Le mauvais temps au rendez-vous ce week-end

Les conditions météorologiques s’annoncent difficiles, ce week-end. Pluie, verglas et rafales pourraient rendre les déplacements ardus dans plusieurs régions du Québec.

Le temps s’annonce plutôt doux, samedi, laissant présager la fonte de la neige à Montréal et dans les environs, notamment. La chute du mercure annoncée en soirée devrait cependant compliquer la donne : Environnement Canada prévoit de la pluie verglaçante samedi soir pour les Laurentides, Lanaudière, Montréal, la vallée du Richelieu, l’Estrie et la Beauce. On attend de 20 à 35 mm de pluie. Des rafales devraient arriver au même moment, avec des vents soufflant à 60, 70 km/h.

« Les conditions vont être venteuses rapidement, ce qui va être problématique aussi, parce que l’épaisseur de glace dans les structures pourrait être importante », a souligné Serge Mainville, météorologue à Environnement Canada. « La pluie risque d’être assez forte, donc l’accumulation de glace risque d’être importante. »

La pluie pourrait se changer en neige dimanche.

L’accumulation de verglas sur les branches et les fils électriques pourrait causer des dégâts et des pannes électriques.

Les équipes d’Hydro-Québec sont sur un pied d’alerte, prêtes à réagir sur l’ensemble du réseau en cas de pannes, a assuré la porte-parole Johanne Savard. « Quand il y a des évènements climatiques comme celui-ci, on adapte toujours nos effectifs », a-t-elle dit.

Les régions avec beaucoup de végétation sont toujours surveillées de très près. « Les branches d’arbres peuvent avoir un impact sur notre clientèle lorsqu’il y a des vents forts mêlés au verglas, a-t-elle noté. On surveille des régions risquées comme Montréal, les Laurentides et l’Estrie. »

Prudence sur les routes

Sur les routes, les automobilistes devront aussi redoubler de prudence.

« Quand c’est possible, on conseille de retarder les déplacements », suggère Christian Fortin, porte-parole de Transports Québec. « Si vous avez à prendre la route, adaptez votre conduite en gardant une bonne distance avec les autres véhicules. » Transports Québec garde un œil sur la trajectoire incertaine du système dépressionnaire.

« Si jamais le verglas nuit à votre conduite, n’oubliez pas de continuer à tenir le volant fermement. Le moindre mouvement peut avoir un impact », ajoute M. Fortin.

De la neige est prévue en Mauricie et à Québec, où de la poudrerie pourrait rendre la visibilité difficile.

De nombreuses villes, dont Laval et Montréal, ont annoncé sur les réseaux sociaux que leurs équipes seraient à pied d’œuvre durant le week-end pour assurer la sécurité des citoyens, notamment avec l’épandage d’abrasifs.

JUSTICE

Une meurtrière trans échoue à faire casser sa condamnation

Une meurtrière, qui a changé de sexe derrière les barreaux et a été transférée dans un pénitencier pour femmes l’an dernier, a échoué à faire casser en Cour d’appel sa condamnation pour meurtre et sa peine d’emprisonnement à vie, sans libération conditionnelle possible avant 25 ans.

Jamie Boulachanis, qui s’appelait John Boulachanis avant son changement de sexe, en 2018, a été reconnue coupable en 2016 du meurtre prémédité de Robert Tanguay, abattu en 1997 dans une sablière de Rigaud, en Montérégie.

Son avocat avait fait appel en plaidant notamment que le procès n’aurait pas dû évoquer son évasion presque réussie d’un fourgon cellulaire et sa tentative d’intimidation de témoins, avant son procès. Mais les trois juges de la Cour d’appel ont rejeté ces arguments.

Après le meurtre, la femme trans de 46 ans s’est enfuie en Grèce, en Ontario et aux États-Unis, vivant sous de fausses identités pendant une douzaine d’années, avant d’être arrêtée en Floride en 2011.

Tentative d’évasion à la Houdini

Lors de sa détention préventive, Boulachanis a fait une spectaculaire tentative d’évasion à la Houdini, en 2013, à Salaberry-de-Valleyfield : à l’aide de lames de métal insérées dans ses cavités corporelles, malgré des chaînes aux poignets et aux chevilles, elle a forcé la fenêtre d’un fourgon cellulaire et a réussi à se glisser par une ouverture de 6 pouces sur 18 pouces. Elle a toutefois été rapidement rattrapée par les agents des services correctionnels.

De la prison, la détenue a fait intimider des témoins et tenté d’en soudoyer d’autres, pour faire capoter son procès et être acquittée, selon la preuve présentée.

Le procès a révélé que Boulachanis voulait éliminer Robert Tanguay, qui participait au même réseau de vols de voitures, parce que ce dernier menaçait de dévoiler leurs combines à la police. De plus, Boulachanis avait une liaison avec la conjointe de Tanguay.

Transfert chez les femmes

Jamie Boulachanis a entrepris des consultations avec un psychiatre au sujet de sa dysphorie de genre à son arrivée au pénitencier de Donnacona, en décembre 2016. Elle a officiellement changé son prénom en octobre 2018 et a commencé l’hormonothérapie en janvier 2019.

En raison des risques d’évasion, le Service correctionnel du Canada a d’abord refusé qu’elle soit transférée du pénitencier à sécurité maximale de Donnacona, où elle est incarcérée, vers un établissement pour femmes. Mais un juge de la Cour fédérale a ordonné son déménagement en avril dernier, notant que la détenue avait fait l’objet de menaces de la part d’autres prisonniers.

Elle attendrait maintenant une opération de changement de sexe.

POLITIQUE

Pas d’appétit à Québec pour une taxe kilométrique

QUÉBEC — Il n’y a pas d’appétit au sein du gouvernement Legault pour taxer les automobilistes en fonction de la distance parcourue plutôt qu’à la pompe.

L’idée d’une taxe kilométrique, en remplacement de la taxe sur l’essence, a émergé dans le cadre des consultations menées au cours des derniers mois par Québec au sujet du financement des transports en commun. Elle concerne surtout la région de la métropole. Elle est proposée entre autres par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), le Conseil du patronat et CAA-Québec. Elle est revenue dans l’actualité dans la foulée d’un débat lancé par des maires des banlieues nord et sud de la métropole au sujet de l’étalement urbain.

Comme le signale la CCMM dans son mémoire, des régions métropolitaines comme celle de Bruxelles « s’apprêtent à imposer une taxe kilométrique qui repose sur un système de caméras intelligentes ». « Son caractère modulable permet une tarification dynamique en fonction des zones parcourues, du type de véhicule, de l’heure de la journée, de l’intensité de la congestion et du nombre de passagers, peut-on lire dans son mémoire. En plus d’être équitable et prévisible pour les utilisateurs, ce levier de financement est efficace et permet d’atteindre des cibles de réduction de la congestion routière. »

Compte tenu des défis techniques, il serait réaliste selon elle d’implanter une telle taxation dans la région métropolitaine à compter de 2024. D’ici là, le gouvernement devrait augmenter temporairement la taxe sur l’essence.

Fardeau fiscal des contribuables

Le ministre des Transports, François Bonnardel, convient qu’avec l’électrification des transports, « la taxe sur l’essence produit de moins en moins de revenus pour financer la mobilité ». Il rappelle toutefois, par la voix de sa porte-parole Florence Plourde, que le gouvernement « s’est engagé à ne pas augmenter le fardeau fiscal global des contribuables au-delà de l’inflation ».

Au gouvernement, sans fermer complètement la porte à la taxe kilométrique, on souligne que jouer avec la taxation n’est pas dans la philosophie de la maison.

Les partisans de la taxe kilométrique font valoir qu’il n’y aurait pas nécessairement une hausse de la facture pour les contribuables. Selon le CAA-Québec, « la taxe kilométrique est une idée intéressante, mais uniquement si elle remplace toutes les autres taxes. C’est une façon de taxer qui est simple et juste puisqu’elle est le reflet réel de l’utilisation, et ce, autant pour le propriétaire d’un véhicule électrique ou d’un véhicule à essence qui utilise le réseau ».

Le « chantier sur le financement de la mobilité », annoncé en janvier 2019, devait aboutir en début d’année, mais François Bonnardel présentera ses conclusions plus tard, d’ici l’automne. C’est à ce moment qu’il entend se « prononcer davantage sur de futures mesures ».

Ahuntsic

Trois hommes accusés de tentative de meurtre

Trois hommes ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi à Montréal, relativement à une spectaculaire tentative de meurtre par arme à feu survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville

Les trois suspects ont été appréhendés par les enquêteurs de l’escouade Quiétude, mise sur pied avant les Fêtes pour mettre fin aux nombreux évènements de coups de feu, tentatives de meurtre et meurtres, survenus ces derniers mois, en particulier dans le nord et l’est de Montréal.

Selon nos informations, les policiers auraient également saisi une arme et des stupéfiants.

Les trois hommes, Daniel Amecia, 26 ans, de Longueuil, Jerry Fleurmeus, 26 ans, de Saint-Jérôme, et Steve Sillion, 27 ans, de Montréal, ont été accusés de tentative de meurtre, de possession d’arme et de possession de stupéfiants vendredi après-midi au palais de justice de Montréal. Ils ont différents antécédents judiciaires et, selon nos informations, seraient reliés aux gangs de rue.

Un miracle

Vers 1 h 15 dans la nuit de jeudi, un homme de 23 ans venait de garer son VUS de marque Infiniti sur la place De La Colombière dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, lorsqu’une petite voiture s’est arrêtée à sa hauteur.

« La victime a cru qu’un des passagers de la petite voiture voulait lui demander une information et a baissé sa vitre. C’est alors qu’il a vu un homme brandir une arme à feu. Il s’est penché et a entendu des détonations. La petite voiture a quitté les lieux, et c’est lorsqu’il s’est relevé qu’il a constaté que son VUS était criblé de balles », a décrit l’agent Jean-Pierre Brabant du SPVM.

La portière du VUS a été la cible de nombreux projectiles et, selon la police, c’est un véritable miracle que la victime s’en soit tirée indemne. L’homme de 23 ans, qui travaille dans une entreprise de vente et de location de véhicules, n’a pas de dossier criminel et n’est pas connu des policiers. Pour le moment, les enquêteurs ignorent toujours le mobile du crime.

L’escouade Quiétude est composée d’une vingtaine d’enquêteurs des crimes majeurs, de la division du crime organisé et d’autres sections d’enquête du SPVM.

D’après nos informations, elle aurait procédé à quelques autres arrestations depuis sa création, au début du mois de décembre, mais un bilan sera dressé plus tard.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse

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