« On a également la chance de patiner avec des gars comme [Tyler] Seguin, [Mike] Cammalleri et [Wayne] Simmonds. Je vais assurément regarder comment ils abordent les entraînements et les exercices, et je vais vouloir bâtir ma confiance, sachant que je peux patiner avec ces gars-là avec ce niveau d’habiletés. »

Puis, il prévoit se battre pour un poste avec le grand club à l’automne, sachant très bien qu’il a encore plusieurs leçons importantes à apprendre au cours des prochains mois, des prochaines années, afin de vivre une longue et productive carrière professionnelle.

« Quand j’arriverai à Montréal, je pense que la chose importante pour moi sera d’être une éponge et d’absorber beaucoup de choses, pour voir comment les gars qui ont du succès fonctionnent et ce qu’ils font de bien. Je dois apprendre d’eux, a mentionné Evans, qui était parmi les meilleurs dans le cercle des mises en jeu cette saison dans la NCAA, se classant deuxième au pays en remportant 550 mises en jeu.

« Mais, je dois avoir confiance en mon jeu une fois que j’y serai et simplement être déterminé à percer la formation. »

Evans n’a certainement pas de lacunes au chapitre de la détermination. Il ne faut pas oublier que l’ancien de la Ligue de hockey junior de l’Ontario (OJHL) a été un choix de septième tour, 207e au total, lors du repêchage de la LNH en 2014. Seulement trois autres joueurs avaient été choisis après lui au Wells Fargo Center de Philadelphie.

Depuis, il s’est engagé à bien faire avec les Fighting Irish et a éventuellement fait taire ses détracteurs en affichant son véritable potentiel à devenir pro.

« Si tu te fais repêcher si tard ou plus loin que ce à quoi tu t’attendais, tu utilises ça comme motivation supplémentaire. Au début, je pensais juste que plusieurs équipes ne me voulaient pas et qu’elles n’étaient pas emballées par moi, mais après, j’ai réalisé que j’avais une équipe qui voulait de moi et que c’était tout ce qui importait. Je voulais prouver à toutes les autres équipes qu’elles avaient tort. C’est ce que j’ai essayé de faire, a dit Evans, qui a fait tourner bien des têtes cette année et qui a même capté l’attention des dirigeants de Hockey Canada pour se mériter une place au sein d’Équipe Canada lors de la dernière Coupe Spengler, en décembre.

« Je ne pense pas que le rang auquel tu es choisi soit vraiment important. La route est longue après le repêchage, c’est certain. »

Jusqu’à maintenant, toutefois, Evans a navigué sur cette route à la perfection. Maintenant, s’il pouvait seulement convaincre son père de devenir partisan des Canadiens, il pourrait cocher un autre item de sa très longue liste de choses à faire.

« Je dois faire de mon père un fan des Canadiens, mais je suis sûr qu’il le sera, a dit Evans en riant. Dans son enfance, le meilleur ami de mon père était un grand fan des Canadiens et mon père le taquinait chaque fois que les Leafs gagnaient. J’ai reçu quelques textos parlant de karma. Je pense que mon père s’est fait dire quelques fois qu’il doit aimer le Tricolore maintenant. »

Un texte de Matt Cudzinowski

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