Transport aérien

Transat améliore sa performance

N’eût été les dépenses liées à sa vente projetée à Air Canada, Transat aurait été rentable au troisième trimestre.

Le transporteur aérien a déclaré une perte nette de 11 millions de dollars, attribuable principalement à des frais de 13,7 millions liés à la transaction avec Air Canada. Le troisième trimestre de 2018 s’était soldé par une perte de 5 millions de dollars.

En excluant certains éléments extraordinaires, dont le coût des négociations avec Air Canada, le bénéfice net ajusté a été de 5,7 millions de dollars, en hausse de 213 % comparativement à sa perte de 5 millions de dollars à pareille date l’an dernier. Ses revenus ont progressé de 5 % pour atteindre 698,9 millions de dollars. Son taux d’occupation a progressé de 2,2 % et le nombre de passagers, de 4,3 %.

Transat a dû payer des frais professionnels de 6 millions de dollars dans le cadre de la transaction proposée par Air Canada, puis inscrire des provisions de 7,7 millions en raison de la hausse de la rémunération de ses dirigeants provoquée par la hausse du prix de l’action, elle aussi entraînée par la transaction avec Air Canada.

L’entreprise prévoit encore devoir inscrire jusqu’à 7,5 millions de dollars de frais professionnels additionnels d’ici la conclusion de cette transaction, et jusqu’à 10 millions de dollars de provisions de rémunération.

La chef des opérations de Transat, Annick Guérard, a notamment expliqué la hausse du nombre de passagers et des prix au troisième trimestre par un nombre accru de réservations de dernière minute, tendance qui continue de se manifester cet automne.

Des prévisions encourageantes

La direction a aussi émis des prévisions encourageantes pour le quatrième trimestre, avec notamment une hausse des prix de 2,1 % jusqu’à présent.

« Si cette tendance se maintient, les résultats du quatrième trimestre pourraient être légèrement meilleurs que ceux de 2018 », a estimé le chef de la direction financière, Denis Pétrin.

Pour ce qui est de la saison hivernale, Transat n’entrevoit pas de baisse de capacité chez ses compétiteurs attribuable, par exemple, à l’interdiction de vol touchant les appareils 737 MAX, mais se déclare néanmoins elle-même en avance sur l’an dernier pour les réservations.

« De façon générale, même si nous croyons que l’attention des investisseurs va demeurer sur la transaction avec Air Canada, nous observons que les résultats du troisième trimestre et les prévisions sont encourageants, alors que Transat commence à profiter de l’optimisation de sa flotte », a noté l’analyste Benoit Poirier, de Desjardins, dans une note envoyée à ses clients.

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