Ottawa bloque le rachat d’Aecon par les Chinois

Le gouvernement fédéral a bloqué la prise de contrôle du constructeur torontois Groupe Aecon par une société d’État chinoise pour des raisons de sécurité nationale. Un porte-parole du ministère du Développement économique a confirmé hier la décision du gouvernement d’empêcher CCCC International Holding d’acquérir l’entreprise de construction Aecon, une transaction estimée à 1,5 milliard de dollars. Le gouvernement Trudeau avait été averti par des experts de procéder prudemment en évaluant les offres d’investissement des entreprises d’État chinoises et d’être aussi transparent que possible dans son examen de la transaction proposée. Le gouvernement a également été soumis à de fortes pressions un peu partout au pays pour rejeter l’offre d’achat.  — La Presse canadienne

PME INNOVATION

Gestion des déchets : un robot à la rescousse

L’idée

Le robot breveté de Solucycle avale les résidus alimentaires des cuisines commerciales et industrielles, les broie et les achemine à travers une canalisation de quatre pouces vers un réservoir extérieur. Un signal prévient le collecteur des matières résiduelles quand le temps est venu de vider le réservoir et d’acheminer son contenu vers l’usine de biométhanisation ou le centre de compostage. Un centre commercial de Québec a ainsi pu récupérer 2000 pieds carrés en adoptant Solucycle, alors que des restaurants économisent temps et argent dans la gestion de leurs déchets.

L’investissement requis dépend des besoins, mais la période de récupération de cet investissement est courte, soit entre un an et demi et trois ans, en raison des économies considérables qu’il permet.

Le robot mangeur de restes de table est fabriqué à Québec par un partenaire spécialisé en équipement de cuisine, l’entreprise Julien.

Qui ?

Après avoir perdu beaucoup d’argent en sous-estimant l’espace à consacrer aux bacs à déchets dans un immeuble multilogements, les promoteurs immobiliers Mathieu Linteau et son cousin Steve ont eu l’idée de s’attaquer au problème de la gestion des matières résiduelles.

« La gestion des déchets est toujours une contrainte, parce que ça prend beaucoup d’espace et que l’espace, ça coûte cher », résume Mathieu Linteau, 31 ans, qui se décrit comme un « entrepreneur autodidacte ».

C’était en 2012. Depuis, avec les investissements publics dans les usines de biométhanisation et la généralisation de la collecte des matières compostables, les besoins ont explosé.

Dans la restauration, où la pénurie de main-d’œuvre est plus aiguë que dans d’autres secteurs, le robot permet de réduire de 90 % le temps consacré à la gestion des déchets, selon l’entreprise.

Le premier client de Solucycle a été le Centre de congrès de Lévis, en 2016. Il a été suivi par des restaurants, des hôtels et des centres commerciaux ; le futur magasin IKEA de Québec, dont l’ouverture est prévue plus tard cette année, a aussi choisi sa solution.

L’avenir

La petite équipe de Solucycle regroupe neuf personnes, en comptant les deux cofondateurs, et pourrait accueillir de nouveaux actionnaires à court terme pour appuyer sa croissance. Une campagne de collecte de fonds est en cours.

« On veut aller rapidement dans notre développement », affirme Mathieu Linteau. En plus des cuisines commerciales et institutionnelles, le robot pourrait se retrouver dans les tours d’habitation des villes intelligentes, croit-il. Un promoteur immobilier de Paris a d’ailleurs pris contact avec Solucycle pour implanter son équipement dans deux immeubles résidentiels.

Le Canada, les États-Unis, l’Europe, le monde sont à la portée de Solucycle, selon son cofondateur, qui espère pouvoir faire deux choses : changer le monde et avoir un impact sur l’environnement.

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