Éliminatoires de la NFL

Entrée en scène de Jackson et Mahomes

Lors du premier tour des éliminatoires de la NFL, ce sont Tom Brady et Drew Brees qui ont retenu l’attention.

Les deux légendaires quarts-arrières ont toutefois subi l’élimination, et ce sont maintenant les meilleurs jeunes passeurs du circuit et deux quarts dont on ne parle pas suffisamment qui monopoliseront l’attention. Afin de mettre la table pour le deuxième tour, on analyse les forces en présence des quatre matchs au calendrier ce week-end.

Vikings du Minnesota c. 49ers de San Francisco

Samedi, 16 h 35

La pression sur Kirk Cousins a diminué d’un cran à la suite de sa victoire à La Nouvelle-Orléans, mais c’est d’abord et avant tout grâce au jeu de leur défense que les Vikings ont surpris les Saints.

Une semaine après avoir brillamment relevé le défi d’arrêter Drew Brees et le jeu aérien des Saints, les Vikings devront cette fois contenir l’excellent jeu au sol des 49ers. Les secondeurs Anthony Barr et Eric Kendricks, qui ont une bonne combinaison de vitesse et de robustesse, devront être au sommet de leur forme face aux courses de zone des Niners.

L’autre priorité de la défense de Mike Zimmer sera de couvrir George Kittle du mieux qu’elle le pourra. Le demi de sûreté Harrison Smith devrait avoir son mot à dire dans le type de match que connaîtra Kittle, qui a un impact similaire à celui qu’avait Rob Gronkowski au poste d’ailier rapproché avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

Kyle Shanahan est peut-être le meilleur entraîneur offensif de la NFL en ce moment et il aura sûrement trouvé des façons originales d’attaquer la défense des Vikings, l’une des plus équilibrées et talentueuses du football américain. À moins que Jimmy Garoppolo ne s’écrase à son premier match éliminatoire en carrière, les Niners devraient donc marquer une vingtaine de points au minimum.

En face, Cousins et sa ligne offensive en auront plein les bras contre la défense des 49ers. Les Vikings devront probablement miser sur la réussite de quelques longs jeux de la part de leurs joueurs étoiles Dalvin Cook, Adam Thielen et Stephon Diggs afin de pouvoir causer une deuxième surprise en moins d’une semaine.

Titans du Tennessee c. Ravens de Baltimore

Samedi, 20 h 15

Derrick Henry devrait avoir beaucoup plus de difficulté à empiler les verges contre le front défensif des Ravens qu’il n’en a eu, samedi dernier, en Nouvelle-Angleterre. Brandon Williams et Michael Pierce pèsent presque 700 livres à eux deux et n’ont pas leur égal comme duo de plaqueurs lorsque la mission est d’arrêter la course.

Ce qui compliquera encore plus la tâche de Henry c’est que les Ravens pourront positionner les effectifs nécessaires près de la ligne d’engagement afin de l’arrêter grâce à la qualité de leurs demis de coin Marcus Peters, Marlon Humphrey et Jimmy Smith. Ces trois joueurs sont assez bons en couverture pour n’avoir besoin d’aucune aide ou à peu près pas des demis de sûreté.

Ajoutez Earl Thomas, Brandon Carr et Anthony Averett et vous vous retrouvez avec la meilleure tertiaire de la NFL sans l’ombre d’un doute. Ryan Tannehill et l’attaque des Titans devront travailler fort pour chaque point qu’ils inscriront.

Il sera donc impératif que la défense des Titans parvienne à tenir son bout face à Lamar Jackson et l’attaque atypique des Ravens. À première vue, le demi de coin Logan Ryan a le profil pour arrêter Willie Snead, et Adoree’ Jackson celui pour avoir du succès contre Marquise Brown. Snead et Brown sont les deux principaux ailiers espacés des Ravens.

Ce qui laisse les ailiers rapprochés, le jeu au sol et, bien sûr, le dangereux Jackson, qui sera presque assurément nommé joueur par excellence de la ligue dans trois semaines. L’assiette des Titans est bien remplie, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mais si l’entraîneur-chef Mike Vrabel a le bon plan de match et que son équipe prend de l’avance tôt dans le match et remporte la bataille des revirements, ça pourrait être plus compliqué qu’on ne le pense pour les Ravens, qui ont eu la meilleure fiche du circuit en saison (14-2). Mais ça fait beaucoup de si…

Texans de Houston c. Chiefs de Kansas City

Dimanche, 15 h 05

Des huit équipes toujours en vie, la plus fragile est celle de Bill O’Brien. Les Texans sont même chanceux d’être venus à bout des Bills de Buffalo au premier tour.

La commande des Texans sera nettement plus grosse, dimanche après-midi. Les Chiefs ont atteint leur vitesse de croisière au moment idéal et leur formation est en santé. À l’exception du demi de sûreté recrue Juan Thornhill, qui ratera le reste de la saison en raison d’une blessure à un genou, tous les partants des Chiefs devraient être au rendez-vous.

Les Texans devront obtenir une excellente performance de Deshaun Watson et de DeAndre Hopkins afin d’atteindre la finale de l’Américaine pour la toute première fois de leur histoire. Au moment d’écrire ces lignes, on ne savait toujours pas si Will Fuller serait en mesure de revenir au jeu. Le receveur numéro deux des Texans est gêné par une blessure à l’aine et n’a pas affronté les Bills.

Steve Spagnuolo a fait un travail remarquable à sa première saison comme coordonnateur défensif des Chiefs. Son unité s’est constamment améliorée et ne représente plus une faiblesse. Spagnuolo aura sûrement dessiné quelques jeux pour profiter de la vulnérabilité de la ligne offensive des Texans.

Watson et les Texans devront fort probablement marquer une trentaine de points afin de pouvoir espérer éliminer les Chiefs. Patrick Mahomes peut compter sur tout son arsenal et, contre une défense qui est correcte sans plus, il devrait connaître une bonne journée au bureau. Les Texans peuvent au moins s’encourager du fait qu’ils ont gagné à l’Arrowhead Stadium, 31-24, le 13 octobre.

Seahawks de Seattle c. Packers de Green Bay

Dimanche, 18 h 40

On a beaucoup parlé des jeunes quarts Lamar Jackson, Patrick Mahomes et Deshaun Watson depuis un an et avec raison. La semaine dernière, ce sont Drew Brees et Tom Brady qui étaient au premier plan lors du premier tour des éliminatoires.

Mais si vous aviez à gagner un match sans lendemain aujourd’hui, ne choisiriez-vous pas Russell Wilson ou Aaron Rodgers comme quart-arrière ?

Wilson et Rodgers se retrouveront dans les éliminatoires pour la deuxième fois de leur carrière. Il y a cinq ans, les Seahawks avaient effacé un retard de 0-16 pour finalement l’emporter en prolongation, 28-22, et obtenir leur place au Super Bowl pour la deuxième année de suite.

Curieusement, Rodgers et Wilson en avaient arraché lors du match en question, disputé à Seattle. Le premier avait fini sa journée avec seulement 178 verges de gains et deux interceptions. La partie avait été encore plus difficile pour Wilson, qui avait été victime de quatre interceptions et qui avait complété moins de 50 % de ses passes (14 en 29).

La défense des Seahawks a justement ressemblé à l’unité dominante qu’elle formait il y a cinq ans lors de sa victoire de dimanche dernier à Philadelphie. Sauf que les Eagles ne jouaient pas à forces égales en raison de tous leurs blessés. On aura une bien meilleure idée de la force de l’unité dimanche, d’autant que les Packers auront eu deux semaines pour fignoler leur plan de match.

Wilson devra encore une fois composer avec une ligne offensive qui peine en protection de passe, ce qui pourrait être un problème majeur contre Za’Darius Smith (13,5 sacs), Preston Smith (12 sacs) et Kenny Clark (6 sacs). Marshawn Lynch et le jeu au sol devront être productifs tôt dans le match afin de garder la défense des Packers honnête.

Les matchs du deuxième tour des éliminatoires sont souvent à sens unique dans la NFL. En plus d’être quatre des meilleures du circuit, les équipes qui jouent à domicile sont bien reposées grâce à leur congé au premier tour.

Mais la dernière rencontre du week-end devrait normalement nous offrir un spectacle des plus relevés alors qu’elle mettra aux prises deux quarts-arrières à leur apogée, dont on ne parle probablement pas assez depuis quelques mois.

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