tragédie aérienne en iran

tués par un missile

La thèse a été évoquée. Puis écartée. Pour refaire surface hier, notamment à cause d’une vidéo : l’avion à bord duquel sont morts 63 Canadiens aurait été abattu, peut-être par erreur, par un missile iranien, a affirmé le premier ministre du Canada Justin Trudeau, s’appuyant sur « [ses] services de renseignements et ceux de [ses] alliés ». Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? La réponse n’apaisera pas la peine des familles des 176 victimes.

Tragédie aérienne en Iran

« Nous avons des renseignements provenant de différentes sources »

Ce n’était pas un simple ennui mécanique. Du moins, pas selon le premier ministre Justin Trudeau, qui a mis un point d’exclamation à une journée déjà fertile en rebondissements en déclarant être convaincu que l’avion à bord duquel sont morts 63 Canadiens, mardi à Téhéran, avait été abattu par un missile iranien.

« Nous avons des renseignements provenant de différentes sources, notamment de nos services de renseignements et de ceux de nos alliés », a déclaré M. Trudeau, après avoir prévenu que les nouvelles qu’il s’apprêtait à livrer n’allaient pas apaiser les familles éplorées.

« Ces renseignements indiquent que l’avion aurait été abattu par un missile surface-air iranien. C’est possible que ça ait été fait involontairement. Cette nouvelle vient confirmer la nécessité de mener une enquête approfondie dans cette affaire. »

L’hypothèse d’un missile avait émergé dès les minutes ayant suivi l’accident, compte tenu du contexte particulier. Quatre heures auparavant, l’Iran avait lancé une salve de missiles balistiques à destination d’une base militaire irakienne hébergeant notamment des soldats américains ou canadiens. Une riposte américaine n’étant pas exclue, le dispositif militaire iranien était en état d’alerte.

Puis, très tôt dans la journée de jeudi, heure de Montréal, des images de débris de missiles SA-15, aussi appelés Tor, prétendument retrouvés non loin des lieux de l’accident, ont commencé à circuler.

Le New York Times a également mis en ligne une vidéo semblant montrer un missile qui percute l’avion. Le journal américain a dit avoir vérifié l’authenticité de la vidéo, en confirmant notamment le vol dont il s’agit.

Est-ce ce qui a pu causer l’écrasement de l’avion de la compagnie Ukraine International Airlines transportant 176 personnes et qui venait de quitter la capitale iranienne à destination de Kiev ? Un responsable ukrainien avait, en tout cas, placé rapidement cette hypothèse en tête de liste des pistes à explorer en cours d’enquête.

Véhément démenti

Mais l’Iran a été tout aussi rapide à nier cette possibilité, et de façon véhémente.

« Plusieurs vols intérieurs et internationaux volaient au même moment dans l’espace iranien à la même altitude de 8000 pieds, et cette histoire de frappe de missile sur l’avion ne peut pas du tout être correcte », indiquait un communiqué sur le site du ministère des Transports iranien.

« De telles rumeurs n’ont aucun sens », ajoutait le texte, citant Ali Abedzadeh, président de l’Organisation de l’aviation civile iranienne (CAO) et vice-ministre des Transports.

Ces démentis n’ont rien fait pour décrédibiliser l’hypothèse, qui s’est au contraire renforcée sur l’heure du midi quand une poignée de médias américains, alimentés par des sources anonymes au sein de l’appareil gouvernemental américain, ont indiqué qu’elle constituait maintenant l’hypothèse de choix des services de renseignements.

Le président des États-Unis, Donald Trump, avait lui-même ajouté son grain de sel.

« L’avion volait au-dessus d’un quartier difficile, quelqu’un a peut-être fait une erreur. Pas de notre côté, mais de l’autre côté. C’est triste, ce qui est arrivé. »

— Donald Trump, président des États-Unis

L’OACI s’en mêle

Devant la progression des hypothèses, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dont le siège est à Montréal, a même pris la peine de diffuser un communiqué de presse soulignant « l’importance d’éviter toute conjecture sur les causes du drame en attendant les résultats de l’enquête, conformément à l’Annexe 13 de la [Convention de Chicago] ».

Les règles, et la pratique, de l’industrie internationale du transport aérien sont en effet plutôt fermes à l’encontre des suppositions dans les cas d’accidents.

En fin de journée, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a confirmé avoir été invité par le bureau d’enquête iranien « à se présenter sur le site de l’accident ».

« On essaie de négocier en ce moment pour qu’il y ait une participation importante pour le Canada [à l’enquête], a dit le ministre des Transports, Marc Garneau, rencontré lors d’une veillée à la bougie organisée à l’Université Concordia jeudi soir. L’Iran a accepté qu’on ait un expert du Bureau de la sécurité des transports qui puisse participer, c’est quelque chose qu’ils doivent faire parce que ça fait partie des protocoles de l’OACI. »

La Convention relative à l’aviation civile internationale prévoit qu’un État comptant un certain nombre de ses ressortissants parmi les morts ou les blessés graves peut désigner un expert qui pourra se rendre sur les lieux de l’accident, accéder aux renseignements de l’État qui mène l’enquête et recevoir une copie du rapport final.

« On espère que ça va être respecté et on espère qu’on pourra avoir accès aux données parce qu’elles sont très importantes », a ajouté M. Garneau.

Pour une enquête « crédible »

Invité à quelques occasions à déterminer le niveau de responsabilité des États-Unis, dont les gestes ont provoqué la riposte iranienne et augmenté le niveau de danger dans la région, ou à dévoiler d’éventuelles sanctions canadiennes, M. Trudeau a chaque fois plutôt insisté sur l’importance préalable d’une enquête « complète, approfondie et crédible ».

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, s’est entretenu mercredi soir avec son homologue iranien, fait rare puisque les deux pays n’entretiennent plus de liens diplomatiques. Il en a profité pour demander une participation canadienne à l’enquête et lui a souligné la nécessité, pour les Canadiens, de pouvoir offrir des services consulaires à ses ressortissants. La première étape reste la délivrance de visas pour l’Iran, a dit M. Champagne en point de presse.

La réponse de Téhéran, a noté M. Champagne, a été « ouverte, encourageante ». Il a indiqué suivre la situation « d’heure en heure ».

Même s’il a avancé la thèse d’un missile en conférence de presse, M. Champagne n’en a pas discuté avec le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, mercredi soir. « C’est une situation très fluide qui évolue et je n’avais pas cette information à ce moment », a-t-il dit, ajoutant toutefois qu’il avait condamné « en termes très clairs » les attaques de missiles contre les bases militaires en Irak, où des soldats canadiens se trouvaient.

Après le point de presse de M. Trudeau, le premier ministre du Québec, François Legault, a lui aussi insisté, dans un message publié sur Twitter, sur l’importance de la tenue d’une enquête.

« Devant les informations troublantes et inquiétantes fournies par le gouvernement fédéral, il est primordial et nécessaire que toute la lumière soit faite sur cette terrible tragédie le plus rapidement possible. »

tragédie aérienne en iran

Ciel sous tension

Qu’est-ce qui a pu se détraquer dans le système de défense antiaérienne iranien ? Pourquoi un avion civil a-t-il été pris pour cible par un missile ? Et pourquoi l’espace aérien civil n’a-t-il pas été fermé lorsque l’attaque militaire a été lancée ? L’écrasement du vol de la compagnie Ukraine International Airlines mercredi soulève plusieurs questions dont l’élucidation prendra encore beaucoup de temps.

Comment fonctionne un système de défense antiaérienne ?

Il s’agit d’un ensemble d’équipements militaires au sol destiné à repérer et intercepter des attaques aériennes. Le système comprend notamment des missiles surface-air (qu’ils soient sol-air ou mer-air) montés sur des bases mobiles – comme un char d’assaut – qui peuvent être déployés rapidement pour protéger des cibles potentielles des attaques ennemies. En s’appuyant sur des radars ou une technologie infrarouge qui détecte les sources de chaleur dans le ciel, le lancement des missiles peut être effectué de manière automatique (par un programme informatique) ou manuelle (par un humain) lorsqu’il est mis en alerte.

Quel genre de missile a frappé le vol PS752 ?

Selon plusieurs experts, ce serait un missile SA-15 Gauntlet, engin de conception russe, qui aurait été tiré par les Gardiens de la révolution islamique, l’armée idéologique iranienne. Il s’agit d’un missile de courte portée qui atteint une cible dans un rayon de 15 km.

Pourquoi le système de défense antiaérienne iranien était-il en alerte ?

Dans la nuit de mercredi, une vingtaine de missiles ont été lancés par l’Iran vers des bases américaines en Irak. Youri Cormier, directeur général de la Conférence des associations de défense à Ottawa, s’intéresse à une hypothèse avancée par plusieurs observateurs. « Lorsque l’Iran a attaqué des bases américaines en Irak, les autorités iraniennes ont averti au préalable les Irakiens et les Américains pour qu’il n’y ait pas de victimes. Le danger dans cette démarche, c’est qu’une fois que ses ennemis sont avertis, l’Iran est menacé de faire l’objet d’une contre-attaque. À ce moment, l’Iran a dû mettre ses systèmes de défense antiaérienne en alerte extrême parce que le pays risquait d’être attaqué. »

Pourquoi le système de défense antiaérienne s’en est-il pris à un avion civil ?

Les détecteurs à infrarouge des systèmes de défense ne feraient pas la différence entre un avion civil ou militaire « parce qu’ils cherchent un objet chaud dans le ciel », dit Youri Cormier. « Le missile SA-15 Gauntlet vole à basse altitude sur de courtes distances, soit 15 km de sa cible. On aurait dû savoir que des avions civils volaient dans le secteur. »

Pourquoi l’espace aérien civil n’a-t-il pas été fermé quand l’armée s’est mise à lancer des missiles ?

C’est la grande question… à laquelle il n’y a pas encore de réponse. « Pourquoi a-t-on averti les ennemis et pas l’aéroport ? », demande Youri Cormier. « Il faudra une enquête pour en avoir le cœur net. Nous sommes encore dans les conjectures, mais l’Iran aura évidemment d’importants comptes à rendre au Canada, à l’Ukraine et à la communauté internationale dans les prochaines semaines. »

Demi-tour pour un vol de Lufthansa

Un vol Lufthansa entre Francfort en Allemagne et Téhéran a fait demi-tour après une heure de vol jeudi, « par précaution » et pour des raisons de « sécurité » dans « l’espace aérien de l’aéroport » de la capitale iranienne, a annoncé la compagnie allemande. Le vol LH 600, parti jeudi en fin de journée, a fait demi-tour après environ une heure de vol, « par pure précaution », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la compagnie aérienne. Cette annonce est intervenue peu après que le premier ministre Justin Trudeau eut affirmé que le Boeing 737 qui s’est écrasé mercredi près de Téhéran avait été abattu par un missile iranien, probablement par erreur. L’avion Lufthansa, un Airbus A330, est revenu à Francfort à la suite d’une nouvelle « évaluation de la situation en matière de sécurité dans l’espace aérien autour de l’aéroport de Téhéran », a précisé la compagnie. 

— D’après l’Agence France-Presse

D'autres  avions civils abattus par des missiles

17 juillet 2014

Un Boeing 777 de la Malaysia Airlines, assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur (vol MH17) avec 298 personnes à bord (dont 196 Néerlandais), est abattu près de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, une région déchirée par un conflit armé et contrôlée par des séparatistes prorusses. Il n’y a aucun survivant. Les enquêteurs internationaux établissent en mai 2018 que l’avion a été abattu par un missile BUK de conception soviétique, en provenance de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk, dans le sud-ouest de la Russie. 

23 mars 2007 

Un Iliouchine appartenant à une compagnie aérienne biélorusse est abattu par une roquette peu après son décollage de Mogadiscio, capitale de la Somalie, en proie à la guerre civile. II y a 11 morts. L’appareil transportait des ingénieurs et des techniciens biélorusses venus réparer un autre avion, touché par un missile deux semaines plus tôt.

4 octobre 2001

Un Tupolev-154 de la compagnie russe Sibir, qui assurait la liaison entre Tel-Aviv et Novossibirsk, en Sibérie occidentale, explose en plein vol au-dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée (sud de l’Ukraine). Au total, 78 personnes, en majorité des Israéliens, trouvent la mort. Une semaine plus tard, Kiev reconnaît que la catastrophe est due au tir accidentel d’un missile ukrainien.

3 juillet 1988

Un Airbus A-300 de la compagnie nationale Iran Air, assurant la liaison entre Bandar-Abbas et Dubaï (Émirats arabes unis), est abattu peu après son décollage par deux missiles d’une frégate américaine qui patrouille dans le détroit d’Ormuz. En tout, 290 personnes sont tuées. L’équipage de l’USS Vincennes affirme avoir pris l’Airbus pour un chasseur iranien animé d’intentions hostiles. Téhéran obtiendra des États-Unis un dédommagement de 101,8 millions de dollars.

Nuit du 31 août au 1er septembre 1983

Un Boeing 747 sud-coréen de la Korean Air Lines (KAL) est abattu par la chasse soviétique au-dessus de l’île de Sakhaline, après s’être écarté de sa route. Les 269 passagers et membres d’équipage sont tués. Moscou ne reconnaîtra sa responsabilité que cinq jours plus tard, sous la pression internationale et après une condamnation du Conseil de sécurité des Nations unies.

21 février 1973

Un Boeing 727 de la compagnie Libyan Arab Airline assurant la liaison Tripoli-Le Caire est abattu par la chasse israélienne au-dessus du désert du Sinaï. Sur les 112 personnes à bord, 108 sont tuées. Le Boeing, qui s’était égaré, a été intercepté au-dessus de la péninsule du Sinaï, alors occupée par Israël. Selon les autorités, l’avion avait refusé d’atterrir.

— Agence France-Presse

veillée aux chandelles à montréal

Après le choc, le recueillement

« Je ne peux pas oublier leurs sourires. C’était des gens qui voulaient toujours aider les autres », a confié d’une voix étranglée Mehran Mirzai, lors d’une veillée aux chandelles près de l’Université Concordia, jeudi soir.

L’étudiant de 29 ans connaissait Alvand Sadeghi depuis une dizaine d’années. Celui-ci est mort avec sa femme, Negar Borghei, dans l’écrasement du vol 752 près de Téhéran. Mme Borghei étudiait à l’Université McGill et son mari habitait Toronto. Les deux voyageaient d’une ville à l’autre pour se voir, a expliqué M. Mirzai.

De nombreuses personnes se sont réunies jeudi soir pour honorer la mémoire des victimes. Certains ont pris la parole. D’autres ont regardé, silencieux, les flammes vaciller près des photos des disparus.

Quelques heures plus tôt, le premier ministre du Canada annonçait qu’un tir de missile iranien avait peut-être abattu l’avion.

« Pour les victimes, ça ne fait pas de différence si c’est une erreur technique ou un missile. Mais pour les familles, c’est quelque chose. Même si c’est accidentel, ça aurait pu être évité. »

— Mazdak Jabbari, gestionnaire de 44 ans

Comme plusieurs personnes rencontrées sur place, M. Jabbari est resté prudent, disant vouloir attendre les résultats d’enquêtes.

Une communauté durement touchée

Les participants ont allumé des lampions à la mémoire des victimes. La communauté irano-canadienne a été durement touchée par l’événement : si 63 victimes avaient la nationalité canadienne, quelque 138 passagers se rendaient au Canada, laissant présager le lien qui les unissait au pays.

Hossein et Hoda Nourbakhsh ne pouvaient s’empêcher de penser à leur chance : deux jours avant l’écrasement, ils se trouvaient à bord du même avion, ont-ils dit.

« On hésitait entre lundi et mercredi, a dit l’étudiant à Concordia. C’était un peu moins cher mercredi, mais je voulais revenir pour un projet d’équipe. »

Il est rentré avec sa sœur lundi. Sa femme et sa fille ont prolongé leurs vacances. Elles ont finalement quitté l’Iran jeudi.

Hossein Nourbakhsh a dit avoir suivi avec angoisse le tracé de leur vol. Il a beaucoup de compassion pour les proches des victimes. « J’ai vu un homme qui avait perdu sa famille et j’ai tellement d’empathie pour lui, a-t-il confié. Je sais qu’il est la personne la plus malheureuse du monde. Je sais que si ça m’arrivait, je ne pourrais même plus respirer. »

Plus jamais, a-t-il affirmé, il ne prendra un autre vol que celui de sa femme et sa fille.

Ailleurs au pays

D’autres veillées ont été organisées ailleurs au Canada, notamment à Ottawa, Toronto et Halifax. À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a participé à un rassemblement devant le parlement. Il a déposé un bouquet de roses blanches devant un mémorial érigé pour l’occasion. En Alberta, où habitaient environ une trentaine de victimes, une veillée avait été organisée mercredi soir.

— D’après La Presse canadienne

Les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran sont déjà en vigueur

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que les nouvelles sanctions économiques visant l’Iran, annoncées la veille, étaient déjà en vigueur. « C’est fait. On les a renforcées. Elles étaient sévères, mais désormais, elles sont augmentées de façon importante », a dit M. Trump au sujet de ces sanctions prises après les frappes menées par Téhéran contre des bases abritant des soldats américains en Irak. « Je viens juste de les approuver avec le Trésor », a-t-il déclaré, sans détailler leur nature exacte.

— Agence France-Presse

Opérations militaires contre l’Iran

Résolution démocrate pour brider les pouvoirs de Trump 

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a adopté jeudi une résolution pour limiter le pouvoir de Donald Trump de lancer des opérations militaires contre l’Iran, un texte largement symbolique, mais embarrassant pour le président américain en pleine crise avec Téhéran. Exhortant Donald Trump à « mettre fin » à toute action militaire contre l’Iran faute d’accord du Congrès, la résolution a été adoptée par 224 voix pour, 194 contre. La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, a affirmé qu’avec ce vote, le Congrès respectait « son devoir de protéger les Américains ». Il semble plus difficile qu’un tel texte soit voté à son tour au Sénat, contrôlé par des républicains soutenant largement Donald Trump. Mais, fait marquant, trois républicains ont toutefois soutenu la résolution à la Chambre. 

— Agence France-Presse

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