Poésie

L’été en strophes

Le recueil
Le pays volant
Daphnée Azoulay
Les herbes rouges, 2018
68 pages

Durant l’été, cet espace est réservé à plusieurs vers, quelques strophes, un poème court. La poésie peut tout dire, tout le temps, de plusieurs façons. L’été, elle sait être arborescente, lumineuse et ludique.

L’extrait

Roches synchronisées

Bois creusé

Au parterre fragile

On doit se mesurer

Me laisser courir

Le terrain commence à tomber

À inonder les montagnes

Le soleil dangereux partout nous accompagne

Essai de la nature

L’inconscient est au courant

La poète

Daphnée Azoulay

Née à Montréal, Daphnée Azoulay a publié trois recueils de poésie aux Herbes rouges. Son tout premier, Trop près de la nuit, a été finaliste au prix Émile-Nelligan 2005. Son deuxième recueil s’intitule Marbre

Quelle poésie aimez-vous lire l’été ?

« Je plonge pour la première fois dans la poésie de H.D. Longfellow, juste après avoir terminé la relecture de Leaves of Grass de Whitman et celle de Walden de Thoreau. Les ballades de Longfellow, souvent très narratives, sont pleines de douceur et de mélancolie. Je lis aussi des poèmes du Péruvien César Vallejo, plus crus, tragiques, innovateurs, aux libertés surréalistes : “J’aime la vie énormément/mais, bien sûr,/avec ma mort bien-aimée et mon café/à regarder les marronniers touffus de Paris/et disant :/Voici un œil, un autre ; un front, un autre…Et je répète :/Tant de vie et je pousse toujours la chanson !/Tant d’années et toujours, toujours, toujours !”* »

* Poésie complète 1919-1937, traduit par Nicole Réda-Euvremer, Paris, Flammarion, coll. « Poésie », 2009

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