En tournage

Il pleuvait des oiseaux loin de la métropole

Chaque année, de mai à septembre, Montréal et plusieurs régions accueillent les tournages de nombreux longs métrages québécois et étrangers. Voici le troisième article de cette série estivale.

La production du troisième long métrage de Louise Archambault, Il pleuvait des oiseaux, adaptation du roman de Jocelyne Saucier, s’est mise en marche le lundi 9 juillet dans le secteur de Lac-Supérieur, dans les Laurentides. Et, fait plutôt inusité, aucune journée de tournage n’est prévue à Montréal et ses environs.

En raison du scénario et du sujet abordé, le tournage aura lieu dans les Laurentides (cinq jours), dans la forêt Montmorency, près de Stoneham au nord de Québec (trois semaines), et à Thetford Mines (une dizaine de jours).

Inspiré par de grands incendies qui ont ravagé le nord de l’Ontario en 1916, le film s’intéresse au sort de trois ermites qui vivent au fin fond de l’Abitibi. Boychuck, un des personnages du roman et du film, est un grand brûlé survivant de ces incendies.

Jointe à Lac-Supérieur plus tôt cette semaine, Rachel Daoust, directrice des lieux de tournage, explique les raisons derrière les endroits choisis.

« À Lac-Supérieur, nous sommes installés à l’Auberge Castello, du chemin du Nordet. On recrée notre auberge du scénario. Le côté assez rustique de l’endroit correspond à ce qui est recherché comme style. »

— Rachel Daoust

De plus, comme l’histoire se passe en Abitibi, l’endroit devait donner le sentiment d’être très loin de la ville, de toute forme de modernité. « Il fallait sentir le sapinage, la forêt boréale, ajoute Mme Daoust. Ce qu’il y a ici se rapproche de ce que nous aurions trouvé si nous étions en Abitibi. »

Beaucoup de scènes intérieures et quelques scènes extérieures sont prises au Castello.

Une forêt tranquille

C’est davantage dans la forêt Montmorency que seront tournées les principales scènes extérieures. « Nous y avons construit les cabanes de nos ermites, lance fièrement Mme Daoust. Notre choix s’est fait en fonction de la flore ambiante. Nous aurions aussi pu tourner dans les Laurentides, mais nos dates coïncidaient avec les vacances de la construction. »

Comprendre par là qu’il fallait un endroit plus tranquille. La forêt Montmorency est un lieu de recherche de l’Université Laval à accès restreint. C’était donc parfait pour accueillir un plateau.

Enfin, à Thetford Mines, plusieurs locaux ont été retenus pour des scènes intérieures, comme un centre d’hébergement, un poste de police, etc. Il y aura aussi une scène tournée dans un cimetière.

Comme les Jeux d’été du Québec se tiennent dans cette ville, il a fallu adapter l’horaire en conséquence. Comme quoi le cinéma est aussi une affaire de gestion d’horaires !

Quant aux grands incendies du nord de l’Ontario, ils seront représentés par des images d’archives.

Le tournage se terminera à la mi-août.

Sortie prévue : 2019

Synopsis

Boychuck, Tom et Charlie sont trois vieillards ermites qui vivent en pleine forêt, coupés du reste du monde. Alors que Boychuck vient de mourir, une photographe partie à sa recherche arrive dans le motel du bout du monde où ses amis et lui s’étaient retirés, ce qui bouleversera la vie des deux survivants.

Réalisatrice

Louise Archambault (Gabrielle), qui signe aussi le scénario avec Catherine Léger.

Acteurs

Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte, Rémy Girard, Ève Landry, Louise Portal et Éric Robidoux.

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