Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald

Katherine Waterston applaudit le travail de J.K. Rowling

Katherine Waterston reprend son rôle dans le deuxième volet d’une série de cinq films des Fantastic Beasts (Les animaux fantastiques), écrite par J.K. Rowling, et qui nous replonge dans le monde des sorciers décrit dans la saga Harry Potter. Fille de l’acteur et producteur Sam Waterston, l’actrice américaine a toujours baigné dans le milieu cinématographique, tout comme sa sœur et ses frères. 

Dernièrement, vous avez joué dans Alien : Convenant, et puisque vous jouez dans Fantastic Beasts, vous semblez aimer incarner des personnages qui ont des scènes de combat.

Oh non, ce n’est pas quelque chose que je recherche ! C’est plutôt arrivé par hasard. Mais j’aime jouer des personnages qui ont des combats intérieurs. Je ne veux surtout pas des personnages unidimensionnels. J’aime quand le personnage qu’on me propose me surprend dès la première lecture et que ça me prend un peu de temps avant de vraiment saisir tout ce qu’il est. Comme tous les êtres humains, en fait !

Dans l’univers de J.K. Rowling, les rôles de femmes sont complexes.

Dès que j’ai su que je faisais partie de cet univers, je savais que ce serait le cas. Et je n’avais même pas encore lu le scénario. Je savais qu’elle était une de ces créatrices qui présentent les femmes de façon réaliste, comme nous sommes dans la vraie vie. Lorsque j’ai lu le scénario, j’étais tellement fière et tellement honorée de jouer Tina Goldstein. Parce que c’est un rôle fort, un peu en marge de ce qu’on nous propose habituellement, c’est-à-dire qui représente une femme intelligente et d’une grande force, mais qui peut aussi être confuse et inquiète… Ce type de personnalité, un super mélange de confiance et d’insécurité, est plus souvent attribué à des hommes qu’à des femmes. J’avais tellement hâte de la jouer.

Avez-vous déjà refusé un rôle parce qu’il manquait de complexité ?

Bien sûr. Parfois, la recherche d’un rôle est assez simple. On n’a qu’à exclure ce qui nous apparaît comme peu stimulant. C’est aussi simple que ça. C’est plus difficile de jouer un personnage unidimensionnel. Parce que même si le personnage ne semble pas te ressembler, s’il est un peu complexe, il a quelque chose de toi. Je ne crois pas que c’est juste un désir de féministes d’avoir des personnages complexes, c’est aussi parce que c’est plus facile à jouer ! Sauf, peut-être, si on me demandait de jouer un robot unidimensionnel, je comprendrais qu’il faut laisser l’aspect « humain » de côté. Mais si tu essaies de jouer un vrai « humain » et qu’il n’a qu’une caractéristique, c’est vraiment un travail difficile. Parce que personne n’est comme ça.

Sentez-vous qu’il y a plus de beaux personnages féminins qu’avant ?

Plus ? Oui. Il y en a plus au cinéma, à la télévision et au théâtre. Mais il y en a toujours eu. Quelques-uns de mes personnages féminins préférés ont été créés dans les années 30, 40 et 50. Ils ont toujours existé, il y a toujours eu des auteurs qui ont créé de beaux personnages pour des actrices. Sauf qu’il y avait peut-être juste cinq comédiennes à Hollywood qui jouaient ces rôles. Vous comprenez ce que je veux dire ? Les autres comédiennes étaient reléguées à des rôles beaucoup moins intéressants. C’est très bien de voir qu’aujourd’hui, il y en a autant.

Et qu’est-ce que vous aimez tant dans l’univers de Fantastic Beasts ?

Ce à propos de quoi nous discutons en ce moment. De beaux rôles de femmes, en fait tous les rôles. Ils sont tous complexes, et ce, depuis le début avec les personnages de Harry Potter. La complexité et le défi de devenir une personne qui accepte ses erreurs, qui apprend à comprendre les autres, à se comprendre… Je trouve ça super intéressant à explorer. Et, bien sûr, tout ce monde fantastique qui a été créé. Ce monde magique et complexe, en parallèle de notre monde, je trouve ça vraiment stimulant.

Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald (Les animaux fantastiques 2 –  Les crimes de Grindelwald) prend l’affiche le 16 novembre. Le texte en français du film de J.K. Rowling, Les crimes de Grindelwald (Gallimard), sera en librairie la veille.

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