Banques

La BMO souhaite mesurer la qualité des emplois créés

Une plus grande importance doit être accordée à la qualité de la croissance économique, selon le grand patron de la Banque de Montréal.

« Le premier vendredi de chaque mois, toute une industrie se consacre à estimer le nombre d’emplois créés au cours du mois précédent. Nous devrions porter autant d’attention à la qualité de ces emplois que nous le faisons pour déterminer combien d’entre eux ont été comblés », a dit Darryl White, hier, au cours d’une allocution prononcée devant le Cercle canadien de Montréal, au centre-ville de la métropole.

Appelé à préciser sa pensée en marge de l’évènement, il a indiqué que s’il était possible de mesurer la qualité des emplois créés, pas seulement les compter, il deviendrait alors possible de les mettre en relation avec les besoins.

« On travaille sur la création d’un tel indicateur, mais on ne fait que commencer. Ça prendra un certain temps encore », dit-il.

« Un emploi n’est pas nécessairement de meilleure qualité parce qu’il est technique ou parce qu’il est lié à la science des données. Un emploi est de qualité lorsqu’il répond à un besoin criant dans la société. Ça peut être un métier dans le domaine de la construction, par exemple. Créer des emplois est bien, mais créer des emplois où il y a un besoin marquant permet de créer un équilibre entre l’offre et la demande », explique le banquier montréalais de 47 ans.

« Il y a cinq ans, nous savions déjà que les métiers spécialisés comme les électriciens, les plombiers et les mécaniciens allaient être en forte demande maintenant, mais comment utilisons-nous cette information pour aider les enfants à faire des choix éclairés ? », a-t-il notamment demandé aux gens d’affaires présents dans la salle.

Mouvements populistes et réseaux sociaux

Le discours de Darryl White portait sur les occasions d’agir pour le bien commun qui s’offrent à ceux qui poursuivent des carrières dans les affaires, et la nécessité de promouvoir une croissance économique durable, inclusive et largement répartie.

Celui qui vient de terminer sa première année à la tête de la quatrième banque en importance au pays a profité de sa tribune pour dénoncer la montée des mouvements populistes alliée à celle des médias sociaux. « Pour prospérer et grandir en tant que société, nos points de vue doivent constamment être remis en question. Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de passer plus de temps avec plus de gens en désaccord avec nous. La similarité finit par mener à l’ignorance, tandis que la diversité de pensée engendre l’innovation. »

Darryl White soutient que le monde des affaires a la responsabilité de faire connaître sa contribution au bien commun. « L’impact positif que nous avons ne se poursuivra que si nous amenons les jeunes à prendre le relais et à faire réussir le prochain CN ou Saputo. »

Revue boursière

Les marchés en ordre dispersé

Wall Street a clôturé la séance en ordre dispersé, hier, à la veille des élections américaines de mi-mandat, les investisseurs, prudents, délaissant les valeurs technologiques au profit d’entreprises réputées moins volatiles. L’indice Dow Jones a pris 0,76 % et le NASDAQ, à forte coloration technologique, a perdu 0,4 %.

Telus

Une cinquantaine d’offres de départ

Une cinquantaine d’employés de Telus dans plusieurs régions du Québec ont reçu une offre de départ, depuis quelques jours, ce qui inquiète les syndicats. La section locale 5144 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, qui les représente, souligne qu’il s’agit d’emplois professionnels, bien rémunérés, aux finances, en génie, dans les ventes et le marketing. En entrevue avec La Presse canadienne hier, le président du syndicat, Brian Leclerc, s’est dit d’autant plus irrité qu’il ne s’agit pas de la première vague d’offres de départ. Il y en a eu d’autres depuis le début de l’année 2015.

— La Presse canadienne

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.