PARTI QUÉBÉCOIS

DÉBUT DE SESSION SOUS LE SIGNE DE LA DISCORDE

La rentrée parlementaire du Parti québécois a été éclipsée par des dissensions internes, hier. La candidate à la direction Martine Ouellet a critiqué le chef par intérim Sylvain Gaudreault, avant d’être elle-même prise à partie en plein Salon bleu pour une publication pour le moins inusitée « Je suis Option nationale » sur son fil Twitter.

— Avec la collaboration de Tommy Chouinard

« Je suis Option nationale »

La période des questions était sur le point de commencer lorsque la phrase « Je suis Option nationale » est apparue sur le fil Twitter de Martine Ouellet. Le message a rapidement été effacé, et la députée de Vachon a quitté le Salon bleu pour quelques minutes. À son retour, elle a été prise à partie – en plein débat – par le whip du PQ, Stéphane Bergeron. La candidate à la direction, qui avait critiqué le chef par intérim Sylvain Gaudreault et « l’establishment » du parti quelques heures plus tôt, a précisé sur Twitter que son compte avait été « piraté ».

Gaudreault critiqué

En matinée, la candidate à la direction a critiqué le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, en l’accusant de s’ingérer dans la course et de « restreindre » sa liberté de parole. La Presse a révélé la semaine dernière que M. Gaudreault l’a rappelée à l’ordre lors d’une réunion du caucus. Il lui a reproché d’avoir participé à une conférence de presse avec la députée solidaire Manon Massé et d’avoir qualifié ses collègues de « provincialistes ». « C’est inacceptable cette ingérence dans la course à la chefferie », a dénoncé Mme Ouellet.

Vidéo controversée

Une publicité qui devait vanter la qualité de l’équipe parlementaire péquiste a plutôt mis en relief ses divisions. Mme Ouellet a révélé avoir refusé de prendre part à l’enregistrement parce qu’elle voulait dire « Je suis indépendantiste » plutôt que « Je suis Parti québécois ». Sylvain Gaudreault s’est gardé de lancer la pierre à la députée de Vachon, qu’il a qualifiée d’« excellente travailleuse d’équipe ». « Chaque candidat a droit de faire ses déclarations en fonction de sa stratégie de campagne, puis je ne veux pas commencer à juger d’une stratégie de campagne d’un candidat ou d’une candidate », a-t-il dit.

Volte-face de Lisée

Jean-François Lisée a reconnu hier qu’Adil Charkaoui n’appuie pas Alexandre Cloutier, contrairement à ce qu’il avait écrit sur sa page Facebook vendredi. Mais il refuse toujours de s’excuser pour ses commentaires. Le député de Rosemont a reconnu avoir mal choisi ses mots en écrivant que le prédicateur controversé « appuie » son principal rival dans la course. « « J’ai compris que dans le sens général, ce n’est pas un appui, mais il a dit du bien de [M. Cloutier], a expliqué M. Lisée. Alors si c’était à refaire, je dirais qu’il a dit du bien de [M. Cloutier]. »

— Avec la collaboration de Tommy Chouinard

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