HOCKEY

Un choix difficile à comprendre...

TORONTO — La décision de l’entraîneur-chef des États-Unis John Tortorella de laisser de côté le centre Brandon Dubinsky, hier, face au Canada, est peut-être la plus surprenante qu’on ait vue depuis le début de la Coupe du monde.

En plus d’avoir ce style hargneux que les États-Unis recherchaient face à leurs éternels rivaux, d’avoir été efficace en infériorité numérique et d’avoir remporté 9 de ses 11 mises en jeu contre l’Europe samedi, Dubinsky est reconnu comme l’un des joueurs les plus à même de déranger Sidney Crosby.

Il l’a déjà traité de bébé à la télé new-yorkaise, les deux ont eu plusieurs escarmouches ensemble (même un combat) et l’attaquant des Blue Jackets de Columbus a été suspendu pour un match en novembre 2015 en raison d’un double-échec dangereux.

Mais en 11 matchs de séries face à l’équipe de Dubinsky, Crosby n’a marqué aucun but. De plus, la vedette des Penguins n’a qu’un but et affiche un rendement de - 7 à ses 10 derniers matchs de saison avec Dubinsky dans les pattes.

« Il est meilleur quand on lui donne un mandat et il aime vraiment celui d’affronter peut-être le meilleur joueur du monde, décrivait Tortorella dimanche, lui qui dirige Dubinsky à Columbus après l’avoir piloté chez les Rangers de New York.

« C’est une confrontation que je recherche parfois et je crois qu’il y excelle. »

JOHNSON AUSSI

Or, 48 heures plus tard, l’entraîneur-chef américain avait changé d’avis. Dubinsky était retranché à la faveur de Kyle Palmieri, le franc-tireur des Devils du New Jersey qui a inscrit 30 buts la saison dernière.

« Nous voulions un marqueur que je pouvais bouger d’un trio à l’autre et que je pourrais utiliser en avantage numérique, a justifié Tortorella. On en a débattu pendant deux heures et c’est la décision à laquelle on est arrivé. »

Le coach a également laissé de côté le défenseur Jack Johnson, un autre joueur qu’il a sous la main à Columbus. Tortorella a assuré que le fait qu’il soit l’entraîneur-chef de ces deux joueurs dans la LNH n’avait pas influencé sa décision. Mais pour des joueurs qui devaient avoir hâte d’affronter le Canada, la pilule a sûrement été dure à avaler...

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