Climat

+ 0,69 °C

Octobre 2019 a été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré sur la planète, selon le service européen Copernicus sur les changements climatiques. La température a été de 0,69 °C au-dessus de la température moyenne de la période de référence 1981-2010. C’est le cinquième mois de suite battant un record ou s’en approchant. (AFP)

Irak

Encore des morts et internet de nouveau coupé

De nouveaux morts, des affrontements aux abords de bâtiments officiels à Bagdad ou du principal port du pays et la coupure d’internet faisaient redouter mardi que l’Irak, théâtre d’un mouvement réclamant « la chute du régime », ne plonge dans le chaos. Depuis le début, le 1er octobre, de ce mouvement spontané, plus de 270 personnes – en majorité des manifestants – ont été tuées, selon un bilan compilé par l’AFP. Les autorités ont proposé réformes sociales et élections anticipées, et une commission chargée de rédiger des amendements constitutionnels a commencé ses travaux mardi. Mais les manifestants réclament le départ de tous les responsables et un nouveau système politique. Les contestataires affluaient toujours mardi à Bagdad, assurant « ne pas avoir peur », après qu’au moins 10 manifestants eurent été tués par les forces de l’ordre en 36 heures, selon des sources médicales. Dans plusieurs villes du Sud, les administrations sont à l’arrêt en raison d’un mouvement de désobéissance civile. — Agence France-Presse

Brésil

Des pêcheurs englués dans la marée noire

Depuis début septembre, des centaines de plages paradisiaques du nord-est du Brésil ont été jonchées de galettes d’hydrocarbure, et le pétrole s’est aussi incrusté dans les coraux et la mangrove. Des Brésiliens tentent désormais tant bien que mal de nettoyer la mangrove près de l’embouchure de la rivière Massangana, à côté de Cabo de Santo Agostinho, à 30 km de Recife, dans l’État du Pernambouc. C’est dans l'écosystème très fragile à la biodiversité exceptionnelle que se reproduisent un grand nombre d’espèces de crustacés et de poissons. La marée noire a atteint Cabo de Santo Agostinho il y a une dizaine de jours, et la plage a vite été nettoyée grâce à la forte mobilisation de bénévoles. Mais dans la mangrove, plus difficile d’accès, la végétation dont raffolent les crabes, petits poissons et autres fruits de mer reste en grande partie souillée. La pêche a été suspendue, y compris dans les endroits où aucune trace de pétrole n’a été décelée, en raison de craintes de contamination de l’eau de mer. « Nous n’avons toujours pas obtenu de réponse concrète de la part d’un scientifique qui prouverait que l’eau est vraiment contaminée », explique Sandra Lima, présidente d’une association qui regroupe près de 1500 pêcheurs, dans le quartier de Brasilia Teimosa, à Recife. — Agence France-Presse

Yémen

Signature d’un accord de partage du pouvoir dans le sud

Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a signé mardi, à Riyad, un accord de partage du pouvoir avec les séparatistes pour mettre fin à un conflit dans le sud du Yémen, pays dévasté par une guerre aux fronts multiples. Ce conflit, qui a vu les séparatistes prendre le contrôle d’Aden, la grande ville du sud déclarée capitale « provisoire » par le gouvernement, a détourné la coalition menée par l’Arabie saoudite de son combat contre les Houthis, rebelles venus du nord du Yémen qui se sont emparés de la capitale Sanaa et de larges pans du territoire. « Cet accord va ouvrir une nouvelle période de stabilité au Yémen. L’Arabie saoudite se tient à vos côtés », a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane durant la cérémonie de signature, retransmise à la télévision. « C’est un jour de joie pour l’Arabie saoudite lorsqu’elle voit les Yéménites réunis », a-t-il ajouté. Les affrontements entre les séparatistes et les forces loyalistes, en principe alliés dans la guerre contre les Houthis, ont fait craindre un éclatement du pays. — Agence France-Presse

Chili

Le président exclut de démissionner

Il reconnaît qu’il est « responsable d’une partie » des « problèmes qui se sont accumulés depuis 30 ans » mais exclut de démissionner : en cette troisième semaine de contestation au Chili, le président Sebastián Piñera se dit ouvert à la discussion et n’écarte pas une réforme de la Constitution. Dix-huit jours après le début d’une fronde sociale inédite qui a fait 20 morts dans ce pays considéré jusqu’à récemment comme un des plus stables d’Amérique latine, la mobilisation ne faiblit pas. Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus lundi dans les rues, donnant lieu à de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Cible de nombreuses critiques, le chef de l’État, qui gardait le silence depuis plusieurs jours, a balayé l’éventualité d’une démission, que réclament de nombreux opposants. « J’irai jusqu’à la fin de mon mandat. J’ai été élu démocratiquement, par une large majorité de Chiliens, j’ai un devoir et un engagement envers mes électeurs et envers tous les Chiliens », a affirmé Sebastián Piñera, interrogé par la BBC.

— Agence France-Presse

Nucléaire

L’Iran relance des activités d’enrichissement d’uranium gelées

L’Iran a réduit un peu plus mardi ses engagements internationaux en matière nucléaire en annonçant la relance, dans une usine souterraine, d’activités d’enrichissement d’uranium jusque-là gelées.

La mesure, dévoilée par le président Hassan Rohani, survient au lendemain de l’expiration d’un délai donné par Téhéran à ses partenaires de l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 pour que ceux-ci l’aident à contourner les conséquences du retrait des États-Unis de ce pacte en 2018.

Elle marque la quatrième phase du plan de réduction des engagements iraniens lancé en mai en riposte au retrait unilatéral américain.

Par cette politique, Téhéran entend faire pression sur ses partenaires encore parties à l’accord (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) pour qu’ils l’aident à contourner les sanctions rétablies par Washington après sa sortie du pacte, et qui asphyxient son économie.

Disant « comprendre les inquiétudes » de Téhéran face aux sanctions, le Kremlin a dit « observer avec préoccupation le développement de la situation ».

Paris, Londres et l’Union européenne (UE) ont appelé Téhéran à revenir sur sa décision qui, selon le ministère des Affaires étrangères de la France, va « à l’encontre de l’accord » de Vienne.

Les activités d’enrichissement d’uranium « contreviennent clairement à l’accord et posent un risque pour notre sécurité nationale », a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Dominic Raab.

À la tête de la diplomatie européenne, Federica Mogherini a exhorté l’Iran « à ne pas prendre de nouvelles mesures qui mineraient davantage » ce pacte et rendraient encore « plus difficile » son sauvetage.

Mesures « réversibles »

Selon M. Rohani, l’Iran va reprendre les activités d’enrichissement d’uranium de son usine souterraine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran) qu’il avait gelées en vertu de l’accord de Vienne.

Conformément à ce texte, l’Iran dispose à Fordo de 1044 centrifugeuses de première génération IR-1 qui tournent à vide ou sont à l’arrêt.

« À partir de [mercredi], nous commencerons à injecter du gaz [hexafluorure d’uranium] à Fordo », a-t-il ajouté, faisant référence au procédé utilisé pour produire de l’uranium enrichi en isotope 235 à partir de ces machines.

M. Rohani a précisé que toutes les activités nucléaires de l’Iran restent sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’Iran est soumis au régime d’inspection le plus strict jamais mis en place par cet organe de l’ONU.

— Agence France-Presse

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