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Twitter ferme un compte haineux parodiant une députée fédérale

Un compte Twitter se présentant comme une parodie de la députée libérale fédérale Iqra Khalid a été fermé, hier, après que cette dernière eut porté plainte en raison de mentions diffamatoires sur la religion musulmane, son prétendu soutien à la charia et au groupe armé État islamique. Iqra Khalid, qui a été, l’an dernier, la cible de messages haineux et de menaces de mort après avoir déposé une motion condamnant l’islamophobie et le racisme systémique, avait demandé à Twitter d’enquêter sur le profil satirique. En mi-journée hier, il ne restait plus de trace du compte controversé sur Twitter. Au total, une cinquantaine de comptes sont reliés sur Twitter par le mot-clic #parodycabinet et semblent avoir été créés par des détracteurs du gouvernement libéral de Justin Trudeau. — La Presse canadienne

partage d’histoires de pornographie juvénile

Une activité qui « expose les enfants à des sévices », conclut un juge

Partager fantasmes et histoires de pornographie juvénile entre pédophiles sur internet n’est pas un crime sans victimes. Cette activité met des enfants en danger en créant un « réseau social de délinquants sexuels qui s’aident et s’encouragent », a conclu jeudi un juge en déclarant délinquant à contrôler le récidiviste Daniel Perreault.

Le Montréalais de 35 ans accumule depuis 2010 les condamnations pour leurre informatique, possession et distribution de pornographie juvénile. Au terme d’un deuxième séjour en prison, Daniel Perreault a de nouveau commis une violation de ses conditions en 2016 et 2017 en partageant pendant des mois avec d’autres adultes ses fantasmes sexuels mettant en scène des enfants. Il a plaidé coupable à une accusation de production de pornographie juvénile pour ce crime l’an dernier.

Condamné à deux ans de détention, Daniel Perreault tentait d’échapper à une surveillance de longue durée en faisant valoir qu’il n’avait fait aucune victime en publiant ses fantasmes sur internet. Selon lui, il s’agissait de « conversations entre adultes sur leurs fantasmes respectifs ». Un raisonnement rejeté fermement par le juge Alexandre Dalmau, qui a d’ailleurs accordé « peu de valeur » au témoignage à cet égard de l’expert de la défense.

« La production de pornographie juvénile sous forme d’écrit et son échange avec des adultes ne sont pas sans danger et sans conséquence. Cette activité permet de maintenir et d’alimenter des fantasmes déviants. Elle crée l’impression de rendre acceptable l’inacceptable. »

— Le juge Alexandre Dalmau

Le juge rappelle dans sa décision à quel point les enfants et adolescents exposés sur des images de pornographie juvénile sont des « victimes à répétition », tant à la création que lors de la distribution. « Entretenir les fantasmes déviants d’autres délinquants sexuels par la distribution de pornographie juvénile, fût-elle écrite seulement, met des enfants et des adolescents en danger, les expose à des sévices et autres maux », soutient le juge.

Antécédents

Daniel Perreault n’a pas été dissuadé par ses précédentes peines de prison et représente toujours un risque « élevé » de récidive, conclut le juge. « Il n’est pas en mesure de contenir ses fantasmes impliquant [des adolescentes]. Ces fantasmes, il ne les a pas seulement dans sa tête, il est incapable de résister à l’envie d’agir sous leur impulsion », soutient-il.

Le juge Dalmau a ainsi déclaré le Montréalais délinquant à contrôler. Il sera soumis à une surveillance de longue durée pour une période de sept ans à sa sortie de prison. Comme il est détenu depuis mars 2017, il ne lui reste que sept jours à purger. Selon le juge, il n’était pas nécessaire d’imposer la période maximale de 10 ans, puisque le délinquant « semble sincère dans son désir de s’affranchir de sa problématique, quoiqu’il se montre incapable d’y arriver pour le moment ».

Dans le passé, Daniel Perreault a eu des conversations de nature sexuelle avec une dizaine d’adolescentes, principalement âgées de 12 ou 13 ans. Les policiers ont également trouvé chez lui des dizaines de photos de pornographie juvénile, certaines montrant de jeunes enfants nues ou exécutant des actes sexuels avec d’autres enfants ou des adultes. Il a reçu des peines de 11 mois, 18 mois et 12 mois de prison en 2010 et 2014 pour ces crimes.

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