Thaïlande

« J’ai abandonné mon titre de noblesse et je vis comme une roturière, comme une citoyenne ordinaire au sens de la Constitution. »

— La princesse Ubolratana, sœur aînée du roi de Thaïlande, qui a provoqué un séisme politique en annonçant hier sa candidature au poste de premier ministre à l’issue des élections de mars, une initiative inattendue désapprouvée par le palais royal. (AFP)

République démocratique du Congo

L'Ebola a causé plus de 500 morts en six mois

L’épidémie de fièvre à virus Ebola a tué 502 personnes en six mois dans l’est de la République démocratique du Congo, a indiqué le ministère de la Santé hier soir. « Au total, il y a eu 502 décès et 271 personnes guéries », a indiqué le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien. Le Ministère distingue 441 morts parmi les cas confirmés et 61 parmi les cas probables. Il s’agit de la deuxième épidémie d’Ebola de l’histoire en termes de virulence, après celle qui a tué plus de 11 000 personnes en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2014. La ville de Beni est la plus touchée (147 morts). Il s’agit de la 10e épidémie sur le sol congolais depuis la première apparition du virus dans l’ex-Zaïre, en 1976. L’actuelle épidémie présente une complexité singulière, car elle touche une région en proie à la violence des milices armées sur les civils.

— Agence France-Presse

Crise franco-italienne

Luigi Di Maio défend sa rencontre avec des gilets jaunes

Le vice-premier ministre de l’Italie Luigi Di Maio a défendu hier sa visite à des gilets jaunes français, à l’origine d’une crise sans précédent entre deux pays fondateurs de l’Union européenne qui risque de perdurer jusqu’aux élections européennes de mai. Cette crise, qui a conduit la France, exaspérée, à rappeler jeudi son ambassadeur à Rome, cristallise le face-à-face entre les leaders populistes au pouvoir en Italie et le camp pro-européen incarné par le président français Emmanuel Macron. Dans une tribune adressée au quotidien français Le Monde, Luigi Di Maio, le chef du Mouvement 5 étoiles (antisystème), a dénoncé des « recettes ultralibérales » appliquées par « des partis de droite comme de gauche [qui] ont précarisé la vie des citoyens ». « C’est pour cette raison que j’ai voulu rencontrer des représentants des gilets jaunes » mardi, s’est-il expliqué, évoquant ainsi la fronde sociale qui secoue la France depuis plusieurs semaines. — Agence France-Presse

Centrafrique

Un accord de paix pour accélérer la justice et sécuriser le territoire

Accélérer la réconciliation et la justice en Centrafrique tout en sécurisant son territoire occupé à 80 % par des groupes armés, qui y feront des patrouilles avec l’armée régulière : voilà les principaux objectifs d’un accord de paix qu’a obtenu l’AFP hier. Cet accord de paix signé mercredi à Bangui, le huitième depuis le début de la crise en 2013, prévoit la mise en place sous 90 jours d’une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. En attendant, une « Commission inclusive » composée des parties en conflit est « immédiatement » créée avec la lourde tâche de « qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice ». Les groupes armés sont issus de l’ex-rébellion hétéroclite de la Séléka en majorité composée de musulmans qui a renversé le président François Bozizé en 2013 et des milices d’autodéfense qui s’y opposaient, les anti-balaka. — Agence France-Presse

Projet-pilote en Finlande

Bilan mitigé pour l'allocation d’un revenu de base

Helsinki — L’allocation d’un revenu de base aux chômeurs en fin de droit est bon pour leur santé mais sans effet vertueux sur leur retour à l’emploi, selon les conclusions préliminaires d’un projet-pilote en Finlande publiées hier.

Quelque 2000 chômeurs sélectionnés pour participer à l’étude ont perçu en 2017 et 2018 un revenu forfaitaire mensuel de 560 euros (près de 850 $CAN), sans condition préalable, en remplacement de leur indemnité de chômage.

À ce revenu s’ajoutaient d’éventuelles allocations familiales, ainsi que le revenu du travail, salarié ou indépendant, en cas de retour à l’emploi.

« Les bénéficiaires du revenu de base ne se sont révélés ni meilleurs ni moins bons que le groupe de contrôle à trouver un emploi », a indiqué Ohto Kanninen, responsable de recherche à l’Institut du travail pour la recherche économique.

En revanche, ils « présentaient moins de symptômes de stress, moins de difficultés de concentration et moins de problèmes de santé », selon Minna Ylikännö, de la Sécurité sociale finlandaise, Kela.

« Ils exprimaient également davantage de confiance dans leur avenir », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Réformer l'assurance sociale

Le système actuel est jugé bureaucratique et pénalisant pour les demandeurs d’emploi qui perdent leurs indemnités au prorata de leur activité, y compris dans le cas de contrats très courts et peu rémunérateurs.

« J’ai pu accepter toutes les missions que l’on m’offrait » pendant les deux ans qu’a duré l’étude, a confié à l’AFP un participant, le journaliste Tuomas Muraja. « Avant, c’était plus difficile parce que je devais systématiquement calculer ce que j’allais gagner », entre le supplément de revenu et la perte d’indemnité chômage.

Parfois présenté comme « universel », le revenu de base finlandais s’apparente moins à un revenu de subsistance qu’à un complément d’incitation au retour à l’emploi.

Le ministre finlandais des Affaires sociales, Pirkko Mattila, a souligné hier que si la Finlande n’avait nullement l’intention d’introduire un revenu de base universel, les conclusions de cette étude devaient servir à « réformer [le] modèle d’assurance sociale, prochaine réforme majeure ».

— Agence France-Presse

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