Brett Stapley : 
Départ canon
à Denver

Même si Brett Stapley a eu un développement plus long que la moyenne, l’universitaire de première année connait tout un début de saison avec l’Université de Denver.

Le début de saison du jeune centre de 19 ans n’est rien de moins qu’impressionnant et démontre qu’on ne doit plus sous-évaluer ses capacités.

Stapley a inscrit trois buts et 12 points à ses 12 premiers matchs, se hissant au quatrième rang de l’équipe à ce chapitre et au deuxième rang parmi les neuf étudiants de première année à l’avant et à la défense.

« J’essaie juste de m’améliorer chaque jour, que ce soit dans la salle de musculation ou sur la glace », a déclaré Stapley, sur l’une des clés de son succès en début de saison. « Les vétérans de l’équipe nous ont rendu la tâche facile et ils nous ont aidé à nous acclimater à la façon dont les Pionniers de Denver aiment jouer. Ils savent que nous allons faire des erreurs et que notre équipe est très jeune. Ils nous laissent grandir en tant que groupe et cela commence à porter ses fruits. »

C’est particulièrement vrai pour Stapley, qui remercie également le personnel des entraîneurs des Pionniers, dirigé par le nouvel entraîneur-chef David Carle, de lui avoir donné l’occasion de s’habituer au hockey universitaire semaine après semaine.

« Cela a énormément aidé. Je pense que l’état d’esprit des entraîneurs était qu’ils ne voulaient pas retarder le développement de notre jeu », a expliqué Stapley. « En nous faisant confiance, en nous faisant jouer en avantage numérique et en nous laissant jouer de grosses minutes, c’était la meilleure façon pour nous de nous sentir à l’aise au niveau de la NCAA. »

Retour sur un moment spécial

En fait, Stapley était à Denver lorsque les Canadiens l’ont choisi au septième tour, soit le 190e au total au repêchage de la LNH en juin 2018.

Il avait déjà commencé à suivre des cours d’été et à s’entraîner sur le campus avec Matt Shaw, entraîneur en conditionnement physique.

Stapley se souvient d’avoir été sans voix lorsqu’il a entendu la nouvelle.

« Ce dont je me souviens, c’est que j’étais assis dans ma chambre et que mon téléphone a explosé. Mon coéquipier Slava Demin est venu me féliciter. J’étais complètement abasourdi. Je ne savais pas ce qui se passait ou quoi penser », a déclaré Stapley, qui a également reçu un appel téléphonique du directeur général Marc Bergevin et du directeur général adjoint Trevor Timmins. « Il a certainement fallu un certain temps pour y arriver, mais j’étais vraiment honoré. »

Rejoindre le groupe a ramené pour Stapley des souvenirs amusants liés aux Canadiens.

« Je regardais le film Maurice Richard alors que j’étais enfant avec mon père dans le salon et j’ai toujours trouvé que ce film était tellement cool », a mentionné le natif de Campbell River, en Colombie-Britannique. « J’ai aussi vu Brendan Gallagher grandir. Je suis allé au match des Giants de Vancouver et pour le voir. J’y allais avec Jordan Bellerive parce que son frère Matt a joué pour cette l’équipe. C’était amusant de le regarder. Son niveau de compétition est incroyable. »

Stapley n’était pas inconnu de la direction des Canadiens lorsqu’ils ont appelé son nom en juin dernier.

Le diplômé de la BCHL a pris part à deux « Combines » au Complexe sportif Bell de Brossard avant d’être sélectionné pour lors de sa deuxième année d’admissibilité.

Et finalement, être sélectionné une année plus tard ne l’a pas affecté.

« C’était la même chose lors du repêchage Bantam de la WHL. J’ai toujours vu cela comme un marathon, pas un sprint. C’est une citation que mon entraîneur de hockey de printemps utilise toujours », confie Stapley. « Je n’ai jamais été vraiment inquiet. Je pense que je peux aussi y trouver un peu plus de motivation pour me pousser encore plus fort. »

S’adapter à un nouveau rôle

Alors que Stapley s’épanouit au centre des Pionniers, il est encore relativement nouveau dans cette position.

Il n’y a pas si longtemps, il jouait encore à l’aile droite avec les Vipers de Vernon.

« Je me suis converti après ma saison de 16 ans à Vernon, alors que je débutais ma deuxième année là-bas. Mon entraîneur Mark Ferner a amené Jerred Smithson [ancien joueur de la LNH]. Il était notre entraîneur-chef adjoint et il a vraiment aidé mon jeu au niveau des mises au jeu », a déclaré Stapley, qui a remporté 54 % de ses mises au jeu cette année. « Maintenant, je suis entouré par des gars comme [l’ancien joueur de la LNH] Steven Reinprecht à Denver. C’était aussi un grand joueur de centre. Les gars comme ça ont tellement de connaissances… Je déteste perdre des mises au jeu. Je pense que lorsque je joue et que je gagne mes mises au jeu, j’ai beaucoup plus de confiance en moi. C’est une grande partie de mon jeu. »

Alors, à quel type de centre Stapley se compare-t-il ?

« J’aimerais être un joueur qui joue sur deux cents pieds et sur lequel on peut compter beaucoup dans la zone défensive ainsi que dans la zone offensive », a déclaré Stapley, qui a été nommé recrue de la semaine du NCHC le 12 novembre. « Je suis un attaquant qui distribue la rondelle d’abord. Je dirais que j’ai un bon QI de hockey, une bonne vision sur la glace et la capacité de reconnaître quand j’ai le temps et l’espace pour alimenter mes coéquipiers. »

La recrue des Canadiens aime clairement être un fabricant de jeu. Ses neuf mentions d’aide le place au premier rang de l’équipe à ce chapitre.

« C’est quelque chose que j’aime le plus dans ce sport. J’ai toujours été un passeur, je suppose. Mes coéquipiers ont récemment plaisanté en disant que je ne fais que passer la rondelle », explique Stapley. « J’adore vraiment distribuer la rondelle. C’est une position dans laquelle j’ai grandi au fil des ans. »

L’importance des études

Quand le moment est venu pour Stapley de s’engager dans un programme collégial, Denver était son premier choix pour des raisons autres que le hockey. L’aspect académique a joué un rôle dans la décision.

Il est actuellement inscrit au Daniels College of Business et il envisage de concentrer ses études sur l’immobilier.

« Mes deux parents sont des courtiers en hypothèques et mon père est également un agent immobilier », a expliqué Stapley. « J’ai appris d’eux en grandissant. »

En plus de ses cours de base, le jeune attaquant suit également un cours de français pour répondre à ses besoins en langues étrangères.

« Lors de mon développement au hockey mineur, j’ai toujours été un peu en retard. Il me fallait une année supplémentaire pour grandir et me développer, alors aller à Denver était la meilleure option pour moi, car tu peux jouer quatre ans si tu le souhaites », a conclu Stapley. « Je veux juste continuer à progresser et à m’améliorer ici et sur la glace, et à continuer à faire de mon mieux aussi dans mes études. »

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Olivier Beauregard

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